Changement de vie

Chapitre 2 : L’émotion dicte au cœur.

- Hein, pourquoi ?

- Vous sortez sans manteau par ce froid ?

- Mince, c’est que j’ai renversé mon café et que j’ai changé de pull en vitesse. J'ai oublié d’enfiler mon manteau

- Ok my dear, pas de problème, mais ce pull vous va à ravir. Il vous dessine merveilleusement votre belle poitrine et…

Il n’ose lui en dire davantage, le trouble le gagne déjà. Béatrice retire le fauteuil et referme doucement la portière. Une fois le fauteuil roulant dans l’entrée de l'hôpital, elle se met au volant.

- Si vous le désirez, je vous change vos vitesses. J'ai plus l'habitude que vous de la main gauche !

Le regardant, elle se rend compte que c’est le même bras qui est blessé et rit. John la regarde rire, sourit de voir cette femme, encore si désolée la veille, rire de la sorte, son visage sur le volant entrainer dans ce fou rire. Elle enfile la première et la voiture se met en mouvement. Premier essai, sur le parking, elle débraille et John enfile la seconde vitesse parfaitement synchronisée avec sa conductrice.

- Super. Bon, vous avez une ordonnance je suppose ?

- Oh oui, vous supposez très bien !

- Premier arrêt, la pharmacie, celle de mon quartier devrait faire l’affaire.

- Alors go, my dear. Oh, pour le déjeuner ?

- C’est qu’il nous faut, mais en premier, c’est une canne pour vous déplacer !

- Mince, c’est vrai. Alors pharmacie et après, je vous invite.

- Ça roule ma poule !

- Pardon ?

- Non, c’est une expression qui signifie en avant.

- Oh, comme en voiture Simone ?

- Exact.

Quand elle s’arrête devant son apothicaire, il lui tend ordonnance de John. Le temps qu’elle entre, John est au téléphone avec sa gouvernante qu’il rassure sur son état. Il observe Béatrice recevoir ce qui est sur l’ordonnance tout en discutant avec cette femme. Quand elle arrive tout sourire, John termine sa conversation.

- Alors, déjà, voici votre canne, vous remarquerez qu’elle est pliante et donc pratique pour voyager dans son petit sac. Là, dans ce gros sac, ce sont vos médicaments, pommades, calmant etc. De quoi faire un beau pique-nique.

- Ou une belle crise de foie ! Bon, ce déjeuner, on y va. Je vous donne l’adresse. C’est mon bar, il est à l’angle de l’avenue Henri Dunant et La rue Hornung.

- Je connais, tout près de la cave valaisanne !

- Exactly ! Alors, roulez jeunesses.

Béatrice met les gaz et John tente de synchroniser les changements de vitesse sur la conduite de sa conductrice. Devant le bar, une place de parc se libère : "Le pied" s'extasie John. Béatrice acquiesce et se parc du premier coup. Là, John remarque que les tétons de Béatrice semblent vouloir déchirer son pull dans le froid mordant de la place de Plainpalais. En fait, Béatrice redoute que John ne remarque ses tétons fièrement dressés, son pull frottant ses seins à chaque mouvement et ce froid ne fait qu'accentuer l'effet, ils pointent, dur comme de l’acier. John est troublé par cette vision, d’autant qu’il a aussi remarqué qu’elle ne portait pas de culotte. Enfin, John remarque qu’il est du bon côté pour descendre de voiture sur le trottoir. Béatrice fait rapidement le tour de la voiture pour ouvrir la portière en serrant sa poitrine de son bras valide. Lui tend sa canne dépliée, Béatrice l’aide à s’extraire de la voiture tant bien que mal. Soudain, un employé du bar sort pour leur venir en aide.

- Alors patron, on a fait un vol plané ?

- Arrête Bernard, on est ici pour le constat à l’amiable et un copieux déjeuner et j’ai une faim de loup.

- Ok boss. Bonjour Madame. Je vois qu’il ne vous a pas loupé dans sa chute.

- Bonjour, le problème c’est qu’on ne sait pas qui est fautif d’où un constat nul et non avenu que nous devons faire en rassemblant nos souvenirs.

- Je vois, on marchait tête baissée ou on regardait le ciel.

Béatrice s’empresse d’entrer dans l’établissement pour se mettre au chaud. Quand John arrive comme il peut, le pauvre, Bernard lui tire une chaise, la pousse une fois John assit. Bernard passe la commande du déjeuner pour deux en cuisine pendant qu’il fait deux grands cafés. À table, John semble ne pas savoir comment entamer une discussion avec Béatrice. Elle, elle lui demande s’il souffre. Ça y est, c’est le début d’un dialogue. Alors que les cafés sont servis, Béatrice semble pensive.

- Je me pose une question, comment vous allez faire pour rentrer chez vous, à Londres ?

- Là, je n’en sais encore rien. Pour le moment, vu mon problème, je dois rester ici.

- Mais c’est magnifique. Je vais vous faire économiser l’hôtel.

- Justement, il faut que je vous dise, ce bar est à moi, j’en possède une vingtaine dans le monde comme celui-ci. Et dans chacun, j’ai un petit appartement juste au-dessus du bar.

- Mince, c’est que je pensais vous accueillir chez moi au moins une semaine.

- Mais pas de soucis, si vous y tenez, je vais venir passer quelques jours et vous viendrez après chez moi, dans mon petit nid, ici, au-dessus.

- Ça marche, marché conclu ! (Pourtant, malgré son sourire forcé, Béatrice a le cœur gros)

- Eh bien voilà, aucun problème, que des solutions. Bernard, tu peux demander à Caroline de préparer la chambre d’amis, qu’elle soit propre !

- Pas de problème, boss !

- Ma chère, puis-je vous demander dans quelle branche vous êtes ?

- Dans le secrétariat médical, je travaille dans une permanence avec une dizaine de médecin.

- Ok, je vois, ce doit être passionnant !

- Oui, enfin…si on veut. C’est parfois épuisant d’écouter ces personnes qui se croient malade ou se plaignent de petits bobos comme s’ils allaient en ******.

- Pas rose tous les jours en somme. Et il y a longtemps que vous êtes dans ce métier ?

- J’y ai fait mon apprentissage quand j’avais ********s donc, cela fait près de *******s que j’y travaille. Non, pas tout à fait, j'ai fait un séjour en Inde, dans un dispensaire. Et vous, les bars ?

- Oh moi, j’ai commencé comme magasinier pendant deux ans. Ensuite ce fut le service militaire pendant deux ans dans les Royal Commando de sa majesté. Puis, un tour du monde et enfin, il y a *********, l’achat de ce premier bar sur un coup de tête et me voilà à la tête de cette vingtaine de bar et le tout en une bonne quinzaine d’année, seize exactement.

- Ce qui vous fait trente-deux ans et pas marié ?

- Ben non, des aventures, ça oui. Mais je n’ai pas trouvé celle qui me donnerait des palpitations.

- Moi non plus et ce n’est pas faute d’avoir essayé.

- Parfois, il ne faut pas chercher trop loin ce qu’on peut avoir parfois sous les yeux. Et puis, parfois, ça vient tout seul.

- J’aimerai bien.

John s’aperçoit de la détresse de Béatrice quand elle laisse échapper un très long soupir désabusé. Il pose sa main sur celle de cette femme déçue de sa vie. Elle redresse son visage, il la découvre réellement triste.

- Je suis désolé de vous voir ainsi. Dire que c’est de ma faute.

- Pourquoi de votre faute ?

- Parce que vous vous faisiez une joie de m’accueillir chez vous et je vous ai cassé la baraque et vos espoirs.

- Non, ne vous excusez pas, ce n’est pas très grave. Même si vous venez passer quelques jours ou même quelques heures tout ne sera pas perdu.

- Je vois que vous avez un caractère relativement optimiste.

- Ça, ça dépend des jours.

- J’avais remarqué. Décidément je suis meilleur pour marchander que pour draguer les belles femmes.

- Désolé si je me suis emportée. Cela m’arrive parfois quand je suis un peu fatiguée ou…

- Et votre job n’arrange rien je suppose ?

- Oh non ! Quand je vois une personne qui souffre sans se plaindre et en rire, je me dis que tout n’est pas perdu. Mais ces connards qui se plaignent au moindre petit pet de travers, ils me tuent ! J’aurais aimé les voir dans ce dispensaire en Inde !

John repose sa main sur celle de Béatrice en s’excusant encore et encore. Elle le regarde le trouvant touchant quand il s’excuse. En plus, il est tellement sincère, ce qui trouble davantage Béatrice. Il remarque ce trouble chez cette femme somme toute très belle avec ses petites rondeurs. Il commence à la contempler longuement. Quand elle se lève pour se diriger vers les toilettes, il regarde sa démarche chaloupée avec ses fesses si bien dessinée par le fin tissus, ses hanches étroites, comme si elle portait un corset. Sans s’en rendre compte, il est en train de découvrir une femme simple, sans chichi et il en est tout retourné jusqu'au très fond de son âme. Elle est tout ce qu’il aime chez une femme. Quand elle revient, il peut terminer de reluquer les formes de Béatrice. Il aime cette poitrine qu’il devine belle, un peu lourde pourtant encore très ferme. Ce qu’il voit aussi, c’est ce petit ventre encore bien plat avec ce nombril qui semble le narguer. Pour John, cette femme est celle qu’il recherche depuis tant d’année. Mais le sait-il ? Seulement, il reste un problème pour John, comment faire, comme lui dire ce qu’il ressent depuis ce matin devant l'hôpital. Intérieurement, ça l’énerve de se savoir si gauche avec les femmes.

- Ma chère, vous ne devriez pas laisser votre poitrine sans soutien. Cela déforme votre pull.

- Pardon ?

- Excusez, je me mêle de ce qui ne me regarde pas.

- Non, ce n’est pas ça, je n’ai pas entendu votre remarque, je suis sourde de l’oreille gauche.

- Oups, maladie ?

- Non, l’explosion d’une bombonne de gaz dans un camping.

- Alors, enfin, je ne sais si je dois ou pas.

- Je n’en sais rien j’ai juste compris que vous me disiez que cela déformait mon pull.

- Oui, bon, je vous disais que c’était dommage de laisser votre poitrine sans soutien.

- Essayez donc de fixer un soutien-gorge avec une main. Béatrice sourit, elle le trouve touchant

- Oh ! Effectivement, pardonnez ma stupidité.

- Si vous cessiez de vous excuser pour commencer. J’entends ça tous les jours au boulot, tant chez les patients que chez les toubibs ou les assistants.

- Je m’ex… je ne dis plus rien, je vais encore me ridiculiser.

- Non, pas du tout. Vous êtes si touchant quand vous vous excusez, c’est si sincère quand ça sort de votre bouche.

- Merci. Je dois dire que compliment pour compliment, je vous trouve très séduisante.

- Non, je suis trop ronde du postérieur, mon ventre n’est plus très plat.

- Non ne dites pas ça, ne changez rien, surtout pas. Restez tel que vous êtes. J’aime… humm

- Merci, mais vous ne me dites pas ça pour me faire plaisir.

- Écoutez, avec Bernard, nous avons pratiquement les mêmes gouts et il me l’a confirmé en vous voyant vous dirigiez vers les toilettes. Je sais ce n’est pas très romantique dit comme ça. Mais je suis un véritable danger public quand je parle aux femmes. En fait, je crois que je ne sais pas vous parler à vous, les femmes.

- C’est gentil, j’apprécie de la part d’un propriétaire de bars. Votre aveu me touche. C’est rare une personne qui sait reconnaitre ses faiblesses. C’est que vous devez en voir défiler dans vos bars ?

- Et pas que des moches, enfin, ce sont surtout des femmes qui se la pète, accrochée au bras d'un homme friqué, des pimbêches à la bouche pleine de botoxe ou de ces vieilles de la hautes avec une bouche en cul de poule, complètement refaite pour paraitre jeune et tout ce qui va avec. Alors pour une fois que je vois une femme si naturelle, si spontanée et qui n’hésite pas à aider un parfait inconnu, permettez, ma chère Béatrice, de vous dire que vous êtes belle et même très belle. J’aime les femmes simples, sans chichi. De plus, vous n’hésitez pas à me reprendre quand je dis une énormité et j’apprécie cette franchise. Alors, s’il vous plait Béatrice, ne changez rien, ni votre façon de parler et encore moins votre physique. Punaise, j’ai dit tout ça, moi ?

- Ben boss, c’est bien la première fois que je vous vois dans cet état.

- Va travailler Bernard, ne me cherches pas. (John est fâché par l’intervention particulièrement déplacée de Bernard.)
発行者 charime
5年前
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