Changement de vie
Chapitre 3 : Angleterre prépare notre arrivée
Béatrice n’arrive plus à parler, c’est qu’il y a bien longtemps que personne ne lui a fait de tels compliments. Elle sent ses joues devenir rouge et cette bouffée de chaleur qui envahit son corps tout entier. Et ça, John le remarque. Du coup, il rougit de la savoir émue par ses propos. Le déjeuner se termine et John ne sait pas comment faire. De son côté, Béatrice parvient à se ressaisir quelque peu.
- Bon, on y va ?
- Je vous attends Béatrice.
- Permettez que je vous aide. Et merde, tu me permets de t’aider ?
- Avec plaisir Béatrice, avec plaisir. Laisse Bernard, c’est pour moi.
- Ok boss, besoin d’aide ?
- Non, merci, ça ira !
Près de la voiture, dans le froid glaciale, Béatrice se dépêche de lui ouvrir la portière. Elle tend la main à John, il s’arrête net et la fixe. Béatrice est à nouveau terriblement troublée en le voyant la fixer. Puis, John se place contre la voiture, regarde Béatrice et lui embrasse sa joue, un baiser long.
- Merci pour cet accident, merci d’être ce que tu es et merci encore pour tout le reste !
Il pénètre dans la voiture, plie sa canne. Béatrice n’a pas encore bougé, le regard perdu, des milliers de pensées qui se bousculent dans sa tête. Soudain, elle réalise que son passager est déjà installé. Elle referme la porte avec délicatesse. Une fois derrière son volant, elle hésite à tourner la clef de contact et John n’ose broncher. Il a peur de la réaction de Béatrice. Sans un mot, perplexe, elle commence à rouler. Deux carrefours plus tard, elle s’arrête subitement.
- Vous…tu m’as embrassé ?
- Je déposé un baiser sur ta joue, un pâle merci pour ce que vous faites et êtes !
Se tournant vers John, il la voit hésiter. Puis, elle redémarre aussi soudainement qu’elle s’était arrêtée. Posant sa main sur l’épaule de Béatrice, John lui demande de se calmer. Devant son immeuble, elle se tourne vers John, s’excuse et l’embrasse à plein bouche. John, un peu surprit, répond à ce baiser. Il sent enfin son odeur de femme en fleur.
- Désolée, mais je devais le faire. Je dois vous avouer que vous m’énervez parce que je vous trouve tellement séduisant et que vos excuses m’agacent et pourtant elles me troublent par leur sincérité. Voilà, c’est dit !
- Mince, ça, c’est la toute première fois qu’on me la fait. Je ne sais que répondre à ça !
- Ne réponds rien, soit juste naturel, c’est ça qui bousille tes relations avec nous, les femmes, ton manque de naturel. Tu veux trop en faire, voilà tout !
Béatrice sort et vient aider son passager à descendre. Quand elle lui ouvre la portière, le regard de John a encore changé. Béatrice a l’impression qu’il va refuser de descendre. Quand il déplie sa canne, elle se sent rassurée. Enfin sur le trottoir, elle ferme sa voiture d’un clic sur sa clef. Elle lui donne le bras et avance lentement vers les premières marches. Dans l’ascenseur, ils n’osent se regarder. Une fois devant la porte de l’appartement, John arrête Béatrice dans son élan.
- Vous, merde, tu m’as troublé en m’embrassant comme tu l’as fait.
- Et alors, j’en avais envie.
- Encore merci d’être si spontanée, de me psychanalyser avec tes mots. Tu es la première à me parler comme ça, sans détour !
- Pas de quoi, la consultation est gratuite. Entre, tu verras bien si cela ressemble à ton appart.
Dans le court corridor, il pénètre dans le salon qu’il découvre joliment décoré et avec un gout sûr. Il se retourne vers Béatrice qui pose ses clefs et son sac. Devant John debout, face à elle, il n’a pas de mot, il voudrait lui dire des choses, mais rien ne sort. Béatrice s’approche, se positionne sur la pointe de ses pieds pour déposer un petit bisou sur la pointe du nez de son invité. Encore une fois, il reste sans voix. Il la regarde, retire son manteau.
- Tu sais que tu peux t’assoir. Ils ne sont pas fragiles, ils sont faits main enfin, par mes mains. Sur la gauche, il y a une commande avec laquelle tu peux te coucher ou régler ce fauteuil comme bon te semble.
John regarde, touche, caresse pour finir par s’assoir sur ce fauteuil proche de sa personne. Il se retrouve dans un confortable fauteuil.
- Punaise, quel dommage que je ne t’ai pas rencontré avant.
- Pourquoi ?
- Parce que tu ne serais pas secrétaire, mais fabricante de mobilier de salon sur mesure. Il est très confortable et j’adore son design moderne. Non, c'est juste magnifique, WOW !
- Merci. Il m’a fallu six mois pour les couper, trois de plus pour les poncer et encore trois pour les monter avec ce cuir de bœuf naturel. Je plaisante, en trois mois tout était posé.
- Eh bien chapeau bas. Là encore, tu m’en bouche un coin et un sacré coin, un de plus !
- Alors je n’ai peut-être pas fini de t’étonner. Tout ce que tu vois dans cet appartement est fait par mes mains, mon père était menuisier.
- Et tu n’as pas fait carrière dans ce métier très noble.
- Mes problèmes de dos et d’oreille qui m’en ont empêché.
- En tout cas, tu es très douée et tu possèdes un gout certain.
- Ta chambre est sur la droite. Je suis désolée, mais il n’y a qu’un lit standard mais très confortable.
- Tu sais, comme je voyage pas mal, j’ai l’habitude de dormir un peu n’importe où et sur n’importe quoi, habitude militaire peut-être.
- Tu sais que tu peux te montrer aussi charmant que très drôle.
- J’essaie, mais cela ne me réussit pas toujours.
- J’avais remarqué. Bon, que veux-tu manger pour midi, j’ai un ragout, des cordons bleus maison avec des patates sautées bio ou un émincé à la zurichoise.
- Émincé, j’adore ça.
- Et un émincé qui roule, un !
- Je peux ?
- Visiter ? Fais comme chez toi. Attention au carrelage, tu risques de glisser avec tes chaussettes
- Ok, quoique si c’est toi qui me conduis à l’hôpital…
- C’est ça, je suis secrétaire médicale pas encore infirmière. Mais on peut toujours négocier !
- Je ne détesterai pas que tu le sois.
- Vil flatteur.
Dans sa cuisine, Béatrice commence son repas. John est dans ce qui va être sa chambre, il la trouve à son gout.
- Le lit, c’est toi ?
- Oui, tout le mobilier est de moi, tout comme la déco !
- Magnifique, tu es réellement douée de tes mains. Mais le bois ?
- Quand je travaillais pour une ONG, en Inde, c’est là que j’ai récupéré des déchets de bois. J’y ai travaillé pendant près de deux ans, ma seule entorse à la permanence.
- J’étais en Afghanistan pendant huit mois. Ce que j’ai vu ne m’a pas laissé que de bons souvenirs.
- Tu sais, on voit des horreurs partout sur cette putain de planète.
- Tu veux de l’aide ?
- Non, mais si tu veux un pur malt, j’en ai et du bon, du septante-deux-ans d’âge et artisanal.
- What ? Si vieux et artisanal ? J’arrive my dear.
- Rejoins-moi à la cuisine.
Béatrice sort deux verres à whisky qu’elle remplit de ce nectar tout droit venu d’Ecosse. Ils trinquent, Béatrice regarde John déguster son verre.
- Bon sang, il est délicieux. Je n’en ai jamais bu un aussi fantastique. Il doit valoir une véritable fortune ?
- C’est le père de mon amie Alaine rencontrée en Inde qui le fait. Mais celui-ci a été fait par son arrière-grand-père.
- Le petit jésus en culotte de velours ! Non il est épatant, bon sang de bois, il réveillerait un mort
- Mouais, impeccable. Et pas pour tes trognes à goutte de comptoir.
- Certainement pas. Si tu en as une bouteille en trop, je suis preneur, ton prix sera le mien.
Elle ouvre une armoire, en sort une autre bouteille encore scellée à la cire qu’elle tend à John. Quand elle lui annonce que c’est cadeau, John pose son verre, la bouteille et s’approche.
- Sorry my sweetheart ! Là, c'est obligatoire !
Il pose sa bouche sur la sienne, l’enlace de son bras valide en se retenant à la table. Soudain, il se retrouve assit, Béatrice sur sa jambe valide, le baiser dur, dur très longtemps. Le gout du whisky dans leur bouche vient s’ajouter à ce moment suave. Quand les bouches se séparent, Béatrice caresse la joue de John.
- On a beau être handicapé, mais ça fait du bien.
- À qui le dis-tu. Merci.
- Aux faites, je crois que ta chambre vient d’être classée comme insalubre.
- Oh, quel dommage ! Dois-je dormir sur le canapé ?
- Je ne crois pas, il y une grande place, là-bas, en face de cette chambre insalubre.
- Tu sais quoi, je crois avoir cherché trop loin ce que j’avais sous les yeux.
- Cette fois, c’est à mon tour de te dire merci. Tu m’as fait un bien fou. Pas seulement par tes baisers, mais pour ce que tu m’as dit de mes complexes.
- J’ose espérer qu’ils le sont plus.
- Nous verrons ça plus tard, my dear !
- Restes-là, s’il te plait.
- Je n’ai pas l’intention de bouger d’un pouce. Je veux te regarder cuisiner, admirer tes formes sous ces frêles vêtements.
Béatrice se retourne, remue ses fesses en remuant la viande dans la poêle. Puis, quand elle ajoute la crème, elle se retourne, prend son verre, le dépose sur les lèvres de John. Ce dernier bois une gorgée comme si c’était une offrande. Une fois son verre sur ses lèvres, Béatrice en bois une goutte, trempe son index dans le liquide et s’en met derrière ses oreilles. Puis, alors que ça mijote, elle se pose à cheval sur la jambe valide de John, prend sa main et la colle sur sa poitrine en le fixant. Lui, troublé, caresse sans jamais la quitter du regard.
- Sens comme il bat, il ne bat plus que pour toi depuis hier et je ne l’ai découvert que tout à l’heure.
- Alors, nous sommes deux, ma belle secrétaire
Chapitre 4 : Béatrice fond pour cet homme
Prenant la main de Béatrice, il la pose sur sa poitrine. Les bouches se joignent, le baiser est tendre. John caresse tendrement la belle croupe généreuse de Béatrice, il sent le corps de cette femme réagir à ses attouchements. Il aime ça, car elle ne joue pas la comédie, elle est vrai, naturelle. Plus il s’enfonce sa main dans le fin tissu du legging, plus elle aime. Elle le lui fait savoir en passant sa main dans sa chemise. Le fumet de l’émincé interrompt leurs ébats. Elle se lève lentement, souriante, heureuse. John en profite pour laisser sa main se balader sur ce postérieur qu’il admire. Parvenant à mettre genou à terre, il vient abaisser le tissu pour embrasser et masser délicatement ce cul qui, oui, qui le fait bander. Délivrant son bras blessé, malgré la douleur, il écarte les fesses de ses mains pour aller plus en profondeur, une sorte de dévotion, dévotion qui le dévore. Béatrice se penche en avant, lui laissant tout loisir de lui écarteler ses fesses. Elle gémit, l’encourage par ses soupirs de satisfaction. Maintenant, il s’abreuve à la source du bonheur, buvant son suc, sa liqueur d'amour et en aime le gout, le gout sucré salé du désir. Elle ne gémit plus, elle pousse de petits cris en s'agrippant au plan de travail. Elle se sait prête à jouir. Un orgasme qu’elle n’avait plus ressenti depuis si longtemps, en Inde, avec son amie, sous leur tente. Elle se lâche, hurle son bonheur. John continue à lui donner le meilleur de lui. D’une main, il défait sa braguette, extirpe son pénis fièrement dressé, se relève contre ce corps offert, insinue son sexe entre les cuisses et la pénètre lentement, en douceur. Relevant sa jambe, elle dégage son sexe pour son amant. Elle sent un large et long sexe la remplir lentement. Elle s’abandonne totalement. Encore sous l’emprise de son orgasme, elle sent venir le suivant, plus fort et plus puissant encore que le précédent. Elle n’y tient plus, elle doit réagir. C’est son corps qui la guide. Elle sent cette onde, cette vague qui remonte de ses pieds vers son ventre, à sa poitrine qu'elle masse d'une main. Elle se cramponne à son plan de travail comme à une bouée de sauvetage. Elle ne se contrôle plus. La déferlante arrive encore, inondant son corps de ce pur orgasme. Soudain, elle l’envahit, déferle, le corps se désarticule, se démembre, elle jouit avec une force qui ne s’était plus fait sentir depuis ses vingt ans. Jamais homme ne fut si bon avec elle.
- Défonce-moi, éclate-moi, explose-moi, mon bel anglais !
Elle, surprise par ses propos libertins, presque vulgaires. Lui, sentant sa jambe, fait tout pour jouir avant que la douleur ne soit trop forte. Quand il se vide en elle, il pousse un râle long et puissant, un râle sortit d’outre-tombe. Béatrice jouit encore, heureuse qu’un homme, même blessé, puisse la faire jouir de la sorte. Quand il se retire, il parvient tout juste à retrouver sa chaise et y tombe, vidé et vaincu par la douleur. Béatrice retire son legging, son pull, s’approche de son amant, entièrement nue. Tend sa main vers la cuisinière pour écarter la poêle du feu, coupe la plaque. Devant lui, elle s’agenouille, sa main blessée sur le pénis qui lui a donné tant de plaisir. Elle la caresse en fixant son amant. Se mordant les lèvres, elle vient embrasser et lécher le prépuce.
- Tu sais, il n’y a qu’une personne qui a réussi à me faire jouir comme toi, mon amie, l’écossaise.
- Et tu l’aime ?
- Autant qu'on peut aimer, un peu comme avec toi en ce moment. Avec Alaine, nous nous aimons quand nous sommes ensemble. Par contre, je ferai n’importe quoi pour te garder.
- Perso, après ce que nous venons de vivre, je n’ai plus très envie de quitter ton corps, ton soleil pour la pluie de Londres. Tu sais quoi ?
- Non !
- Tu m’as donné faim. Mon estomac crie famine et mon cœur aussi. Alors, dans quel ordre ?
- Estomac et le cœur après, pour dessert, du cul à volonté.
Elle se retourne et se remet à son fourneau. Lui, retire son pantalon, son slip, ses chaussettes et arrache sa chemise, laissant les boutons s’éparpiller sur le sol. Nu, il se lève, se colle contre Béatrice, lui masse sa belle poitrine.
- On peut faire les deux, tu ne trouves pas ?
- Attention, je suis dangereuse une spatule à la main.
- Je suis un ancien commando, tu l’oublies, donc rompu à toutes les armes, même les spatules de destruction massive.
- Miam, j’adore, un mâle qui va enfin m’en faire baver.
Il masse cette poitrine ferme et opulente de sa nouvelle chérie. Il compte bien ne pas la perdre celle-ci. Il se refuse à la quitter, à la laisser le quitter. Elle sent la queue de son amant se tendre entre ses fesses, elle aime cette sensation qu’elle ressent. Le gland contre son anus, tendant son bras gauche, elle sort le beurre de son réfrigérateur, en prélève une noisette pour en enduire son anus. Elle guide ce pénis bandé sur son trou lubrifié, il s’y introduit lentement. Elle la sent la remplir à nouveau. Ça aussi, il y avait longtemps, une bonne sodomie. Elle s’en souvient de cette première fois avec ce jeune, ce voisin, dans sa chambre d'*********te. Elle se souvient combien il avait été doux avec elle. Elle gémit de bonheur de sentir ce membre s’enfoncer inexorablement en elle et elle aime cette sensation de plaisir, de plénitude.
- Va bien au fond, mets-moi tout.
- Je ne vais pas me gêner ma douce, tu m’attaques, je t’attaque.
- Et je ne me rendrai jamais à l’ennemi sans un long et dur combat. Surtout à un anglais !
- Tu as raison, la garde meurt mais ne se rend jamais !
- Tout juste mon amour. Tu me fais du bien, tu le sais ça ?
- Je me sens bien avec toi ma douce. Ce que tu es belle. Si belle que je n’ai pas les mots. Même dans le dictionnaire il n’y a pas les mots pour te dire combien tu es sublime. Ça va, pas trop mal ?
- Mal, non, certainement pas. Continue, je t'en supplie !
Elle suppliait, c'était bien la toute première fois qu'elle suppliait un homme de la défoncer en force. Alors qu’elle continue son repas, il continue, lentement, à la sodomiser. Il la sent vibrer, s’il accélère, c’est pour la faire jouir. De sa main douloureuse, il caresse ce sexe opposé au sien, de l’autre sa poitrine si généreuse et ferme. Mettant ses pâtes dans l’eau, Béatrice pose sa main sur les fesses de son amant, retourne sa tête et l’embrasse en arcan son dos au maximum pour mieux sentir ce sexe dans son rectum. La vague arrive, elle la sent. Elle l’encourage, il la pourfend à grand coup de rein. Il se calque sur elle pour jouir. Au moment suprême, elle hurle dans la bouche de son amant qui jouit en elle, poussant son râle dans la bouche de cette femme qu'il découvre plus belle encore dans l'orgasme. Alors que les pates cuisent dans leur eau, elle réduit la température sur son émincé. Il se dégage, veut essuyer son pénis, elle l’arrête, se penche en se retournant pour laver cette queue qu’elle aime. Sur sa chaise, obligé de s’assoir, il la regarde pomper et lécher son pénis. Il se sent tellement heureux qu’il ne se souvient plus de la dernière fois que cela lui était arrivé. Si, c'était chez lui, dans sa demeure, avec sa gouvernante. Caressant la tête de Béatrice, il se prend à rêver d’eux deux.
- Tu sais, je n’arrive plus à me souvenir de la dernière fois où je me suis senti si heureux en dehors de chez moi !
- Moi si, il y a à peine une demi-heure.
- Ne rigole pas. Je suis sérieux.
- Moi aussi. Pour moi, c’était cette première fois avec toi.
Elle se relève, remue ses pâtes, sort deux assiettes, les couverts. John installe la table, plaçant les assiettes, les couverts et remplit les deux verres de ce whisky savoureux. Il tend son verre à Béatrice, ils trinquent, en croisant leur bras valide.
- Mon cher, à la vie, à la…
- Mort, je suis partante.
- Moi aussi.
On vide lentement les verres en ne se quittant plus du regard. Dans son émincé, elle renverse le fond de son verre et sert. Elle laisse le soin à John gouter son menu. Après la première bouchée, il se redresse en mastiquant, les yeux grands ouverts.
- Putain, qu’est-ce que c’est bon. WOW, mais tu es douée en tout ou je me trompe ?
- Aie, pas en tout, non, j’ai une chose que je ne sais pas faire, je ne sais pas tricoter !
- Non, sérieux, tu ne sais pas ?
- Mais non. C’est grave mon bel étalon anglais ?
Il doit avaler, sous peine de recracher à cause de ce fou rire qu’il peine à maitriser dans sa gorge. Béatrice éclate de rire en le voyant en difficulté. Elle lui tend son verre. Il en boit une bonne rasade et rit, une fois sa bouche vide. La suite du repas se fait sans rire, ils se regardent, s’observent, se bécotent. Bref, Cupidon vient de les unir par ses flèches. Ils sont amoureux l’un de l’autre et personne ne pourra dire le contraire. Quand il prend sa main, qu’il l’embrasse, suce chaque doigt, il la fixe. Il se sent le cœur léger et le lui avoue. Il pose la main de sa dulcinée sur sa joue, embrassant le creux de cette main douce, câline. John se sent des ailes.
- Tu sais, si tu voulais quitter ton boulot, j’ai un joli pied à terre non loin de Londres, pas très loin de Bedford, au beau milieu de la campagne, bien au calme et loin de tout.
- Tu veux m’enlever ?
- J’en meurs d’envie, je le reconnais. Je ne veux plus que tu me quittes. Je veux que tu voyage avec moi.
- Mais tout ça, mes amis, ma vie. Elle panique soudainement. Tout va trop vite, elle sent sa vie lui échapper
- Là, je ne pense plus, je ne réfléchis plus, j’aime et c’est tout ce qui compte en ce moment. Sérieusement, tu m’as bousculé. Tu m’as dit des choses que personne n’avait jamais osé me dire, la vérité crue et brutale. Bref, la vérité vraie et je t’aime par-dessus tout.
- Mais on se connait à peine
- Et alors, nous apprendrons
- Et mes amis ?
-
- Ils viendront chez nous !
- Mon travail ?
- Je ne veux plus que tu travailles. Je te ferais installer un atelier de menuiserie rien que pour toi. Tu vivras comme une reine, ma reine. Tu pourras même apprendre à tricoter si l’envie te prend. Tu sais ce que j’aime en toi ?
- Non !
- C’est que tu es toi, si simple, parce que tu ne te prends pas… comment vous dites, oh oui, le chou et, enfin, le principal, tu es la plus belle femme qu'il m'est arrivé de rencontrer. Pas comme ces mondaines qui se la pète pour un oui ou pour un non. Tu ne cherches pas à te mettre en avant. Sublime secrétaire médicale.
- Et tu vois tout ça en à peine deux jours ?
- Ouais. Tu es la toute première femme qui ne tourne pas autour du pot. Tu es aussi la toute première femme que j’aime dès le premier regard, même si ce fut un peu douloureux. Tu es la toute première femme à qui je dis je t’aime sans réellement la connaitre et que je veux apprendre à connaitre, la combler, l’aimer. J’ai vraiment envie de vivre avec toi, chez moi, là-bas en Grande-Bretagne. Et pour le tricot, j’ai la bonne personne.
- Grand nigaud. Je ne sais pas, c’est si soudain, si nouveau.
- Et puis, il y a Alaine, ton amie, vous pourrez vous revoir, vous aimez…
- Tu penses ce que tu dis ?
- Oui, encore que non, je ne pense pas, j'y crois, c'est encore pire.
- Ben tu vois, c'est ce pire que j'aime en toi. Alaine, ma douce Alaine, elle me manque.
- Justement, elle pourra venir chez moi, chez nous autant qu'elle le désire. Toi, tu pourrais monter en écosse la retrouver comme bon te semble.
- Tu me plais mon bel anglais. Mon cœur m'implore de te suivre au bout du monde et ma tête veut que je garde les pieds sur terre, c'est con, non ?
- Écoute ton cœur, le mien vient de te dire le fond de sa pensée et je n'écoute plus ma tête en ce moment.
La respiration courte, Béatrice ne sait plus que penser, elle a peur, peur de cet amour qui s’avoue sans détour, de manière terriblement sincère. En le fixant, elle est dans un état second. Elle lui demande un temps de réflexion et se lève. Elle ramasse la vaisselle et commence à la laver. Dans sa tête, c’est le brouillard total. Elle essaie bien de se concentrer, sans y parvenir. Elle ne maitrise plus ses pensées, son cœur. Sur sa canne, John se lève, remplit les deux verres. Sur le bord de l’évier, il dépose le verre de Béatrice. Il la regarde en caressant ses cheveux brun roux, enfin, plus roux que brun. Elle le regarde, toujours aussi troublée par sa demande. Elle ne sait si elle doit en rire ou pleurer de joie. Il sèche ses yeux, embrasse son nez, se penche sur son oreille.
- Prends ton temps ma chérie. Mais sache que je suis fou d’une encore presque inconnue et j’ajoute que ce ne m’était jamais arrivé auparavant. Je ne suis pas un dragueur, ni un don juan. Je ne collectionne pas les conquêtes. Dans ma vie, il y a eu cinq femmes en tout et pour tout. La première fut ma mère ensuite, ma nounou, Caroline, une copine de lycée. Marine, une universitaire et toi.
- Cela veut dire que tu vis seul depuis combien de temps ?
- Presque depuis mon départ pour les commandos.
- À quand même. Confidence pour confidence, je n’ai eu que quatre hommes en ne comptant pas mon père. Le premier, mon voisin, un garçon de *********s, nous avions le même âge. C’était son anniversaire, je l’ai invité chez moi et nous nous sommes aimés toute l’après-midi. Il fut aussi doux que toi. Puis, pendant mon apprentissage, un assistant médecin de ******* mon ainé. Lui ne cherchait que son plaisir. Puis, un intermède de deux ans en Inde avec ma douce Alaine. Ma seule conquête féminine, ma douce conquête. Puis, ce toubib à mon retour, il ne pouvait bander qu’une fois par nuit et, je l’appris plus tard, il était marié et toi. Toi, l’homme doux, l’homme double, l’homme qui m’a décomplexé, l’homme qui a trouvé le moyen de me renvoyer au jour de mon dépucelage. Aujourd’hui, à vingt-*******s, je suis follement amoureuse de ce mec, un anglais, debout près de moi. Il me déboussole avec ses demandes, il me trouble par sa tendresse. Il me déstabilise quand il me parle d’amour. Voilà que je ne sais plus où j’en suis avec moi, toi, la vie.
- Que puis-je dire ou faire pour t’aider ?
- C’est que je n’en sais rien. Juste me faire l’amour encore et encore.
- Ça, je veux bien. J’aime te sentir, te voir jouir. J’aime quand tu me parles, que tu m’encourages. Oui, là, je suis partant.
Béatrice pose son linge, se tourne vers John, lui prend délicatement sa main blessée et l’entraine dans sa chambre. Devant son lit, elle se couche sur le dos. Il se couche le long de ce corps qu’il désire. Face à face, il en oublie sa jambe cassée, ses douleurs dans son bras. Lentement, tendrement, il la possède. Elle se donne à lui, abandonnée dans ses bras, son lieu de plaisir remplit par ce sexe qu’elle aime. Lui, il lui parle, décrit sa maison sans trop donner de détail sur sa grandeur. Peu à peu, il parvient à faire fondre les réticences, s’écrouler les dernières barrières de Béatrice. Elle, elle se laisse bercer, se laisse convaincre par les douces paroles de son amant. Tous deux sentent le plaisir les rapprocher encore et encore. Ils sont emportés par cette vague, cette fracassante qui les envahit. Leur bouche soudée ensemble, ils laissent s’exprimer ce qu’ils ressentent dans leur corps, leurs âmes. Couchée sur lui, elle le bécote avec tendresse.
Béatrice n’arrive plus à parler, c’est qu’il y a bien longtemps que personne ne lui a fait de tels compliments. Elle sent ses joues devenir rouge et cette bouffée de chaleur qui envahit son corps tout entier. Et ça, John le remarque. Du coup, il rougit de la savoir émue par ses propos. Le déjeuner se termine et John ne sait pas comment faire. De son côté, Béatrice parvient à se ressaisir quelque peu.
- Bon, on y va ?
- Je vous attends Béatrice.
- Permettez que je vous aide. Et merde, tu me permets de t’aider ?
- Avec plaisir Béatrice, avec plaisir. Laisse Bernard, c’est pour moi.
- Ok boss, besoin d’aide ?
- Non, merci, ça ira !
Près de la voiture, dans le froid glaciale, Béatrice se dépêche de lui ouvrir la portière. Elle tend la main à John, il s’arrête net et la fixe. Béatrice est à nouveau terriblement troublée en le voyant la fixer. Puis, John se place contre la voiture, regarde Béatrice et lui embrasse sa joue, un baiser long.
- Merci pour cet accident, merci d’être ce que tu es et merci encore pour tout le reste !
Il pénètre dans la voiture, plie sa canne. Béatrice n’a pas encore bougé, le regard perdu, des milliers de pensées qui se bousculent dans sa tête. Soudain, elle réalise que son passager est déjà installé. Elle referme la porte avec délicatesse. Une fois derrière son volant, elle hésite à tourner la clef de contact et John n’ose broncher. Il a peur de la réaction de Béatrice. Sans un mot, perplexe, elle commence à rouler. Deux carrefours plus tard, elle s’arrête subitement.
- Vous…tu m’as embrassé ?
- Je déposé un baiser sur ta joue, un pâle merci pour ce que vous faites et êtes !
Se tournant vers John, il la voit hésiter. Puis, elle redémarre aussi soudainement qu’elle s’était arrêtée. Posant sa main sur l’épaule de Béatrice, John lui demande de se calmer. Devant son immeuble, elle se tourne vers John, s’excuse et l’embrasse à plein bouche. John, un peu surprit, répond à ce baiser. Il sent enfin son odeur de femme en fleur.
- Désolée, mais je devais le faire. Je dois vous avouer que vous m’énervez parce que je vous trouve tellement séduisant et que vos excuses m’agacent et pourtant elles me troublent par leur sincérité. Voilà, c’est dit !
- Mince, ça, c’est la toute première fois qu’on me la fait. Je ne sais que répondre à ça !
- Ne réponds rien, soit juste naturel, c’est ça qui bousille tes relations avec nous, les femmes, ton manque de naturel. Tu veux trop en faire, voilà tout !
Béatrice sort et vient aider son passager à descendre. Quand elle lui ouvre la portière, le regard de John a encore changé. Béatrice a l’impression qu’il va refuser de descendre. Quand il déplie sa canne, elle se sent rassurée. Enfin sur le trottoir, elle ferme sa voiture d’un clic sur sa clef. Elle lui donne le bras et avance lentement vers les premières marches. Dans l’ascenseur, ils n’osent se regarder. Une fois devant la porte de l’appartement, John arrête Béatrice dans son élan.
- Vous, merde, tu m’as troublé en m’embrassant comme tu l’as fait.
- Et alors, j’en avais envie.
- Encore merci d’être si spontanée, de me psychanalyser avec tes mots. Tu es la première à me parler comme ça, sans détour !
- Pas de quoi, la consultation est gratuite. Entre, tu verras bien si cela ressemble à ton appart.
Dans le court corridor, il pénètre dans le salon qu’il découvre joliment décoré et avec un gout sûr. Il se retourne vers Béatrice qui pose ses clefs et son sac. Devant John debout, face à elle, il n’a pas de mot, il voudrait lui dire des choses, mais rien ne sort. Béatrice s’approche, se positionne sur la pointe de ses pieds pour déposer un petit bisou sur la pointe du nez de son invité. Encore une fois, il reste sans voix. Il la regarde, retire son manteau.
- Tu sais que tu peux t’assoir. Ils ne sont pas fragiles, ils sont faits main enfin, par mes mains. Sur la gauche, il y a une commande avec laquelle tu peux te coucher ou régler ce fauteuil comme bon te semble.
John regarde, touche, caresse pour finir par s’assoir sur ce fauteuil proche de sa personne. Il se retrouve dans un confortable fauteuil.
- Punaise, quel dommage que je ne t’ai pas rencontré avant.
- Pourquoi ?
- Parce que tu ne serais pas secrétaire, mais fabricante de mobilier de salon sur mesure. Il est très confortable et j’adore son design moderne. Non, c'est juste magnifique, WOW !
- Merci. Il m’a fallu six mois pour les couper, trois de plus pour les poncer et encore trois pour les monter avec ce cuir de bœuf naturel. Je plaisante, en trois mois tout était posé.
- Eh bien chapeau bas. Là encore, tu m’en bouche un coin et un sacré coin, un de plus !
- Alors je n’ai peut-être pas fini de t’étonner. Tout ce que tu vois dans cet appartement est fait par mes mains, mon père était menuisier.
- Et tu n’as pas fait carrière dans ce métier très noble.
- Mes problèmes de dos et d’oreille qui m’en ont empêché.
- En tout cas, tu es très douée et tu possèdes un gout certain.
- Ta chambre est sur la droite. Je suis désolée, mais il n’y a qu’un lit standard mais très confortable.
- Tu sais, comme je voyage pas mal, j’ai l’habitude de dormir un peu n’importe où et sur n’importe quoi, habitude militaire peut-être.
- Tu sais que tu peux te montrer aussi charmant que très drôle.
- J’essaie, mais cela ne me réussit pas toujours.
- J’avais remarqué. Bon, que veux-tu manger pour midi, j’ai un ragout, des cordons bleus maison avec des patates sautées bio ou un émincé à la zurichoise.
- Émincé, j’adore ça.
- Et un émincé qui roule, un !
- Je peux ?
- Visiter ? Fais comme chez toi. Attention au carrelage, tu risques de glisser avec tes chaussettes
- Ok, quoique si c’est toi qui me conduis à l’hôpital…
- C’est ça, je suis secrétaire médicale pas encore infirmière. Mais on peut toujours négocier !
- Je ne détesterai pas que tu le sois.
- Vil flatteur.
Dans sa cuisine, Béatrice commence son repas. John est dans ce qui va être sa chambre, il la trouve à son gout.
- Le lit, c’est toi ?
- Oui, tout le mobilier est de moi, tout comme la déco !
- Magnifique, tu es réellement douée de tes mains. Mais le bois ?
- Quand je travaillais pour une ONG, en Inde, c’est là que j’ai récupéré des déchets de bois. J’y ai travaillé pendant près de deux ans, ma seule entorse à la permanence.
- J’étais en Afghanistan pendant huit mois. Ce que j’ai vu ne m’a pas laissé que de bons souvenirs.
- Tu sais, on voit des horreurs partout sur cette putain de planète.
- Tu veux de l’aide ?
- Non, mais si tu veux un pur malt, j’en ai et du bon, du septante-deux-ans d’âge et artisanal.
- What ? Si vieux et artisanal ? J’arrive my dear.
- Rejoins-moi à la cuisine.
Béatrice sort deux verres à whisky qu’elle remplit de ce nectar tout droit venu d’Ecosse. Ils trinquent, Béatrice regarde John déguster son verre.
- Bon sang, il est délicieux. Je n’en ai jamais bu un aussi fantastique. Il doit valoir une véritable fortune ?
- C’est le père de mon amie Alaine rencontrée en Inde qui le fait. Mais celui-ci a été fait par son arrière-grand-père.
- Le petit jésus en culotte de velours ! Non il est épatant, bon sang de bois, il réveillerait un mort
- Mouais, impeccable. Et pas pour tes trognes à goutte de comptoir.
- Certainement pas. Si tu en as une bouteille en trop, je suis preneur, ton prix sera le mien.
Elle ouvre une armoire, en sort une autre bouteille encore scellée à la cire qu’elle tend à John. Quand elle lui annonce que c’est cadeau, John pose son verre, la bouteille et s’approche.
- Sorry my sweetheart ! Là, c'est obligatoire !
Il pose sa bouche sur la sienne, l’enlace de son bras valide en se retenant à la table. Soudain, il se retrouve assit, Béatrice sur sa jambe valide, le baiser dur, dur très longtemps. Le gout du whisky dans leur bouche vient s’ajouter à ce moment suave. Quand les bouches se séparent, Béatrice caresse la joue de John.
- On a beau être handicapé, mais ça fait du bien.
- À qui le dis-tu. Merci.
- Aux faites, je crois que ta chambre vient d’être classée comme insalubre.
- Oh, quel dommage ! Dois-je dormir sur le canapé ?
- Je ne crois pas, il y une grande place, là-bas, en face de cette chambre insalubre.
- Tu sais quoi, je crois avoir cherché trop loin ce que j’avais sous les yeux.
- Cette fois, c’est à mon tour de te dire merci. Tu m’as fait un bien fou. Pas seulement par tes baisers, mais pour ce que tu m’as dit de mes complexes.
- J’ose espérer qu’ils le sont plus.
- Nous verrons ça plus tard, my dear !
- Restes-là, s’il te plait.
- Je n’ai pas l’intention de bouger d’un pouce. Je veux te regarder cuisiner, admirer tes formes sous ces frêles vêtements.
Béatrice se retourne, remue ses fesses en remuant la viande dans la poêle. Puis, quand elle ajoute la crème, elle se retourne, prend son verre, le dépose sur les lèvres de John. Ce dernier bois une gorgée comme si c’était une offrande. Une fois son verre sur ses lèvres, Béatrice en bois une goutte, trempe son index dans le liquide et s’en met derrière ses oreilles. Puis, alors que ça mijote, elle se pose à cheval sur la jambe valide de John, prend sa main et la colle sur sa poitrine en le fixant. Lui, troublé, caresse sans jamais la quitter du regard.
- Sens comme il bat, il ne bat plus que pour toi depuis hier et je ne l’ai découvert que tout à l’heure.
- Alors, nous sommes deux, ma belle secrétaire
Chapitre 4 : Béatrice fond pour cet homme
Prenant la main de Béatrice, il la pose sur sa poitrine. Les bouches se joignent, le baiser est tendre. John caresse tendrement la belle croupe généreuse de Béatrice, il sent le corps de cette femme réagir à ses attouchements. Il aime ça, car elle ne joue pas la comédie, elle est vrai, naturelle. Plus il s’enfonce sa main dans le fin tissu du legging, plus elle aime. Elle le lui fait savoir en passant sa main dans sa chemise. Le fumet de l’émincé interrompt leurs ébats. Elle se lève lentement, souriante, heureuse. John en profite pour laisser sa main se balader sur ce postérieur qu’il admire. Parvenant à mettre genou à terre, il vient abaisser le tissu pour embrasser et masser délicatement ce cul qui, oui, qui le fait bander. Délivrant son bras blessé, malgré la douleur, il écarte les fesses de ses mains pour aller plus en profondeur, une sorte de dévotion, dévotion qui le dévore. Béatrice se penche en avant, lui laissant tout loisir de lui écarteler ses fesses. Elle gémit, l’encourage par ses soupirs de satisfaction. Maintenant, il s’abreuve à la source du bonheur, buvant son suc, sa liqueur d'amour et en aime le gout, le gout sucré salé du désir. Elle ne gémit plus, elle pousse de petits cris en s'agrippant au plan de travail. Elle se sait prête à jouir. Un orgasme qu’elle n’avait plus ressenti depuis si longtemps, en Inde, avec son amie, sous leur tente. Elle se lâche, hurle son bonheur. John continue à lui donner le meilleur de lui. D’une main, il défait sa braguette, extirpe son pénis fièrement dressé, se relève contre ce corps offert, insinue son sexe entre les cuisses et la pénètre lentement, en douceur. Relevant sa jambe, elle dégage son sexe pour son amant. Elle sent un large et long sexe la remplir lentement. Elle s’abandonne totalement. Encore sous l’emprise de son orgasme, elle sent venir le suivant, plus fort et plus puissant encore que le précédent. Elle n’y tient plus, elle doit réagir. C’est son corps qui la guide. Elle sent cette onde, cette vague qui remonte de ses pieds vers son ventre, à sa poitrine qu'elle masse d'une main. Elle se cramponne à son plan de travail comme à une bouée de sauvetage. Elle ne se contrôle plus. La déferlante arrive encore, inondant son corps de ce pur orgasme. Soudain, elle l’envahit, déferle, le corps se désarticule, se démembre, elle jouit avec une force qui ne s’était plus fait sentir depuis ses vingt ans. Jamais homme ne fut si bon avec elle.
- Défonce-moi, éclate-moi, explose-moi, mon bel anglais !
Elle, surprise par ses propos libertins, presque vulgaires. Lui, sentant sa jambe, fait tout pour jouir avant que la douleur ne soit trop forte. Quand il se vide en elle, il pousse un râle long et puissant, un râle sortit d’outre-tombe. Béatrice jouit encore, heureuse qu’un homme, même blessé, puisse la faire jouir de la sorte. Quand il se retire, il parvient tout juste à retrouver sa chaise et y tombe, vidé et vaincu par la douleur. Béatrice retire son legging, son pull, s’approche de son amant, entièrement nue. Tend sa main vers la cuisinière pour écarter la poêle du feu, coupe la plaque. Devant lui, elle s’agenouille, sa main blessée sur le pénis qui lui a donné tant de plaisir. Elle la caresse en fixant son amant. Se mordant les lèvres, elle vient embrasser et lécher le prépuce.
- Tu sais, il n’y a qu’une personne qui a réussi à me faire jouir comme toi, mon amie, l’écossaise.
- Et tu l’aime ?
- Autant qu'on peut aimer, un peu comme avec toi en ce moment. Avec Alaine, nous nous aimons quand nous sommes ensemble. Par contre, je ferai n’importe quoi pour te garder.
- Perso, après ce que nous venons de vivre, je n’ai plus très envie de quitter ton corps, ton soleil pour la pluie de Londres. Tu sais quoi ?
- Non !
- Tu m’as donné faim. Mon estomac crie famine et mon cœur aussi. Alors, dans quel ordre ?
- Estomac et le cœur après, pour dessert, du cul à volonté.
Elle se retourne et se remet à son fourneau. Lui, retire son pantalon, son slip, ses chaussettes et arrache sa chemise, laissant les boutons s’éparpiller sur le sol. Nu, il se lève, se colle contre Béatrice, lui masse sa belle poitrine.
- On peut faire les deux, tu ne trouves pas ?
- Attention, je suis dangereuse une spatule à la main.
- Je suis un ancien commando, tu l’oublies, donc rompu à toutes les armes, même les spatules de destruction massive.
- Miam, j’adore, un mâle qui va enfin m’en faire baver.
Il masse cette poitrine ferme et opulente de sa nouvelle chérie. Il compte bien ne pas la perdre celle-ci. Il se refuse à la quitter, à la laisser le quitter. Elle sent la queue de son amant se tendre entre ses fesses, elle aime cette sensation qu’elle ressent. Le gland contre son anus, tendant son bras gauche, elle sort le beurre de son réfrigérateur, en prélève une noisette pour en enduire son anus. Elle guide ce pénis bandé sur son trou lubrifié, il s’y introduit lentement. Elle la sent la remplir à nouveau. Ça aussi, il y avait longtemps, une bonne sodomie. Elle s’en souvient de cette première fois avec ce jeune, ce voisin, dans sa chambre d'*********te. Elle se souvient combien il avait été doux avec elle. Elle gémit de bonheur de sentir ce membre s’enfoncer inexorablement en elle et elle aime cette sensation de plaisir, de plénitude.
- Va bien au fond, mets-moi tout.
- Je ne vais pas me gêner ma douce, tu m’attaques, je t’attaque.
- Et je ne me rendrai jamais à l’ennemi sans un long et dur combat. Surtout à un anglais !
- Tu as raison, la garde meurt mais ne se rend jamais !
- Tout juste mon amour. Tu me fais du bien, tu le sais ça ?
- Je me sens bien avec toi ma douce. Ce que tu es belle. Si belle que je n’ai pas les mots. Même dans le dictionnaire il n’y a pas les mots pour te dire combien tu es sublime. Ça va, pas trop mal ?
- Mal, non, certainement pas. Continue, je t'en supplie !
Elle suppliait, c'était bien la toute première fois qu'elle suppliait un homme de la défoncer en force. Alors qu’elle continue son repas, il continue, lentement, à la sodomiser. Il la sent vibrer, s’il accélère, c’est pour la faire jouir. De sa main douloureuse, il caresse ce sexe opposé au sien, de l’autre sa poitrine si généreuse et ferme. Mettant ses pâtes dans l’eau, Béatrice pose sa main sur les fesses de son amant, retourne sa tête et l’embrasse en arcan son dos au maximum pour mieux sentir ce sexe dans son rectum. La vague arrive, elle la sent. Elle l’encourage, il la pourfend à grand coup de rein. Il se calque sur elle pour jouir. Au moment suprême, elle hurle dans la bouche de son amant qui jouit en elle, poussant son râle dans la bouche de cette femme qu'il découvre plus belle encore dans l'orgasme. Alors que les pates cuisent dans leur eau, elle réduit la température sur son émincé. Il se dégage, veut essuyer son pénis, elle l’arrête, se penche en se retournant pour laver cette queue qu’elle aime. Sur sa chaise, obligé de s’assoir, il la regarde pomper et lécher son pénis. Il se sent tellement heureux qu’il ne se souvient plus de la dernière fois que cela lui était arrivé. Si, c'était chez lui, dans sa demeure, avec sa gouvernante. Caressant la tête de Béatrice, il se prend à rêver d’eux deux.
- Tu sais, je n’arrive plus à me souvenir de la dernière fois où je me suis senti si heureux en dehors de chez moi !
- Moi si, il y a à peine une demi-heure.
- Ne rigole pas. Je suis sérieux.
- Moi aussi. Pour moi, c’était cette première fois avec toi.
Elle se relève, remue ses pâtes, sort deux assiettes, les couverts. John installe la table, plaçant les assiettes, les couverts et remplit les deux verres de ce whisky savoureux. Il tend son verre à Béatrice, ils trinquent, en croisant leur bras valide.
- Mon cher, à la vie, à la…
- Mort, je suis partante.
- Moi aussi.
On vide lentement les verres en ne se quittant plus du regard. Dans son émincé, elle renverse le fond de son verre et sert. Elle laisse le soin à John gouter son menu. Après la première bouchée, il se redresse en mastiquant, les yeux grands ouverts.
- Putain, qu’est-ce que c’est bon. WOW, mais tu es douée en tout ou je me trompe ?
- Aie, pas en tout, non, j’ai une chose que je ne sais pas faire, je ne sais pas tricoter !
- Non, sérieux, tu ne sais pas ?
- Mais non. C’est grave mon bel étalon anglais ?
Il doit avaler, sous peine de recracher à cause de ce fou rire qu’il peine à maitriser dans sa gorge. Béatrice éclate de rire en le voyant en difficulté. Elle lui tend son verre. Il en boit une bonne rasade et rit, une fois sa bouche vide. La suite du repas se fait sans rire, ils se regardent, s’observent, se bécotent. Bref, Cupidon vient de les unir par ses flèches. Ils sont amoureux l’un de l’autre et personne ne pourra dire le contraire. Quand il prend sa main, qu’il l’embrasse, suce chaque doigt, il la fixe. Il se sent le cœur léger et le lui avoue. Il pose la main de sa dulcinée sur sa joue, embrassant le creux de cette main douce, câline. John se sent des ailes.
- Tu sais, si tu voulais quitter ton boulot, j’ai un joli pied à terre non loin de Londres, pas très loin de Bedford, au beau milieu de la campagne, bien au calme et loin de tout.
- Tu veux m’enlever ?
- J’en meurs d’envie, je le reconnais. Je ne veux plus que tu me quittes. Je veux que tu voyage avec moi.
- Mais tout ça, mes amis, ma vie. Elle panique soudainement. Tout va trop vite, elle sent sa vie lui échapper
- Là, je ne pense plus, je ne réfléchis plus, j’aime et c’est tout ce qui compte en ce moment. Sérieusement, tu m’as bousculé. Tu m’as dit des choses que personne n’avait jamais osé me dire, la vérité crue et brutale. Bref, la vérité vraie et je t’aime par-dessus tout.
- Mais on se connait à peine
- Et alors, nous apprendrons
- Et mes amis ?
-
- Ils viendront chez nous !
- Mon travail ?
- Je ne veux plus que tu travailles. Je te ferais installer un atelier de menuiserie rien que pour toi. Tu vivras comme une reine, ma reine. Tu pourras même apprendre à tricoter si l’envie te prend. Tu sais ce que j’aime en toi ?
- Non !
- C’est que tu es toi, si simple, parce que tu ne te prends pas… comment vous dites, oh oui, le chou et, enfin, le principal, tu es la plus belle femme qu'il m'est arrivé de rencontrer. Pas comme ces mondaines qui se la pète pour un oui ou pour un non. Tu ne cherches pas à te mettre en avant. Sublime secrétaire médicale.
- Et tu vois tout ça en à peine deux jours ?
- Ouais. Tu es la toute première femme qui ne tourne pas autour du pot. Tu es aussi la toute première femme que j’aime dès le premier regard, même si ce fut un peu douloureux. Tu es la toute première femme à qui je dis je t’aime sans réellement la connaitre et que je veux apprendre à connaitre, la combler, l’aimer. J’ai vraiment envie de vivre avec toi, chez moi, là-bas en Grande-Bretagne. Et pour le tricot, j’ai la bonne personne.
- Grand nigaud. Je ne sais pas, c’est si soudain, si nouveau.
- Et puis, il y a Alaine, ton amie, vous pourrez vous revoir, vous aimez…
- Tu penses ce que tu dis ?
- Oui, encore que non, je ne pense pas, j'y crois, c'est encore pire.
- Ben tu vois, c'est ce pire que j'aime en toi. Alaine, ma douce Alaine, elle me manque.
- Justement, elle pourra venir chez moi, chez nous autant qu'elle le désire. Toi, tu pourrais monter en écosse la retrouver comme bon te semble.
- Tu me plais mon bel anglais. Mon cœur m'implore de te suivre au bout du monde et ma tête veut que je garde les pieds sur terre, c'est con, non ?
- Écoute ton cœur, le mien vient de te dire le fond de sa pensée et je n'écoute plus ma tête en ce moment.
La respiration courte, Béatrice ne sait plus que penser, elle a peur, peur de cet amour qui s’avoue sans détour, de manière terriblement sincère. En le fixant, elle est dans un état second. Elle lui demande un temps de réflexion et se lève. Elle ramasse la vaisselle et commence à la laver. Dans sa tête, c’est le brouillard total. Elle essaie bien de se concentrer, sans y parvenir. Elle ne maitrise plus ses pensées, son cœur. Sur sa canne, John se lève, remplit les deux verres. Sur le bord de l’évier, il dépose le verre de Béatrice. Il la regarde en caressant ses cheveux brun roux, enfin, plus roux que brun. Elle le regarde, toujours aussi troublée par sa demande. Elle ne sait si elle doit en rire ou pleurer de joie. Il sèche ses yeux, embrasse son nez, se penche sur son oreille.
- Prends ton temps ma chérie. Mais sache que je suis fou d’une encore presque inconnue et j’ajoute que ce ne m’était jamais arrivé auparavant. Je ne suis pas un dragueur, ni un don juan. Je ne collectionne pas les conquêtes. Dans ma vie, il y a eu cinq femmes en tout et pour tout. La première fut ma mère ensuite, ma nounou, Caroline, une copine de lycée. Marine, une universitaire et toi.
- Cela veut dire que tu vis seul depuis combien de temps ?
- Presque depuis mon départ pour les commandos.
- À quand même. Confidence pour confidence, je n’ai eu que quatre hommes en ne comptant pas mon père. Le premier, mon voisin, un garçon de *********s, nous avions le même âge. C’était son anniversaire, je l’ai invité chez moi et nous nous sommes aimés toute l’après-midi. Il fut aussi doux que toi. Puis, pendant mon apprentissage, un assistant médecin de ******* mon ainé. Lui ne cherchait que son plaisir. Puis, un intermède de deux ans en Inde avec ma douce Alaine. Ma seule conquête féminine, ma douce conquête. Puis, ce toubib à mon retour, il ne pouvait bander qu’une fois par nuit et, je l’appris plus tard, il était marié et toi. Toi, l’homme doux, l’homme double, l’homme qui m’a décomplexé, l’homme qui a trouvé le moyen de me renvoyer au jour de mon dépucelage. Aujourd’hui, à vingt-*******s, je suis follement amoureuse de ce mec, un anglais, debout près de moi. Il me déboussole avec ses demandes, il me trouble par sa tendresse. Il me déstabilise quand il me parle d’amour. Voilà que je ne sais plus où j’en suis avec moi, toi, la vie.
- Que puis-je dire ou faire pour t’aider ?
- C’est que je n’en sais rien. Juste me faire l’amour encore et encore.
- Ça, je veux bien. J’aime te sentir, te voir jouir. J’aime quand tu me parles, que tu m’encourages. Oui, là, je suis partant.
Béatrice pose son linge, se tourne vers John, lui prend délicatement sa main blessée et l’entraine dans sa chambre. Devant son lit, elle se couche sur le dos. Il se couche le long de ce corps qu’il désire. Face à face, il en oublie sa jambe cassée, ses douleurs dans son bras. Lentement, tendrement, il la possède. Elle se donne à lui, abandonnée dans ses bras, son lieu de plaisir remplit par ce sexe qu’elle aime. Lui, il lui parle, décrit sa maison sans trop donner de détail sur sa grandeur. Peu à peu, il parvient à faire fondre les réticences, s’écrouler les dernières barrières de Béatrice. Elle, elle se laisse bercer, se laisse convaincre par les douces paroles de son amant. Tous deux sentent le plaisir les rapprocher encore et encore. Ils sont emportés par cette vague, cette fracassante qui les envahit. Leur bouche soudée ensemble, ils laissent s’exprimer ce qu’ils ressentent dans leur corps, leurs âmes. Couchée sur lui, elle le bécote avec tendresse.
5年前