À propos de ma galerie « French captions »
La perversité m’intéresse, me fascine peut-être plus que la pornographie, cela m’excite et j’aime bien cette fièvre sexuelle qui s’empare de moi lorsque je récupère des photos et que je leur trouve une légende adaptée. Je me dois de clarifier ce que j’entends par « perversions », il s’agit de conduites considérées comme « déviantes », «transgressives» par rapport aux règles et croyances morales de notre société. Par exemple, est pervers tout ce qui vise au seul plaisir sexuel en délaissant complètement la procréation, c’est une transgression par rapport à la religion catholique. Est considéré comme pervers tout ce qui pousse une personne à la recherche de la jouissance sexuelle à tout prix ; si cette recherche est telle que la personne va multiplier les partenaires, les aventures, être infidèle à son compagnon, délaisser sa famille, son travail… c’est pervers ! Le candaulisme est un bel exemple…
J’essaie de choisir sur Internet des photographies, des images qui présentent au moins une amorce de situation perverse. Je pars à la chasse à la « bonne image », celle qui m’inspire, c’est un jeu passionnant. Ensuite, la seconde partie du jeu consiste à compléter la photo par une légende, une « caption », qui va mettre en évidence la perversité de la situation ou mieux encore, la créer. La légende constitue un excellent moyen de rendre une photo plus vivante, plus attrayante, plus excitante, de l’insérer dans un récit, histoire que je ne raconte pas complètement à l’internaute, à lui de se constituer le récit suggéré. J’essaie de faire travailler l’imagination de l’internaute. Le « caption » qui accompagne une photo est le moyen de faire passer des émotions, des sentiments, d’exciter l’internaute !
Tout l’intérêt de trouver des photos sans légendes, c’est que la photographie a aussi sa propre histoire que j’essaie de révéler dans une légende que j’écris, enfin l’histoire que je devine, que j’invente ! Parfois, les évènements qui ont précédé ou qui suivent la photo peuvent être excitants ou surprenants. En prenant le visiteur comme complice, j’installe une certaine intimité avec l’auteur de la photo, mais plus encore avec moi.
J’essaie de donner à mes visiteurs la possibilité de découvrir l’anecdote qui se cache derrière une photo. Je sollicite leur imagination et je satisfais leur curiosité en leur donnant à voir quelque chose d’invisible, un élément qui ne figure pas sur la photo ou qui n’est pas évident à distinguer.
Bien sûr, il ne s’agit pas d’écrire un roman en guise de légende, mais il est toujours possible de faire passer des messages forts en direction du lecteur. La photo prend alors une tout autre dimension, une photo très banale peut acquérir sa propre histoire et devenir très excitante, infiniment plus que sans légende.
Le genre de la « photo légendée », du « caption » consiste à présenter une photo avec un texte de taille raisonnable, et par raisonnable, je veux dire très réduite. Plus c’est court et percutant, mieux c’est ! Une légende doit ancrer l’image. Sans légende, une image est polysémique. À moi de donner le sens que je veux suggérer, sans ambigüité et avec un texte le plus court possible. Il faut que ça saute aux yeux en une fraction de seconde. De la même manière que la photo se découvre très vite, il faut que le texte se lise très rapidement, les « tartines » sont à proscrire. C’est une partie de la difficulté, et donc de l’intérêt de l’élaboration des « captions ». Même lorsqu'elle est autonome, une photo présentée pour elle-même reste dans un rapport de dépendance avec le texte, sous forme de légende, de titre ou de slogan. Le texte a pour fonction d'accompagner l'image et de réduire sa polysémie en permettant à celui qui regarde l'image de répondre à la question : qu'est-ce que c'est ? De quoi s’agit-il ?
Le texte reste en position de force par rapport à l'image puisqu'il peut en changer le sens. Non que l'image puisse signifier n'importe quoi, mais sa polysémie ouvre la porte à différentes interprétations parmi lesquelles seul le texte permet de trancher. Le texte peut aussi apporter ce qu'à elle seule l'image ne dit pas : ajouter une voix, un bruit, un commentaire. Il a une fonction de relais : il apporte des informations que l'image ne peut donner. Il relaye l'image, la complète pour donner à l’internaute ces informations.
Une image sans « caption » est toute nue, en écrivant une légende, je lui apporte une valeur ajoutée certaine.
J’essaie de choisir sur Internet des photographies, des images qui présentent au moins une amorce de situation perverse. Je pars à la chasse à la « bonne image », celle qui m’inspire, c’est un jeu passionnant. Ensuite, la seconde partie du jeu consiste à compléter la photo par une légende, une « caption », qui va mettre en évidence la perversité de la situation ou mieux encore, la créer. La légende constitue un excellent moyen de rendre une photo plus vivante, plus attrayante, plus excitante, de l’insérer dans un récit, histoire que je ne raconte pas complètement à l’internaute, à lui de se constituer le récit suggéré. J’essaie de faire travailler l’imagination de l’internaute. Le « caption » qui accompagne une photo est le moyen de faire passer des émotions, des sentiments, d’exciter l’internaute !
Tout l’intérêt de trouver des photos sans légendes, c’est que la photographie a aussi sa propre histoire que j’essaie de révéler dans une légende que j’écris, enfin l’histoire que je devine, que j’invente ! Parfois, les évènements qui ont précédé ou qui suivent la photo peuvent être excitants ou surprenants. En prenant le visiteur comme complice, j’installe une certaine intimité avec l’auteur de la photo, mais plus encore avec moi.
J’essaie de donner à mes visiteurs la possibilité de découvrir l’anecdote qui se cache derrière une photo. Je sollicite leur imagination et je satisfais leur curiosité en leur donnant à voir quelque chose d’invisible, un élément qui ne figure pas sur la photo ou qui n’est pas évident à distinguer.
Bien sûr, il ne s’agit pas d’écrire un roman en guise de légende, mais il est toujours possible de faire passer des messages forts en direction du lecteur. La photo prend alors une tout autre dimension, une photo très banale peut acquérir sa propre histoire et devenir très excitante, infiniment plus que sans légende.
Le genre de la « photo légendée », du « caption » consiste à présenter une photo avec un texte de taille raisonnable, et par raisonnable, je veux dire très réduite. Plus c’est court et percutant, mieux c’est ! Une légende doit ancrer l’image. Sans légende, une image est polysémique. À moi de donner le sens que je veux suggérer, sans ambigüité et avec un texte le plus court possible. Il faut que ça saute aux yeux en une fraction de seconde. De la même manière que la photo se découvre très vite, il faut que le texte se lise très rapidement, les « tartines » sont à proscrire. C’est une partie de la difficulté, et donc de l’intérêt de l’élaboration des « captions ». Même lorsqu'elle est autonome, une photo présentée pour elle-même reste dans un rapport de dépendance avec le texte, sous forme de légende, de titre ou de slogan. Le texte a pour fonction d'accompagner l'image et de réduire sa polysémie en permettant à celui qui regarde l'image de répondre à la question : qu'est-ce que c'est ? De quoi s’agit-il ?
Le texte reste en position de force par rapport à l'image puisqu'il peut en changer le sens. Non que l'image puisse signifier n'importe quoi, mais sa polysémie ouvre la porte à différentes interprétations parmi lesquelles seul le texte permet de trancher. Le texte peut aussi apporter ce qu'à elle seule l'image ne dit pas : ajouter une voix, un bruit, un commentaire. Il a une fonction de relais : il apporte des informations que l'image ne peut donner. Il relaye l'image, la complète pour donner à l’internaute ces informations.
Une image sans « caption » est toute nue, en écrivant une légende, je lui apporte une valeur ajoutée certaine.
5年前