Une journée de rando avec Hortense
Ceci est une histoire fictive, écrite par un homme et narrée par un homme. L'exercice littéraire ici est d'écrire ensuite la même histoire mais narrée par une femme. Voici la première version. Désolé, c'est assez long à en venir au sexe et il n'y a aucune vulgarité dans le texte, pas de salope ni de chienne, juste un grand respect envers la Femme. J'espère que mon histoire plaira quand même à quelques uns.
Début septembre. Les journées sont encore assez longues et Evelyne Délia nous prévoit une journée très chaude avec risques d'orages en fin d'après-midi sur les reliefs de la commune des Contamines-Montjoie.
Mon annonce pour une randonnée au Lac Jovet a été publiée depuis mardi sur un compte Facebook dédié à la pratique de la montagne et les commentaires ont été nombreux et favorables.
Ce samedi nous devrions nous retrouver une petite vingtaine de personnes à partager un moment convivial de randonnée en montagne suivi d'un bon casse-croute avec spécialités locales. J'ai apporté pour l'occasion du pain que j'ai pétrie hier et cuit ce matin même à 5h, du vin rouge, un Beaume de Venise, et une sapinette de ce printemps, quelques rondelles de saucisson pour l’apéro…
C'est moi l'organisateur de la sortie, donc je me dirige en direction du parking de Notre Dame de la Gorge pour y être le premier et ainsi pouvoir accueillir tout le monde. J’ai vu un peu trop large en prévoyant ½ heure d’avance sur le rendez-vous. J’en profite pour finir de préparer mon sac à dos.
C’est bientôt l’heure du rendez-vous et personne n’est encore arrivé. Je vérifie sur mon compte Facebook si je ne me suis pas trompé en indiquant la date ou l’horaire ou encore sur le lieu du rencard. Pas d’erreur de ma part, par contre une dizaine de commentaires que je n’avais pas encore lus :
« Désolé, j’annule, trop chaud ! »
« Désolée, trop orageux ! »
« Désolés, trop tôt ! »
« Désolé, trop de dénivelé ! »
« … » et j’en passe.
Déception. Frustration. Ascenseur émotionnel. Finalement, il vaut mieux ne jamais compter sur les autres. Faire sa vie, si les gens nous suivent, tant mieux. Sinon, tant pis pour eux. Maintenant que je suis là, je ferai ma rando, même tout seul. J’hésite à reposer la bouteille de vin, mais non. J’ai le droit de me faire un petit plaisir, la tomme sans son vin rouge, c’est un sacrilège. Même si là, pour le moment, je n’ai pas le gout à ca. Je vide une partie de mes provisions et j’ai l’impression que mon cœur se vide en même temps que mon sac. Quel dommage, je me faisais une telle joie de commencer cette journée. Pourtant les conditions sont idylliques. Bah, n’y pense plus, tant pis pour eux.
Je ferme mon sac, le charge sur mon dos et règle les lanières. C’est parti pour 2h30 de montée dans un paysage à couper le souffle.
A peine deux enjambées, j’entends deux coups de klaxon brefs dans mon dos. Par reflexe, je me retourne et je vois à travers le pare-brise d’une Mini, des bras s’agiter en ma direction tout en essayant de manœuvrer un créneau. La propriétaire des bras et de la voiture sort la tête par la vitre et me lance un ‘Ivan ?’
Nom de dieu, qu’est ce qu’elle est belle !
‘C’est bien toi Ivan ?’
Je lui réponds après un temps de réaction bien trop long : ‘Oui pardon, c’est bien moi’
‘Désolée pour le retard. J’me gare et j’suis prête !’
Effectivement elle se gare et je l’observe à travers les vitres en train de s’agiter, cherchant des affaires dans la boite à gants, rassemblant des habits sur la banquette arrière, fouinant sous le siège passager…
‘2 secondes !!’
Quelle boule d’énergie ! j’aperçois ses cheveux raides noirs coupés aux épaules danser autour de ce si beau visage. Et je n’avais encore rien vu. La première partie de son corps à émerger de la voiture est sa jambe gauche. Une jambe…, une Jambe quoi ! Halée, galbée, texture parfaite, et surtout, interminable. J’ai l’impression de voir la scène au ralenti, comme dans les grands films américains où une superbe femme sort d’une voiture de sport. La jambe se dévoile de plus en plus, le genou est dehors, une bonne partie d’une cuisse absolument sublime est visible et ça continu à se dévoiler à moi. Toujours pas de tissu en vue. Il faut attendre d’apercevoir l’aine pour me rendre compte qu’elle porte un de ces mini-short, avec l’ouverture sur les côtés, qui ont été longtemps portés à l’armé, mais qui ont été relooké pour être portés par de jolies sportives aux jambes magnifiques.
Je fais connaissance avec sa jambe jumelle, qui, bien entendu, n’a rien à lui envier. Comment de ‘simples’ jambes peuvent nous mettre dans des états pareils. Je me sens con, partagé entre le sentiment de vouloir faire bonne impression au risque de ne pas savourer cette vision paradisiaque et celui de vouloir imprégner ma rétine de cette même vision au risque de passer pour un mateur et un pervers.
Elle se penche vers moi et m’embrasse énergiquement sur les deux joues, me sortant de ma stupeur. Tentant de me reprendre au plus vite, je simule des bruits de baisers, mais je ne suis pas du tout synchro puisqu’elle s’est déjà éloignée de mon visage au moment où mes bruitages se font entendre.
‘Hortense.’
C’est pas très original de répondre ‘enchanté’, mais j’ai pas eu le temps de trouver mieux. C’est déjà pas mal de ne pas avoir répondu bêtement ‘moi c’est Ivan’, vu qu’elle le sait déjà. Elle s’excuse de nouveau pour le retard. Je me dit qu’elle sort à peine du p’tit dej, qu’elle n’a pas eu le temps de s’habiller et qu’elle ne va pas tarder à enfiler un short moins ‘mini’, mais à ma grande surprise, elle mets son sac sur ses épaules en lâchant un bref et énergique ‘c’est parti !’
Un regard sur sa plaque d’immat pour avoir un sujet de conversation et je lui laisse deux pas d’avance avant de fermer la marche. C’est ce que font les accompagnateurs en montagne, ils ferment la marche, pour avoir un œil sur tout le monde. C’est également ce que font les vicieux qui veulent mater des beaux p’tits culs.
Je prends une grande inspiration. La journée s’annonce finalement très prometteuse. Tache de ne pas tout faire foirer Ivan.
Le début de la montée commence direct dans le dur, ancienne voie romaine, le chemin est large et nous marchons donc côte à côte, moi légèrement en arrière, espérant ainsi me rincer l’œil discrètement. Il fallait que je trouve quelque chose d’intéressant à dire, sans quoi les deux heures et demi de montée allait paraître longues. Ce que les femmes aiment avant tout, c’est la spontanéité, alors je me jette à l’eau. Après avoir reformulé seulement sept fois ma phrase dans ma tête, je lui demande :
‘En vacances dans le coin ?’
Bien joué, ça c’est original !
‘T’es immatriculée à Lyon alors …’
‘Oui je passe la semaine en chambre d’hôte à Megève.’
Bla bla bla, bla bla bla…
Vivement que le chemin devienne plus étroit pour que je sois obligé de marcher derrière elle. Pourvu que le chemin devienne plus raide pour avoir une vue en contre-plongée. J’ai honte, mais ses jambes me rendent dingue. Pas un poil, pas un bouton, pas une veine apparente. C’est dingues l’effet qu’elles ont sur moi. Et son cul…
‘Hein ?’
‘Quoi ? J’ai rien dit moi.’
‘Oui mais moi je viens de te poser une question !’
Quel abruti je fais quand même, c’est pas comme ça que je vais marquer des points auprès de la belle Hortense.
‘Désolé, j’étais dans mes pensées.’ J’espère que la mine déconfite que je lui fait l’attendrira un peu.
‘Et je peux savoir qu’elles sont tes pensées ?’
Bien sûr : la pensée libre dans les communautés Amish du sud de l’Azerbahidgan, la seconde loi de la thermodynamique et le principe d’antropie, ton joli p’tit cul…
‘T’es un marrant toi !’
Hein quoi ! J’étais pas censé avoir dit ça à haute voix ! Qu’est-ce que j’ai dit exactement ?
Je me reprend : ‘C’était quoi ta question ?’
‘T’es pas trop déçu que tout le monde se soit désisté pour la rando ?’
C’est le moment de la franchise :
‘T’es là, toi. C’est ce qui compte. Et on aura 75 cl d’un merveilleux Beaume de Venise année 2014 rien que pour nous ! Et pis j’ai ton sourire entièrement pour moi.’
‘Oh t’es trop chou !’
Bien joué p’tit gars, ça vaut au moins 3 points ça !
‘T’as vraiment amener du vin rouge ?’
Bon, un seul petit point, finalement…
‘C’est mon vin rouge préféré le Beaume de Venise !’
Va pour 1 point et demi…
Au final, j’étais plutôt soulagé que les autres participants se soient désistés, parce que là, dans la gente masculine, c’est carrément moi le plus sexy, le plus drôle et le plus séduisant. Et de loin. Pas de concurrence à l’horizon pour tenter de plaire à la belle et délicieuse Hortense. En espérant ne pas croiser ou se faire doubler par des trailers torse-nu, bronzés et le corps brillant de sueur, pleins de pectoraux et d’abdominaux. Je peux pas blairer les mecs qui ont plus de succès que moi. Surtout s’ils ont un sourire sans dent de devant ébréchée. Oui j’ai eu un petit accident de vélo quand j’étais gamin. J’ai perdu face à un muret de 60cm de hauteur.
Pour le moment, je fais de mon mieux pour faire connaissance avec Hortense, sans éveiller trop de soupçons. ‘Et toi, pas trop déçue ?’
‘Non, c’est dommage pour eux, surtout. Nous on va passer une putain de belle journée ! Et pis j’ai une bombe au poivre dans mon sac si jamais tu m’agresses !’
Ouf elle dit ça en rigolant.
‘C’est souvent un peu flippant pour une meuf de partir toute seule en montagne.’
Surtout les fesses à moitié à l’air…
‘Mais là ça va, t’es adorable et tu me défendrais si jamais je me faisais agressée !’
‘Sûrement pas, ça risque de faire chuter ma moyenne de vitesse…’
Elle a compris que je rigolais.
Elle se passe la main dans les cheveux pour les nouer au dessus de sa tête, laissant deux mèches brunes encadrer son doux visage de chaque côté. J’adore cette coupe de cheveux. J’adore ses épaules laissées libres par son débardeur. J’adore sa démarche. J’adore tout chez elle.
‘Je n’ai pas eu le temps de me peigner ce matin, me dit-elle. A peine eu le temps de me faire le maillot sous la douche.’
J’ai craché ce que j’étais en train de boire. ‘T’es sérieuse ?’. Simple sourire pour réponse. Elle m’aurait répondu, genre : tu verras bien par toi-même !, ben là je crois que j’aurais craqué mon caleçon. Faut pas qu’elle joue à ça, elle sait pas que je suis à fleur de peau là. Ça peut exploser à tout moment ! Et en plus j’aime bien le poivre, moi.
C’est étrange l’effet qu’elle a sur moi. Une puissante excitation, oui, mais un profond respect également. Sa beauté impose de nobles sentiments. J’ai envie d’elle, sexuellement, mais avec tendresse, passion, respect. Une baise propre, en quelque sorte. Je veux mes mains sur son corps, sur chaque creux, sur chaque bosses. Je m’imagine mes doigts en elle, sentir la chaude intérieure de son anatomie. Et me langue qui ….
‘Ils ont eu raison à la météo, il fait une chaleur à crever ! Et j’peux pas retirer plus de vêtement.’
Arrête chérie, j’ai pas besoin de ce genre d’allusion pour m’échauffer d’avantage.
‘J’ai de l’eau en rabe si besoin.’
Alors ça c’était nul. C’est comme ouvrir la porte du four pendant la cuisson d’un soufflé au fromage !
Mais ça fait tellement dragueur minable de répondre ‘Moi ça ne me dérange pas si tu retires des vêtements’. Pff, je préfère être minable tout court.
Le reste de la montée se déroule ponctuée de ‘pourvu’. Pourvu qu’il faille monter à des échelles, je la sécuriserai par-dessous. Pourvu qu’elle ait envie de se rafraichir dans le lac. Pourvu qu’elle ne flashe pas sur un autre randonneur. Pourvu que je lui plaise. Bref, tout ceci peut se résumer ainsi : pourvu que je m’la tape !
L’arrivée au Lac Jovet est splendide. Hortense est ravie et je suis ravi qu’elle soit ravie. Elle est toute excitée et ça aussi , ça me ravi. On se trouve un coin tranquille, surplombant légèrement le lac pour casser la croute. Je trouve une belle pierre plate posée à l’horizontal et je l’invite à s’y installer. Je m’installe sur une autre pierre beaucoup moins confortable mais posée juste en face d’elle.
Je change de t-shirt, en faisant bien attention de gonfler les pectoraux et de rentrer le ventre, et non pas l’inverse. ‘Baraque !’’ qu’elle me dit. ‘Salle de muscu les soirs en semaine ?’.
‘Non, bûcheronnage les week-end !’ C’est moins glamour, mais c’est plus vrai.
‘Cool, j’ai mon petit Rabolio à moi toute seule !’
‘Parce qu’en plus t’es cultivée ?’
‘Oui j’ai étudié Maurice Genevoix au lycée. D’ailleurs son bassin est pas loin d’ici.’
‘Oui, le bassin genevois. Ecoute, t’es superbement belle, t’es cultivée, mais un conseil, laisse l’humour aux autres…’
Elle me répond, faussement outrée, que je suis un ‘p’tit con’ et me balance ses chaussettes qu’elle venait de retirer. On rigole sincèrement, l’ambiance est détendue.
Je sors les verres, le vin, les rondelles de saucisson que je pose à côté d’elle, prétextant que c’est de la galanterie, mais la vérité c’est qu’à chaque fois que je me servirai, je serai obligé de me pencher vers elle. Je me demande si je ne suis pas un peu pervers sur les bords.
C’est l’heure de trinquer, au Beaume de Venise. Elle s’assoit en tailleur devant moi, me faisant face, et force est de constater que oui, elle s’est fait le maillot très récemment. Merci à l’inventeur des lunettes teintées, sans qui je ne me serai pas permis de mater aussi obstinément l’intérieur des cuisses de ma compagne.
Je trinque ‘à notre journée de rando’.
Elle trinque ‘au Lac Jovet’.
Je trinque ‘au Beaume de Venise, le meilleur vin du monde’.
Elle trinque ‘à nous deux’. Ça y est , elle l’a enfin dit. Alors je répète en faisant tinter nos verres en plastique l’un contre l’autre : ‘A nous deux !’
J’ai marqué des points avec le vin rouge, je l’ai impressionné en lui expliquant mes secrets pour réussir à faire son propre pain, je l’ai *****ée avec ma sapinette maison… bref, j’ai assuré comme une bête. Elle s’est régalée de toutes ces petites attentions culinaires que j’ai partagé avec elle, elle est de plus en plus à l’aise et décontractée avec moi et on apprends à se connaître d’avantage.
Plus ça va et plus je trouve cette fille absolument géniale, parfaite, envoutante, même si je sais que le phénomène de ‘halo’ n’y est pas pour rien dans tout ça.
C’est l’heure de la sieste, d’après elle. C’est bien, ça m’arrange : plus on tarde à redescendre, plus on tarde à se séparer. Elle commence à remonter le bas de son débardeur en l’enroulant vers l’intérieur et mon cœur s’emballe en pensant qu’elle va se dévoiler complètement et que l’on va franchir une étape supplémentaire dans notre complicité naissante. En fait, elle s’arrête juste en dessous de sa poitrine, se retourne et s’allonge sur sa pierre, comme une femelle caïman, mais bien plus sexy. Sur le ventre, elle lève le bassin de son lit minéral, fait un ourlet sur le haut de son mini-short, qui devient du coup, un micro-short, le réajuste en hauteur, puis se pose définitivement sur sa couche.
‘J’évite les marques de bronzage mal placée’ m’explique t-elle.
Je lui répond que c’est elle qui voit, mais ce que je vois, moi, est de plus en plus excitant. Son dos est à l’air, depuis son soutien-gorge en haut jusqu’à son short en bas, qu’elle a enroulé, exhibant d’avantage de hanches. Mais surtout, je gagne en surface de peau visible dans la partie des membres inférieurs. Le micro-short a été réajusté vers le haut, laissant largement apparaitre la jonction entre les jambes et les fesses, ce fameux ‘bourrelet’ si excitant sur les femmes bien foutues. Et moi, quand je vois ça, ça me rend dingue, et je donnerais ma main à couper qu’elle le sait très bien, et elle sait que je la regarde sans ménagement maintenant qu’elle est à plat ventre et que nos regards ne se croiseront pas.
Ça fait quelques minutes qu’elle est allongée, elle me demande : ‘Et toi, tu fais quoi là ?’
‘Je remballe mes affaires et j’entame la descente.’
La réaction est à la hauteur de mes espérances : ‘Hein ! Quoi ? Mais non, déconne pas ! Attends moi ! Pis non, on va pas repartir tout de suite…’
Elle a vite compris quand elle a vu mon sourire satisfait. ‘Putain, t’es con. J’y ai vraiment cru !’
‘Détends toi et profites, on a largement le temps.’
Ce qu’elle fit. Je vis ses muscles se détendre, son corps prendre place sur la pierre chaude et sa respiration de faire plus douce. ‘On est trop bien là…’
Il sera bientôt temps pour moi de tenter ma chance. Une approche en douceur, en faisant glisser lentement une main sur le creux de son dos, en bas, juste au dessus du short. Pression faible pour commencer, semblable à un effeuillage. Tout le long du dos, suivant sa colonne vertébrale, quelques fois avec le revers des doigts pour être encore plus doux. Si je ne me suis pas pris une baffe, j’augmente la pression, avec la paume des mains, un pouce de chaque côté de la colonne, remontant vers sa nuque et faire pression à la base de la boîte crânienne, puis massage des trapèzes, effeuillage des bras jusqu’à un massage des mains. Retour sur le dos, toujours en passant par le cou, la nuque, la dorsale, pour effectuer une pression forte, au dessus du bassin, dans la zone lombaire. Si ça lui plait, je pose une main sur son mollet, rudement éprouvé par la montée. Les pressions du pouce sur les mollets permettent de détendre les muscles après l’effort.
Après la détente, l’excitation. Je remonte ma main sur son genou, puis sur l’intérieure de la cuisse jusqu’à la glisser sous le short en effleurant brièvement son intimité. Après quelques aller-retour entre sa cuisse et son sexe, je vise pour qu’un doigt glisse sous la culotte et pénètre à l’intérieure de …
‘Alors tu fais quoi là ?’
‘Je dessine. Une croquis vite fait du col du Bonhomme.’
‘Moi, j’ai la flemme de croquer, je suis trop bien installée là…’
‘C’est pour ça que je préfère dessiner avant de me poser.’
‘Pourquoi tu ne me dessines pas moi ?’
‘Tu veux que je dessine quoi ? Tes fesses ?’
‘Pourquoi pas, oui. Comme ça je verrai à quoi elles ressemblent mes fesses.’
‘Elles sont sublimes. Mais allez, chiche, je m’lance !’
Là, j’ai la pression ! Alors je me suis appliqué à lui faire la plus belle paires de fesses du monde entier.
‘Est-ce que je dois aussi dessiner le persil qui dépasse du panier ?’
Elle mets quelques secondes à comprendre puis a la même réaction que précédemment. Elle se cache les fesses par reflexe et hurle : ‘Hein ! Quoi ? Mais non, y a rien qui dépasse !
‘Mais non, j’te fais marcher, t’es parfaite !’
‘Putain, la peur que tu m’as faites. J’aurai eu le honte de ma vie si ç’avait été vrai. Je m’en serait jamais remise !
Je m’excuse pour cette blague de merde et elle s’appaise de nouveau. J’ai terminé mon esquisse de ma divine Hortense alors je commence à ranger mes affaires de dessin et m’apprête mentalement à venir la rejoindre sur sa pierre de luxure. C’est malheureusement le moment que choisi un nuage pour nous cacher les rayons du soleil. On lève la tête par reflexe pour nous apercevoir que le nuage est très noir et que l’orage a de l’avance sur son horaire. Et merde, j’aurai dû attaquer plus tôt. On plie nos affaires en toute hâte et on entame la descente. Il faut bien avouer que le contraste créé par les nuages d’orage sublimait encore d’avantage ce paysage déjà magnifique. Nous sommes partagés entre angoisse et fascination. Notre pas est rapide, mais lorsque le terrain est plus facile, nous en profitons pour nous immergés dans l’ambiance très spéciale qui précède les orages, une ambiance, chargée, électrique et intense. Nous sentons que quelque chose se prépare.
Nous dépassons le refuge de la Balme, dernier abri possible avant un bon bout de temps, estimant que l’orage nous laisserait rejoindre nos voitures avant d’éclater. Ensuite viens la longue et ennuyeuse partie plate, dernier tronçon totalement à découvert. Les premiers coups de tonnerre commencent à se faire entendre et à résonner dans toute la vallée. Les éclairs illuminent les nuages au dessus des falaises surplombant le lac où nous avons déjeuné. On entre dans la forêt, loin de se sentir protégés. L’air de rien, on n’en mène pas large. Le danger est réel. En traversant le pont romain, on se trouve déséquilibrés par une forte bise venant des sommets et glissant inexorablement le long de la gorge.
Il faut accélérer le pas et on se mets à courir lorsque les premières gouttes nous atteignent, grosses, lourdes et violents, pleines de ressentiments. Il faut se rendre à l’évidence, c’est foutu pour mon plan cul. En moins de vingt secondes, on se retrouve complètement trempés. La pluie traverse nos vêtements et nos chaussures. Se mettre à l’abri ne sert plus à rien, les feuilles des arbres ne temporisent plus la chute des gouttes vers le sol et il n’y a plus de bâtiment avant l’église.
Il fait froid maintenant alors que à peine une demi heure avant, nous étouffions sous la chaleur estivale. Hortense n’est pas au mieux et moi non plus. Nous courrons d’un pas soutenu et depuis pas mal de temps déjà. Respirer l’air froid à plein poumon nous brûle la poitrine à chaque inspiration. Je tâche de l’encourager, de la féliciter et de la réconforter. J’ai peur que cet évènement ne balai dans son esprit les bons moments que l’on vient passer ensemble.
5 minutes avant d’arriver aux voitures, je lui explique mon plan. Pas le plan cul, l’autre. Qu’il reste environ 5 minutes à courir, que quelques mètres avant le parking, j’accélérerai et qu’il ne fallait pas qu’elle en fasse autant. J’ai un fourgon aménagé et j’ai eu de la change, en arrivant tôt, de pouvoir me garer sur les places le plus proche du chemin. Je prendrai quelques mètres d’avance pour avoir le temps de lui ouvrir la portière latérale, lui évitant de stagner sous l’averse.
Dès que j’accélère, il faut qu’elle commence à dessangler son sac à dos et à le porter sur une épaule, tout ça en continuant à courir. Dès qu’elle arrive, je lui ouvre la porte, elle me jette son sac, s’assoit sur le banc et retire tout de suite ses chaussures et ses chaussettes.
‘J’ai tout ce qu’il faut dans le fourgon, je lui dis. Y a une serviette propre pour te sécher et du rechange. Dans ta Mini, tu n’auras pas la place de bouger pour te changer. On se mets à l’abri dans mon fourgon, tu te sèches et pendant ce temps, je te prépare une boisson chaude. C’est compris ?’
Je crois que je me suis un peu trop emballé, car elle me répond par un ‘Oui, Chef !’ Mais malgré sa moquerie, je perçoit dans ses yeux qu’elle me remercie à l’avance.
Nous approchons du parking, je fait signe à Hortense que c’est le moment et j’accélère mon pas, comme prévu. Et comme prévu, tout se passe bien. Elle me balance son sac et déboule comme une furie dans le fourgon. A mon tour, je balance les deux sacs à l’arrière du fourgon, me glisse à l’intérieur et referme la porte latérale coulissante pour ne pas laisser l’air froids ni la pluie entrer dans l’habitacle.
J’allume une lampe à LED que j’éloigne de nous pour une lumière plus tamisée et j’en allume une autre mais sur le mode d’éclairage rouge.
‘Ça fait une ambiance plus chaleureuse !’ je lui hurle pour couvrir le son de la pluie sur les tôles. Elle me répond que ça fait surtout une ambiance plus ‘maison close’. Elle a pas tort. Et on éclate de rire, mais je remet quand même la lampe dans son mode de lumière blanche.
Hortense est frigorifiée et je l’entend claquer des dents. Elle est gelée et complètement trempée. Elle m’obéit en délassant sa chaussure gauche et je m’occupe de l’aider en lui retirant sa chaussure et chaussette droite, puis je balance le tout à l’arrière. Je fais de même avec mes chaussures.
Je sors une serviette d’un tiroir et lui demande de se redresser vers moi pour lui sécher les bras, un à un, jusqu’aux épaules. J’essaie de ne pas être trop brusque en frottant la serviette contre sa peau, mais en essayant d’être efficace tout de même. Ma méthode n’a pas l’air de lui déplaire, elle ferme les yeux, se relaxe, se laisse aller entièrement à moi. Ensuite, je l’enveloppe dans la serviette pour lui sécher le ventre et le dos simultanément mais son t-shirt est trop trempé et l’effet de bien être disparaît dès que le tissu vient se coller contre la peau.
‘Désolé, mais vaut mieux que tu enlèves ton débardeur complètement, tu te sentiras mieux. J’ai du rechange. Porter un vêtement mouillé, c’est pire que tout.’
Tout le monde sait comme c’est difficile de retirer un maillot humide, alors il a fallu que je lui donne la main. Je prends le débardeur par en bas et le tire vers le haut, comme deux personnes qui vont bientôt baiser. Son corps magnifique en mini-short et soutif, ça en exciterait plus d’un ! Ce n’est pas le moment de me perdre dans mes phantasmes, elle est gelée et attend que je m’occupe d’elle. Je continu de lui éponger le torse, le ventre, la poitrine, les épaules…. Je suis dans un tel état d’excitation que les vêtements vont sécher tout seuls !
Après m’être assuré que tout était sec en haut, je lui sors une couverture et lui couvre les épaules, écartant ses cheveux mouillés pour ne pas qu’ils soient en contact avec sa nuque. J’en profite pour essorer son débardeur et le fait sécher sur un tendeur à l’arrière du fourgon.
Place aux jambes ! Je m’attelle, une fois lui avoir demandé de s’assoir, à bien lui sécher les pieds, même entre les orteils, et en pressant bien les plantes pour lui faire un effet de massage. Ça a l’air de faire son petit effet. ‘C’est super agréable…’
Ensuite je remonte, pas à pas. Les mollets, les genoux, les cuisses… Ahhhh les cuisses ! Quelles merveilles ! J’ai le nez bien dessus et je les trouve absolument divines, parfaites, excitantes, aussi bien dans leur forme que dans leur texture, que dans leur senteur.
Elle se mets debout comme elle peut, penchée en avant à cause du manque de hauteur sous plafond. Je la sèche de partout, à l’intérieur des cuisses, je remonte sous le short pour éponger les fesses. J’ai beau ne pas toucher sa peau directement, mais seulement à travers la serviette, ça me fait carrément de l’effet d’avoir mon visage au niveau de ses fesses.
Le tissu trempé du short vient se recoller immédiatement sur la peau dès je termine. En feignant une grimace de fausse condescendance, je lui annonce qu’elle serait mieux en retirant son short également. ‘Vraiment, faut pas garder un vêtement humide. Je t’assure, c’est pas bon.’ A genoux devant elle, je fais glisser le tissu le long de ses jambes jusqu’à ses chevilles et elle lève un pied après l’autre pour s’en débarrasser.
Ça y est ! Je n’arrive toujours pas à y croire mais Hortense est là, devant moi, en soutif et en string. Quelle déesse. Mais il faut que je finisse ce que j’ai commencé. Les cuisses sont déjà sèches mais les fesses ont été réhumidifiées par le short mouillé alors je m’attache à correctement les lui sécher, délicatement, jusqu’entre les fesses. J’aime le travail bien fait. J’englobe une cuisse avec la serviette et tapote en remontant, allant jusqu’à imprimer un légère pression sur ses lèvres intimes, que je sens à travers les tissus.
Putain, j’en peux plus moi !
‘C’est bon, t’es toute sèche !’
‘Pas de partout non…’
Je lui dis qu’elle peut s’assoir sur le matelas et qu’elle se couvre bien avec la couverture pour se réchauffer. Elle se met dans l’angle, en position tailleur. Elle ne tremble plus, ne claque plus des dents et son visage à l’air détendu.
‘T’as assuré grave ! elle me dit. Merci.’
Je lui répond par un simple sourire puis ramasse son mini-short, l’essort et me retourne pour l’étendre, juste à côté du débardeur. Quand je lui fais de nouveau face, elle me sourie en me tendant quelque chose du bout du bras. Un soutien-gorge noir.
‘Tiens, s’il te plait, il est trempé aussi, c’est plus agréable sans.’
Craque pas Ivan, fait comme si c’était habituelle qu’une méga bombasse atomique se dessape devant toi. Je sourie, et de nouveau me retourne vers l’arrière du fourgon pour jouer les femmes de ménage. De nouveau je me retourne vers elle et de nouveau elle me tend un objet à bout de bras.
‘Je ne fais que suivre tes conseils. Et tu as raison, faut pas garder des habits mouillés. Et celui-ci est encore plus mouillé que les autres, va savoir pourquoi...'
Je sourie de nouveau, mais cette fois je n’arrive pas à cacher la lubricité qui m’envahie. Putain ce que j’ai envie d’elle ! Et là, honnêtement, je pense que tous les signaux sont au vert, ce n’est pas impossible que j’assouvisse mes phantasmes. J’accroche le string sur l’étendage improvisé et elle me dit que je devrais facilement trouver une place pour lui. Effectivement, il n’y a vraiment pas beaucoup de tissu. Cette fois ci, je ne vois vraiment pas ce qu’elle pourrait me tendre d’autre.
‘J’te prépare une boisson chaude et je suis à toi.’ Je me rend compte trop tard de l’ambivalence de ma phrase.
‘Tu t’es déjà très bien occupé de moi, j’me sens trop bien. Mets toi au sec et on verra ensuite.’
Elle a raison. Je mets l’eau à chauffer sur le réchaud de bivouac et je retire mon t-shirt. Mon bermuda est dégoulinant et va rejoindre le reste au fond du fourgon. La pluie martèle les tôles du fourgon alors je hausse la voix pour lui demander si elle apprécie le cappuccino.
‘Sérieux ? Tu peux me faire un cappuccino ? Trop la classe !’
Je ne sais pas si je tremble de froid ou de désire sexuel mais c’est pratique pour faire une belle mousse au cappuccino. Elle goute et son visage en dit plus que des paroles. Je profite qu’elle boive pour me sécher un peu. Quand elle fini sa tasse, je lui demande comment elle se sent.
‘Trop trop bien ! Comme après une bonne douche chaude.’
Ouf, elle gardera un bon souvenir de la journée.
‘Toi aussi, ça a l’air d’aller !’
‘Qu’est ce qui te fait dire ça ?’
‘Ben… les traits de ton visage sont détendus… et ceux de ton caleçon, au contraire, sont très tendus !’ Et elle pouffe de rire.
‘Et merde, j’suis désolé. Mais depuis que je t’ai vu sortir de ta voiture, j’ai été envouté. Tu me fais un effet de dingue. T’es la fille la plus belle et intéressante que j’ai connu. Tu m’as retourné le cerveau. Chaque fois que je pose les yeux sur toi, tu peux pas savoir l’effet que ça me fait.’
‘Tiens en parlant de ça, faut que je te dise que tes lunettes de soleil ne sont pas suffisamment opaque, on voit où se pose ton regards. Je dis ça pour ce midi surtout.’
‘Ben ça y est, j’suis démasqué. Maintenant tu sais ce que je ressens pour toi. Tu m’attires énormément. Alors là, d’avoir parcouru ton corps pour te sécher et maintenant, de te savoir entièrement nue sous ta couverture, ben ça me fait un putain d’effet !’
‘Oui je vois ça !’
‘Je suis désolé, j’ai honte.’
‘Mais non, c’est trop chou au contraire. Et pis dans ce cas, moi aussi je devrais avoir honte.’
‘Ah oui ? Explique.’
‘Ben, pendant que tu me préparais le cappuccino, et ben…’
Pour la première fois de la journée, elle semblait hésitante, presque gênée.
‘… pendant que tu me préparais à boire, je me suis caressée.’
‘Eh putain, tu te rends pas compte de ce que ça provoque chez moi que tu me dises ça ! J’en tremble. Je suis émotif moi !’
C’est vrai, je tremble.
‘Tes petites attentions m’ont attendrie. Et quand tu m’as frotté sur tout le corps… whoua, c’était fabuleux ! Alors quand je t’ai vu en caleçon, en train de t’activer pour moi, j’ai pas pu résister. Au début, j’ai juste posé ma main entre mes cuisses, et petit à petit, je me suis mise à me caresser, cachée par la couverture. C’était encore plus excitant de faire ça sous ton nez, pouvant être surprise à tout moment. Je me suis même glissé deux doigts à l’intérieur. Ils y sont encore…’
‘T’es allé jusqu’à l’orgasme ?’
‘Non, à deux doigts, je t’ai dis. Je…je me disais que j’aimerai bien que ça soit tes doigts à toi qui m’y amène. Ou ta langue. Ou le machin, là, qui déforme ton caleçon ! J’ai envie de toi Ivan !’
Fin de la première partie. La suite arrive bientôt, elle est déjà écrite, juste le temps que je la retranscrive.
Début septembre. Les journées sont encore assez longues et Evelyne Délia nous prévoit une journée très chaude avec risques d'orages en fin d'après-midi sur les reliefs de la commune des Contamines-Montjoie.
Mon annonce pour une randonnée au Lac Jovet a été publiée depuis mardi sur un compte Facebook dédié à la pratique de la montagne et les commentaires ont été nombreux et favorables.
Ce samedi nous devrions nous retrouver une petite vingtaine de personnes à partager un moment convivial de randonnée en montagne suivi d'un bon casse-croute avec spécialités locales. J'ai apporté pour l'occasion du pain que j'ai pétrie hier et cuit ce matin même à 5h, du vin rouge, un Beaume de Venise, et une sapinette de ce printemps, quelques rondelles de saucisson pour l’apéro…
C'est moi l'organisateur de la sortie, donc je me dirige en direction du parking de Notre Dame de la Gorge pour y être le premier et ainsi pouvoir accueillir tout le monde. J’ai vu un peu trop large en prévoyant ½ heure d’avance sur le rendez-vous. J’en profite pour finir de préparer mon sac à dos.
C’est bientôt l’heure du rendez-vous et personne n’est encore arrivé. Je vérifie sur mon compte Facebook si je ne me suis pas trompé en indiquant la date ou l’horaire ou encore sur le lieu du rencard. Pas d’erreur de ma part, par contre une dizaine de commentaires que je n’avais pas encore lus :
« Désolé, j’annule, trop chaud ! »
« Désolée, trop orageux ! »
« Désolés, trop tôt ! »
« Désolé, trop de dénivelé ! »
« … » et j’en passe.
Déception. Frustration. Ascenseur émotionnel. Finalement, il vaut mieux ne jamais compter sur les autres. Faire sa vie, si les gens nous suivent, tant mieux. Sinon, tant pis pour eux. Maintenant que je suis là, je ferai ma rando, même tout seul. J’hésite à reposer la bouteille de vin, mais non. J’ai le droit de me faire un petit plaisir, la tomme sans son vin rouge, c’est un sacrilège. Même si là, pour le moment, je n’ai pas le gout à ca. Je vide une partie de mes provisions et j’ai l’impression que mon cœur se vide en même temps que mon sac. Quel dommage, je me faisais une telle joie de commencer cette journée. Pourtant les conditions sont idylliques. Bah, n’y pense plus, tant pis pour eux.
Je ferme mon sac, le charge sur mon dos et règle les lanières. C’est parti pour 2h30 de montée dans un paysage à couper le souffle.
A peine deux enjambées, j’entends deux coups de klaxon brefs dans mon dos. Par reflexe, je me retourne et je vois à travers le pare-brise d’une Mini, des bras s’agiter en ma direction tout en essayant de manœuvrer un créneau. La propriétaire des bras et de la voiture sort la tête par la vitre et me lance un ‘Ivan ?’
Nom de dieu, qu’est ce qu’elle est belle !
‘C’est bien toi Ivan ?’
Je lui réponds après un temps de réaction bien trop long : ‘Oui pardon, c’est bien moi’
‘Désolée pour le retard. J’me gare et j’suis prête !’
Effectivement elle se gare et je l’observe à travers les vitres en train de s’agiter, cherchant des affaires dans la boite à gants, rassemblant des habits sur la banquette arrière, fouinant sous le siège passager…
‘2 secondes !!’
Quelle boule d’énergie ! j’aperçois ses cheveux raides noirs coupés aux épaules danser autour de ce si beau visage. Et je n’avais encore rien vu. La première partie de son corps à émerger de la voiture est sa jambe gauche. Une jambe…, une Jambe quoi ! Halée, galbée, texture parfaite, et surtout, interminable. J’ai l’impression de voir la scène au ralenti, comme dans les grands films américains où une superbe femme sort d’une voiture de sport. La jambe se dévoile de plus en plus, le genou est dehors, une bonne partie d’une cuisse absolument sublime est visible et ça continu à se dévoiler à moi. Toujours pas de tissu en vue. Il faut attendre d’apercevoir l’aine pour me rendre compte qu’elle porte un de ces mini-short, avec l’ouverture sur les côtés, qui ont été longtemps portés à l’armé, mais qui ont été relooké pour être portés par de jolies sportives aux jambes magnifiques.
Je fais connaissance avec sa jambe jumelle, qui, bien entendu, n’a rien à lui envier. Comment de ‘simples’ jambes peuvent nous mettre dans des états pareils. Je me sens con, partagé entre le sentiment de vouloir faire bonne impression au risque de ne pas savourer cette vision paradisiaque et celui de vouloir imprégner ma rétine de cette même vision au risque de passer pour un mateur et un pervers.
Elle se penche vers moi et m’embrasse énergiquement sur les deux joues, me sortant de ma stupeur. Tentant de me reprendre au plus vite, je simule des bruits de baisers, mais je ne suis pas du tout synchro puisqu’elle s’est déjà éloignée de mon visage au moment où mes bruitages se font entendre.
‘Hortense.’
C’est pas très original de répondre ‘enchanté’, mais j’ai pas eu le temps de trouver mieux. C’est déjà pas mal de ne pas avoir répondu bêtement ‘moi c’est Ivan’, vu qu’elle le sait déjà. Elle s’excuse de nouveau pour le retard. Je me dit qu’elle sort à peine du p’tit dej, qu’elle n’a pas eu le temps de s’habiller et qu’elle ne va pas tarder à enfiler un short moins ‘mini’, mais à ma grande surprise, elle mets son sac sur ses épaules en lâchant un bref et énergique ‘c’est parti !’
Un regard sur sa plaque d’immat pour avoir un sujet de conversation et je lui laisse deux pas d’avance avant de fermer la marche. C’est ce que font les accompagnateurs en montagne, ils ferment la marche, pour avoir un œil sur tout le monde. C’est également ce que font les vicieux qui veulent mater des beaux p’tits culs.
Je prends une grande inspiration. La journée s’annonce finalement très prometteuse. Tache de ne pas tout faire foirer Ivan.
Le début de la montée commence direct dans le dur, ancienne voie romaine, le chemin est large et nous marchons donc côte à côte, moi légèrement en arrière, espérant ainsi me rincer l’œil discrètement. Il fallait que je trouve quelque chose d’intéressant à dire, sans quoi les deux heures et demi de montée allait paraître longues. Ce que les femmes aiment avant tout, c’est la spontanéité, alors je me jette à l’eau. Après avoir reformulé seulement sept fois ma phrase dans ma tête, je lui demande :
‘En vacances dans le coin ?’
Bien joué, ça c’est original !
‘T’es immatriculée à Lyon alors …’
‘Oui je passe la semaine en chambre d’hôte à Megève.’
Bla bla bla, bla bla bla…
Vivement que le chemin devienne plus étroit pour que je sois obligé de marcher derrière elle. Pourvu que le chemin devienne plus raide pour avoir une vue en contre-plongée. J’ai honte, mais ses jambes me rendent dingue. Pas un poil, pas un bouton, pas une veine apparente. C’est dingues l’effet qu’elles ont sur moi. Et son cul…
‘Hein ?’
‘Quoi ? J’ai rien dit moi.’
‘Oui mais moi je viens de te poser une question !’
Quel abruti je fais quand même, c’est pas comme ça que je vais marquer des points auprès de la belle Hortense.
‘Désolé, j’étais dans mes pensées.’ J’espère que la mine déconfite que je lui fait l’attendrira un peu.
‘Et je peux savoir qu’elles sont tes pensées ?’
Bien sûr : la pensée libre dans les communautés Amish du sud de l’Azerbahidgan, la seconde loi de la thermodynamique et le principe d’antropie, ton joli p’tit cul…
‘T’es un marrant toi !’
Hein quoi ! J’étais pas censé avoir dit ça à haute voix ! Qu’est-ce que j’ai dit exactement ?
Je me reprend : ‘C’était quoi ta question ?’
‘T’es pas trop déçu que tout le monde se soit désisté pour la rando ?’
C’est le moment de la franchise :
‘T’es là, toi. C’est ce qui compte. Et on aura 75 cl d’un merveilleux Beaume de Venise année 2014 rien que pour nous ! Et pis j’ai ton sourire entièrement pour moi.’
‘Oh t’es trop chou !’
Bien joué p’tit gars, ça vaut au moins 3 points ça !
‘T’as vraiment amener du vin rouge ?’
Bon, un seul petit point, finalement…
‘C’est mon vin rouge préféré le Beaume de Venise !’
Va pour 1 point et demi…
Au final, j’étais plutôt soulagé que les autres participants se soient désistés, parce que là, dans la gente masculine, c’est carrément moi le plus sexy, le plus drôle et le plus séduisant. Et de loin. Pas de concurrence à l’horizon pour tenter de plaire à la belle et délicieuse Hortense. En espérant ne pas croiser ou se faire doubler par des trailers torse-nu, bronzés et le corps brillant de sueur, pleins de pectoraux et d’abdominaux. Je peux pas blairer les mecs qui ont plus de succès que moi. Surtout s’ils ont un sourire sans dent de devant ébréchée. Oui j’ai eu un petit accident de vélo quand j’étais gamin. J’ai perdu face à un muret de 60cm de hauteur.
Pour le moment, je fais de mon mieux pour faire connaissance avec Hortense, sans éveiller trop de soupçons. ‘Et toi, pas trop déçue ?’
‘Non, c’est dommage pour eux, surtout. Nous on va passer une putain de belle journée ! Et pis j’ai une bombe au poivre dans mon sac si jamais tu m’agresses !’
Ouf elle dit ça en rigolant.
‘C’est souvent un peu flippant pour une meuf de partir toute seule en montagne.’
Surtout les fesses à moitié à l’air…
‘Mais là ça va, t’es adorable et tu me défendrais si jamais je me faisais agressée !’
‘Sûrement pas, ça risque de faire chuter ma moyenne de vitesse…’
Elle a compris que je rigolais.
Elle se passe la main dans les cheveux pour les nouer au dessus de sa tête, laissant deux mèches brunes encadrer son doux visage de chaque côté. J’adore cette coupe de cheveux. J’adore ses épaules laissées libres par son débardeur. J’adore sa démarche. J’adore tout chez elle.
‘Je n’ai pas eu le temps de me peigner ce matin, me dit-elle. A peine eu le temps de me faire le maillot sous la douche.’
J’ai craché ce que j’étais en train de boire. ‘T’es sérieuse ?’. Simple sourire pour réponse. Elle m’aurait répondu, genre : tu verras bien par toi-même !, ben là je crois que j’aurais craqué mon caleçon. Faut pas qu’elle joue à ça, elle sait pas que je suis à fleur de peau là. Ça peut exploser à tout moment ! Et en plus j’aime bien le poivre, moi.
C’est étrange l’effet qu’elle a sur moi. Une puissante excitation, oui, mais un profond respect également. Sa beauté impose de nobles sentiments. J’ai envie d’elle, sexuellement, mais avec tendresse, passion, respect. Une baise propre, en quelque sorte. Je veux mes mains sur son corps, sur chaque creux, sur chaque bosses. Je m’imagine mes doigts en elle, sentir la chaude intérieure de son anatomie. Et me langue qui ….
‘Ils ont eu raison à la météo, il fait une chaleur à crever ! Et j’peux pas retirer plus de vêtement.’
Arrête chérie, j’ai pas besoin de ce genre d’allusion pour m’échauffer d’avantage.
‘J’ai de l’eau en rabe si besoin.’
Alors ça c’était nul. C’est comme ouvrir la porte du four pendant la cuisson d’un soufflé au fromage !
Mais ça fait tellement dragueur minable de répondre ‘Moi ça ne me dérange pas si tu retires des vêtements’. Pff, je préfère être minable tout court.
Le reste de la montée se déroule ponctuée de ‘pourvu’. Pourvu qu’il faille monter à des échelles, je la sécuriserai par-dessous. Pourvu qu’elle ait envie de se rafraichir dans le lac. Pourvu qu’elle ne flashe pas sur un autre randonneur. Pourvu que je lui plaise. Bref, tout ceci peut se résumer ainsi : pourvu que je m’la tape !
L’arrivée au Lac Jovet est splendide. Hortense est ravie et je suis ravi qu’elle soit ravie. Elle est toute excitée et ça aussi , ça me ravi. On se trouve un coin tranquille, surplombant légèrement le lac pour casser la croute. Je trouve une belle pierre plate posée à l’horizontal et je l’invite à s’y installer. Je m’installe sur une autre pierre beaucoup moins confortable mais posée juste en face d’elle.
Je change de t-shirt, en faisant bien attention de gonfler les pectoraux et de rentrer le ventre, et non pas l’inverse. ‘Baraque !’’ qu’elle me dit. ‘Salle de muscu les soirs en semaine ?’.
‘Non, bûcheronnage les week-end !’ C’est moins glamour, mais c’est plus vrai.
‘Cool, j’ai mon petit Rabolio à moi toute seule !’
‘Parce qu’en plus t’es cultivée ?’
‘Oui j’ai étudié Maurice Genevoix au lycée. D’ailleurs son bassin est pas loin d’ici.’
‘Oui, le bassin genevois. Ecoute, t’es superbement belle, t’es cultivée, mais un conseil, laisse l’humour aux autres…’
Elle me répond, faussement outrée, que je suis un ‘p’tit con’ et me balance ses chaussettes qu’elle venait de retirer. On rigole sincèrement, l’ambiance est détendue.
Je sors les verres, le vin, les rondelles de saucisson que je pose à côté d’elle, prétextant que c’est de la galanterie, mais la vérité c’est qu’à chaque fois que je me servirai, je serai obligé de me pencher vers elle. Je me demande si je ne suis pas un peu pervers sur les bords.
C’est l’heure de trinquer, au Beaume de Venise. Elle s’assoit en tailleur devant moi, me faisant face, et force est de constater que oui, elle s’est fait le maillot très récemment. Merci à l’inventeur des lunettes teintées, sans qui je ne me serai pas permis de mater aussi obstinément l’intérieur des cuisses de ma compagne.
Je trinque ‘à notre journée de rando’.
Elle trinque ‘au Lac Jovet’.
Je trinque ‘au Beaume de Venise, le meilleur vin du monde’.
Elle trinque ‘à nous deux’. Ça y est , elle l’a enfin dit. Alors je répète en faisant tinter nos verres en plastique l’un contre l’autre : ‘A nous deux !’
J’ai marqué des points avec le vin rouge, je l’ai impressionné en lui expliquant mes secrets pour réussir à faire son propre pain, je l’ai *****ée avec ma sapinette maison… bref, j’ai assuré comme une bête. Elle s’est régalée de toutes ces petites attentions culinaires que j’ai partagé avec elle, elle est de plus en plus à l’aise et décontractée avec moi et on apprends à se connaître d’avantage.
Plus ça va et plus je trouve cette fille absolument géniale, parfaite, envoutante, même si je sais que le phénomène de ‘halo’ n’y est pas pour rien dans tout ça.
C’est l’heure de la sieste, d’après elle. C’est bien, ça m’arrange : plus on tarde à redescendre, plus on tarde à se séparer. Elle commence à remonter le bas de son débardeur en l’enroulant vers l’intérieur et mon cœur s’emballe en pensant qu’elle va se dévoiler complètement et que l’on va franchir une étape supplémentaire dans notre complicité naissante. En fait, elle s’arrête juste en dessous de sa poitrine, se retourne et s’allonge sur sa pierre, comme une femelle caïman, mais bien plus sexy. Sur le ventre, elle lève le bassin de son lit minéral, fait un ourlet sur le haut de son mini-short, qui devient du coup, un micro-short, le réajuste en hauteur, puis se pose définitivement sur sa couche.
‘J’évite les marques de bronzage mal placée’ m’explique t-elle.
Je lui répond que c’est elle qui voit, mais ce que je vois, moi, est de plus en plus excitant. Son dos est à l’air, depuis son soutien-gorge en haut jusqu’à son short en bas, qu’elle a enroulé, exhibant d’avantage de hanches. Mais surtout, je gagne en surface de peau visible dans la partie des membres inférieurs. Le micro-short a été réajusté vers le haut, laissant largement apparaitre la jonction entre les jambes et les fesses, ce fameux ‘bourrelet’ si excitant sur les femmes bien foutues. Et moi, quand je vois ça, ça me rend dingue, et je donnerais ma main à couper qu’elle le sait très bien, et elle sait que je la regarde sans ménagement maintenant qu’elle est à plat ventre et que nos regards ne se croiseront pas.
Ça fait quelques minutes qu’elle est allongée, elle me demande : ‘Et toi, tu fais quoi là ?’
‘Je remballe mes affaires et j’entame la descente.’
La réaction est à la hauteur de mes espérances : ‘Hein ! Quoi ? Mais non, déconne pas ! Attends moi ! Pis non, on va pas repartir tout de suite…’
Elle a vite compris quand elle a vu mon sourire satisfait. ‘Putain, t’es con. J’y ai vraiment cru !’
‘Détends toi et profites, on a largement le temps.’
Ce qu’elle fit. Je vis ses muscles se détendre, son corps prendre place sur la pierre chaude et sa respiration de faire plus douce. ‘On est trop bien là…’
Il sera bientôt temps pour moi de tenter ma chance. Une approche en douceur, en faisant glisser lentement une main sur le creux de son dos, en bas, juste au dessus du short. Pression faible pour commencer, semblable à un effeuillage. Tout le long du dos, suivant sa colonne vertébrale, quelques fois avec le revers des doigts pour être encore plus doux. Si je ne me suis pas pris une baffe, j’augmente la pression, avec la paume des mains, un pouce de chaque côté de la colonne, remontant vers sa nuque et faire pression à la base de la boîte crânienne, puis massage des trapèzes, effeuillage des bras jusqu’à un massage des mains. Retour sur le dos, toujours en passant par le cou, la nuque, la dorsale, pour effectuer une pression forte, au dessus du bassin, dans la zone lombaire. Si ça lui plait, je pose une main sur son mollet, rudement éprouvé par la montée. Les pressions du pouce sur les mollets permettent de détendre les muscles après l’effort.
Après la détente, l’excitation. Je remonte ma main sur son genou, puis sur l’intérieure de la cuisse jusqu’à la glisser sous le short en effleurant brièvement son intimité. Après quelques aller-retour entre sa cuisse et son sexe, je vise pour qu’un doigt glisse sous la culotte et pénètre à l’intérieure de …
‘Alors tu fais quoi là ?’
‘Je dessine. Une croquis vite fait du col du Bonhomme.’
‘Moi, j’ai la flemme de croquer, je suis trop bien installée là…’
‘C’est pour ça que je préfère dessiner avant de me poser.’
‘Pourquoi tu ne me dessines pas moi ?’
‘Tu veux que je dessine quoi ? Tes fesses ?’
‘Pourquoi pas, oui. Comme ça je verrai à quoi elles ressemblent mes fesses.’
‘Elles sont sublimes. Mais allez, chiche, je m’lance !’
Là, j’ai la pression ! Alors je me suis appliqué à lui faire la plus belle paires de fesses du monde entier.
‘Est-ce que je dois aussi dessiner le persil qui dépasse du panier ?’
Elle mets quelques secondes à comprendre puis a la même réaction que précédemment. Elle se cache les fesses par reflexe et hurle : ‘Hein ! Quoi ? Mais non, y a rien qui dépasse !
‘Mais non, j’te fais marcher, t’es parfaite !’
‘Putain, la peur que tu m’as faites. J’aurai eu le honte de ma vie si ç’avait été vrai. Je m’en serait jamais remise !
Je m’excuse pour cette blague de merde et elle s’appaise de nouveau. J’ai terminé mon esquisse de ma divine Hortense alors je commence à ranger mes affaires de dessin et m’apprête mentalement à venir la rejoindre sur sa pierre de luxure. C’est malheureusement le moment que choisi un nuage pour nous cacher les rayons du soleil. On lève la tête par reflexe pour nous apercevoir que le nuage est très noir et que l’orage a de l’avance sur son horaire. Et merde, j’aurai dû attaquer plus tôt. On plie nos affaires en toute hâte et on entame la descente. Il faut bien avouer que le contraste créé par les nuages d’orage sublimait encore d’avantage ce paysage déjà magnifique. Nous sommes partagés entre angoisse et fascination. Notre pas est rapide, mais lorsque le terrain est plus facile, nous en profitons pour nous immergés dans l’ambiance très spéciale qui précède les orages, une ambiance, chargée, électrique et intense. Nous sentons que quelque chose se prépare.
Nous dépassons le refuge de la Balme, dernier abri possible avant un bon bout de temps, estimant que l’orage nous laisserait rejoindre nos voitures avant d’éclater. Ensuite viens la longue et ennuyeuse partie plate, dernier tronçon totalement à découvert. Les premiers coups de tonnerre commencent à se faire entendre et à résonner dans toute la vallée. Les éclairs illuminent les nuages au dessus des falaises surplombant le lac où nous avons déjeuné. On entre dans la forêt, loin de se sentir protégés. L’air de rien, on n’en mène pas large. Le danger est réel. En traversant le pont romain, on se trouve déséquilibrés par une forte bise venant des sommets et glissant inexorablement le long de la gorge.
Il faut accélérer le pas et on se mets à courir lorsque les premières gouttes nous atteignent, grosses, lourdes et violents, pleines de ressentiments. Il faut se rendre à l’évidence, c’est foutu pour mon plan cul. En moins de vingt secondes, on se retrouve complètement trempés. La pluie traverse nos vêtements et nos chaussures. Se mettre à l’abri ne sert plus à rien, les feuilles des arbres ne temporisent plus la chute des gouttes vers le sol et il n’y a plus de bâtiment avant l’église.
Il fait froid maintenant alors que à peine une demi heure avant, nous étouffions sous la chaleur estivale. Hortense n’est pas au mieux et moi non plus. Nous courrons d’un pas soutenu et depuis pas mal de temps déjà. Respirer l’air froid à plein poumon nous brûle la poitrine à chaque inspiration. Je tâche de l’encourager, de la féliciter et de la réconforter. J’ai peur que cet évènement ne balai dans son esprit les bons moments que l’on vient passer ensemble.
5 minutes avant d’arriver aux voitures, je lui explique mon plan. Pas le plan cul, l’autre. Qu’il reste environ 5 minutes à courir, que quelques mètres avant le parking, j’accélérerai et qu’il ne fallait pas qu’elle en fasse autant. J’ai un fourgon aménagé et j’ai eu de la change, en arrivant tôt, de pouvoir me garer sur les places le plus proche du chemin. Je prendrai quelques mètres d’avance pour avoir le temps de lui ouvrir la portière latérale, lui évitant de stagner sous l’averse.
Dès que j’accélère, il faut qu’elle commence à dessangler son sac à dos et à le porter sur une épaule, tout ça en continuant à courir. Dès qu’elle arrive, je lui ouvre la porte, elle me jette son sac, s’assoit sur le banc et retire tout de suite ses chaussures et ses chaussettes.
‘J’ai tout ce qu’il faut dans le fourgon, je lui dis. Y a une serviette propre pour te sécher et du rechange. Dans ta Mini, tu n’auras pas la place de bouger pour te changer. On se mets à l’abri dans mon fourgon, tu te sèches et pendant ce temps, je te prépare une boisson chaude. C’est compris ?’
Je crois que je me suis un peu trop emballé, car elle me répond par un ‘Oui, Chef !’ Mais malgré sa moquerie, je perçoit dans ses yeux qu’elle me remercie à l’avance.
Nous approchons du parking, je fait signe à Hortense que c’est le moment et j’accélère mon pas, comme prévu. Et comme prévu, tout se passe bien. Elle me balance son sac et déboule comme une furie dans le fourgon. A mon tour, je balance les deux sacs à l’arrière du fourgon, me glisse à l’intérieur et referme la porte latérale coulissante pour ne pas laisser l’air froids ni la pluie entrer dans l’habitacle.
J’allume une lampe à LED que j’éloigne de nous pour une lumière plus tamisée et j’en allume une autre mais sur le mode d’éclairage rouge.
‘Ça fait une ambiance plus chaleureuse !’ je lui hurle pour couvrir le son de la pluie sur les tôles. Elle me répond que ça fait surtout une ambiance plus ‘maison close’. Elle a pas tort. Et on éclate de rire, mais je remet quand même la lampe dans son mode de lumière blanche.
Hortense est frigorifiée et je l’entend claquer des dents. Elle est gelée et complètement trempée. Elle m’obéit en délassant sa chaussure gauche et je m’occupe de l’aider en lui retirant sa chaussure et chaussette droite, puis je balance le tout à l’arrière. Je fais de même avec mes chaussures.
Je sors une serviette d’un tiroir et lui demande de se redresser vers moi pour lui sécher les bras, un à un, jusqu’aux épaules. J’essaie de ne pas être trop brusque en frottant la serviette contre sa peau, mais en essayant d’être efficace tout de même. Ma méthode n’a pas l’air de lui déplaire, elle ferme les yeux, se relaxe, se laisse aller entièrement à moi. Ensuite, je l’enveloppe dans la serviette pour lui sécher le ventre et le dos simultanément mais son t-shirt est trop trempé et l’effet de bien être disparaît dès que le tissu vient se coller contre la peau.
‘Désolé, mais vaut mieux que tu enlèves ton débardeur complètement, tu te sentiras mieux. J’ai du rechange. Porter un vêtement mouillé, c’est pire que tout.’
Tout le monde sait comme c’est difficile de retirer un maillot humide, alors il a fallu que je lui donne la main. Je prends le débardeur par en bas et le tire vers le haut, comme deux personnes qui vont bientôt baiser. Son corps magnifique en mini-short et soutif, ça en exciterait plus d’un ! Ce n’est pas le moment de me perdre dans mes phantasmes, elle est gelée et attend que je m’occupe d’elle. Je continu de lui éponger le torse, le ventre, la poitrine, les épaules…. Je suis dans un tel état d’excitation que les vêtements vont sécher tout seuls !
Après m’être assuré que tout était sec en haut, je lui sors une couverture et lui couvre les épaules, écartant ses cheveux mouillés pour ne pas qu’ils soient en contact avec sa nuque. J’en profite pour essorer son débardeur et le fait sécher sur un tendeur à l’arrière du fourgon.
Place aux jambes ! Je m’attelle, une fois lui avoir demandé de s’assoir, à bien lui sécher les pieds, même entre les orteils, et en pressant bien les plantes pour lui faire un effet de massage. Ça a l’air de faire son petit effet. ‘C’est super agréable…’
Ensuite je remonte, pas à pas. Les mollets, les genoux, les cuisses… Ahhhh les cuisses ! Quelles merveilles ! J’ai le nez bien dessus et je les trouve absolument divines, parfaites, excitantes, aussi bien dans leur forme que dans leur texture, que dans leur senteur.
Elle se mets debout comme elle peut, penchée en avant à cause du manque de hauteur sous plafond. Je la sèche de partout, à l’intérieur des cuisses, je remonte sous le short pour éponger les fesses. J’ai beau ne pas toucher sa peau directement, mais seulement à travers la serviette, ça me fait carrément de l’effet d’avoir mon visage au niveau de ses fesses.
Le tissu trempé du short vient se recoller immédiatement sur la peau dès je termine. En feignant une grimace de fausse condescendance, je lui annonce qu’elle serait mieux en retirant son short également. ‘Vraiment, faut pas garder un vêtement humide. Je t’assure, c’est pas bon.’ A genoux devant elle, je fais glisser le tissu le long de ses jambes jusqu’à ses chevilles et elle lève un pied après l’autre pour s’en débarrasser.
Ça y est ! Je n’arrive toujours pas à y croire mais Hortense est là, devant moi, en soutif et en string. Quelle déesse. Mais il faut que je finisse ce que j’ai commencé. Les cuisses sont déjà sèches mais les fesses ont été réhumidifiées par le short mouillé alors je m’attache à correctement les lui sécher, délicatement, jusqu’entre les fesses. J’aime le travail bien fait. J’englobe une cuisse avec la serviette et tapote en remontant, allant jusqu’à imprimer un légère pression sur ses lèvres intimes, que je sens à travers les tissus.
Putain, j’en peux plus moi !
‘C’est bon, t’es toute sèche !’
‘Pas de partout non…’
Je lui dis qu’elle peut s’assoir sur le matelas et qu’elle se couvre bien avec la couverture pour se réchauffer. Elle se met dans l’angle, en position tailleur. Elle ne tremble plus, ne claque plus des dents et son visage à l’air détendu.
‘T’as assuré grave ! elle me dit. Merci.’
Je lui répond par un simple sourire puis ramasse son mini-short, l’essort et me retourne pour l’étendre, juste à côté du débardeur. Quand je lui fais de nouveau face, elle me sourie en me tendant quelque chose du bout du bras. Un soutien-gorge noir.
‘Tiens, s’il te plait, il est trempé aussi, c’est plus agréable sans.’
Craque pas Ivan, fait comme si c’était habituelle qu’une méga bombasse atomique se dessape devant toi. Je sourie, et de nouveau me retourne vers l’arrière du fourgon pour jouer les femmes de ménage. De nouveau je me retourne vers elle et de nouveau elle me tend un objet à bout de bras.
‘Je ne fais que suivre tes conseils. Et tu as raison, faut pas garder des habits mouillés. Et celui-ci est encore plus mouillé que les autres, va savoir pourquoi...'
Je sourie de nouveau, mais cette fois je n’arrive pas à cacher la lubricité qui m’envahie. Putain ce que j’ai envie d’elle ! Et là, honnêtement, je pense que tous les signaux sont au vert, ce n’est pas impossible que j’assouvisse mes phantasmes. J’accroche le string sur l’étendage improvisé et elle me dit que je devrais facilement trouver une place pour lui. Effectivement, il n’y a vraiment pas beaucoup de tissu. Cette fois ci, je ne vois vraiment pas ce qu’elle pourrait me tendre d’autre.
‘J’te prépare une boisson chaude et je suis à toi.’ Je me rend compte trop tard de l’ambivalence de ma phrase.
‘Tu t’es déjà très bien occupé de moi, j’me sens trop bien. Mets toi au sec et on verra ensuite.’
Elle a raison. Je mets l’eau à chauffer sur le réchaud de bivouac et je retire mon t-shirt. Mon bermuda est dégoulinant et va rejoindre le reste au fond du fourgon. La pluie martèle les tôles du fourgon alors je hausse la voix pour lui demander si elle apprécie le cappuccino.
‘Sérieux ? Tu peux me faire un cappuccino ? Trop la classe !’
Je ne sais pas si je tremble de froid ou de désire sexuel mais c’est pratique pour faire une belle mousse au cappuccino. Elle goute et son visage en dit plus que des paroles. Je profite qu’elle boive pour me sécher un peu. Quand elle fini sa tasse, je lui demande comment elle se sent.
‘Trop trop bien ! Comme après une bonne douche chaude.’
Ouf, elle gardera un bon souvenir de la journée.
‘Toi aussi, ça a l’air d’aller !’
‘Qu’est ce qui te fait dire ça ?’
‘Ben… les traits de ton visage sont détendus… et ceux de ton caleçon, au contraire, sont très tendus !’ Et elle pouffe de rire.
‘Et merde, j’suis désolé. Mais depuis que je t’ai vu sortir de ta voiture, j’ai été envouté. Tu me fais un effet de dingue. T’es la fille la plus belle et intéressante que j’ai connu. Tu m’as retourné le cerveau. Chaque fois que je pose les yeux sur toi, tu peux pas savoir l’effet que ça me fait.’
‘Tiens en parlant de ça, faut que je te dise que tes lunettes de soleil ne sont pas suffisamment opaque, on voit où se pose ton regards. Je dis ça pour ce midi surtout.’
‘Ben ça y est, j’suis démasqué. Maintenant tu sais ce que je ressens pour toi. Tu m’attires énormément. Alors là, d’avoir parcouru ton corps pour te sécher et maintenant, de te savoir entièrement nue sous ta couverture, ben ça me fait un putain d’effet !’
‘Oui je vois ça !’
‘Je suis désolé, j’ai honte.’
‘Mais non, c’est trop chou au contraire. Et pis dans ce cas, moi aussi je devrais avoir honte.’
‘Ah oui ? Explique.’
‘Ben, pendant que tu me préparais le cappuccino, et ben…’
Pour la première fois de la journée, elle semblait hésitante, presque gênée.
‘… pendant que tu me préparais à boire, je me suis caressée.’
‘Eh putain, tu te rends pas compte de ce que ça provoque chez moi que tu me dises ça ! J’en tremble. Je suis émotif moi !’
C’est vrai, je tremble.
‘Tes petites attentions m’ont attendrie. Et quand tu m’as frotté sur tout le corps… whoua, c’était fabuleux ! Alors quand je t’ai vu en caleçon, en train de t’activer pour moi, j’ai pas pu résister. Au début, j’ai juste posé ma main entre mes cuisses, et petit à petit, je me suis mise à me caresser, cachée par la couverture. C’était encore plus excitant de faire ça sous ton nez, pouvant être surprise à tout moment. Je me suis même glissé deux doigts à l’intérieur. Ils y sont encore…’
‘T’es allé jusqu’à l’orgasme ?’
‘Non, à deux doigts, je t’ai dis. Je…je me disais que j’aimerai bien que ça soit tes doigts à toi qui m’y amène. Ou ta langue. Ou le machin, là, qui déforme ton caleçon ! J’ai envie de toi Ivan !’
Fin de la première partie. La suite arrive bientôt, elle est déjà écrite, juste le temps que je la retranscrive.
5年前