Changement de vie
Chapitre 7 : Béatrice ne sait de quel côté pencher
- Tu sais, tes femmes de chambre sont merveilleuses. Jamais je n’avais vécu une matinée pareille.
- Permets que je te regarde avant de t’embrasser comme tu le mérites. Tourne pour voir ?
- Alors ?
- Sublime, Gladys, rassemble tout le monde et vite, dans le petit salon.
- Tu ne vas pas les…
- Punir ? Oh non, certainement pas, les félicités, ça oui et elles le méritent. Tu sais, je ne suis pas un bourreau !
- Je crois que c’est déjà fait mon chéri.
- Oh, coquine, je devine qu’elles n’ont pas dû détestés.
- Moi non plus.
- Tu mériterais que je te fesse avec amour.
- Si tu veux, mais pas pour le moment. Ta jambe, ton bras te l’interdise.
- Tu parles sans savoir ma chérie. Je peux ordonner à Melissa ou une autre de te fesser et elles le feront, crois-moi !
Béatrice semble troublée en entendant l’affirmation de son chéri. Enfin, il l’embrasse amoureusement, plaquant ses mains sur ses fesses. Passant une main par une ouverture dissimulée, il lui claque une fesse avec juste ce qu’il faut de force pour que Béatrice sente quelque chose de fort, une chose comme jamais elle n'avait ressenti auparavant et c’est puissant. Devant ses soumises, il continue son petit jeu. Béatrice est sur le point de jouir de cette délicieuse petite et discrète fessée quand il pousse et force son anus. Sans plus aucune gêne, elle laisse son corps s’exprimer de ce plaisir nouveau, ses jambes ne la portent plus, Melissa et Bella la ratt****nt de justesse. Rougissant légèrement de savoir que les soumises l’ont vue se faire fesser et en jouir, elle se racle la gorge, se redresse avec l’aide des soumises.
- Je tiens à vous récompenser pour ce que vous avez fait de cette sublime femme. Merci à toutes. Votre récompense sera à la hauteur des plaisirs que vous avez donnés à ma princesse. Oui, Melissa ?
- Que le maître me pardonne, mais nous avons déjà eu notre récompense, Mademoiselle nous l’a déjà donnée et nous tenons à lui dire toute notre gratitude.
- Bien, je vois que tu m’as devancé. Merci, continuez vos emplois. Toi, suis-moi, c’est l’heure de la visite.
- Où m’emmènes-tu ?
- Dans mon royaume.
Prenant la direction du sous-sol, il entraine Béatrice dans un long couloir. Devant une porte ancienne, tout en bois massif et double, il pousse les battants.
- Voici mon donjon. C’est ici que je punis mes soumises ou qu’elles me punissent. C’est ici que je les autorise à jouir de moi. Regarde, ce n’est pas une salle de torture comme dans ces films idiots. Non, c’est plus feutré. Certes, il y a la croix, l’âne espagnol, la chaise, les fouets et tout ce qu’il faut pour infliger de méchantes douleurs ou des plaisirs sublimes. Mais, cela ne sert pas qu’à punir et torturer. Ici, quand nous descendons, je punis la première qui a la boule blanche. Elle est dans cette boule de verre bleu opaque que tu vois. Chacune choisi une boule, celle qui a la blanche est la punie. On fait un essai, je commence…noir, à toi…la blanche. Mes filles te déshabilleraient, t’attacheraient, commenceraient à t’aimer et moi, je choisirais la sentence et l’instrument. Les pinces ? non, trop brutal pour un début, le fouet, trop méchant, la cravache peut-être ? Oui, j’aime bien. C’est comme une main, mais en un peu plus douloureux. Enfin, tout dépend de la manière. Puis, ce gode que je plongerai entre tes belles fesses et celui-ci dans ton sexe. Ainsi, je pourrais de menotter et t’obliger à me suivre à quatre pattes dans toute la maison ou dehors, mais en été.
- Mince tout un programme.
- Je veux faire de toi la Maîtresse de mes soumises.
- Je crois que tu arrives trop tard. Elles m’ont déjà offert leur allégeance.
- Elles ont bien fait, tu le mérite bien. Dis-moi, peux-tu me répondre maintenant ?
- C’est fait, tu trouveras la réponse dans le second tiroir de la table de nuit de droite.
- Je suis impatient de la connaitre.
- Oh, encore une chose, il me faut du papier, beaucoup de papier.
- Un ordinateur et une imprimante par exemple ?
- Si tu veux, je ne suis pas contre si l’imprimante va avec le papier.
- Que veux-tu faire ?
- D’abord la réponse ensuite tu seras.
John remonte au bras de son aimée. Dans un petit salon, pendant que Karen sert une tasse de thé à sa Maîtresse, John est monté prendre la réponse dans la chambre. Béatrice l’entend hurler de joie. Elle sourit, son cœur bat la chamade. Quand il arrive, il lance sa canne, lève Béatrice pour un baiser volcanique.
- L’ordinateur, l’imprimante, c’est pour démissionner de tout ?
- Oui mon amour, je reste avec toi, jour et nuit. Toi et tes merveilleuses servantes m’avez convaincue !
- Mince alors. Rien ne pouvait me faire plus plaisir que cette lettre. Karen, dis aux autres que vous avez une Maîtresse dès cet instant et pour très, très mais alors très longtemps.
- Bien maître, permettez que je félicite mes maîtres.
- Oui mais avant, fonce. Hurle, crie cette nouvelle mais fais-le vite ! Quant à toi, je vais tout faire pour que maîtresse Béatrice connaisse tout de moi. Je ne veux plus avoir la moindre parcelle de secret pour toi. Mais avant, il te faut connaitre le règlement de cette demeure. Il est valable pour chaque personne qui pénètre chez moi, il est aussi valable pour moi. Il est affiché ici. Mais tu le liras plus tard. Karen téléphone à mon traiteur, je veux un repas pour huit.
- Huit ?
- Oui huit. Je veux du champagne, du caviar enfin, tout ce qu’il faut pour une bonne et grosse bouffe.
- Mais pourquoi Huit ?
- Parce que je veux que mes filles soient de la fête.
- Mais nous sommes sept en tout !
- Je le sais. Tu comprendras plus tard ma reine.
- Tu es merveilleusement fou. Enfin, permets que je sois triste quelques secondes.
- Pourquoi ma douce ?
- Je pense à elle, si proche et pourtant si loin.
John s’éloigne de sa chérie. Il se rend près de Karen, lui glisse quelque mot à l’oreille. Revenant près de sa dulcinée, John la découvre avec un sourire un peu tristounet.
- Tu penses à Alaine ?
- Oui, elle me manque, elle te plairait certainement.
- Dis-moi, elle habite bien près d'Aberdeen ?
- Oui, pourquoi ? Oh toi, je te vois venir, tu as fouillé chez moi et tu lui as téléphoné ?
- Elle arrive par le train de cinq heures.
- T’es complètement cinglé. C’est ça que j’aime en toi. Tu es comme tes soumises, complètement fou, fou d’amour quand tu aimes.
- Elle semblait ravie pour toi et elle mourrait d’envie de te revoir. Elle n’est pas mariée, ni fiancée et n’a personne dans son cœur enfin si, toi ! Alors, tu comprends pourquoi huit repas ?
- Ça, maintenant je le sais. Tu comprendras en la voyant
- Oh, mais je l’ai déjà vue. Sur tes murs, on ne voit qu’elle
- Ma belle et douce, plus rousse que moi. Une pure irlandaise vivant en Ecosse. Depuis six générations en tout.
- Mais en amour, comment est-elle ?
- Comme moi, bi. Quoi qu'avec les hommes, elle se montre méfiante. Un viol ça vous transforme une femme. Sinon, elle est sensible à la beauté avec un impalpable petit soupçon de soumission, juste ce qu’il faut pour enflammer son corps. Des yeux d’un vert superbe, petite comme moi, de belles formes, un peu comme moi. De longs cheveux plus bas que ses cuisses. Si, si je te jure, si elle ne les a jamais coupés, ils descendent jusque derrière ses genoux. Une taille de guêpe, des pieds tellement sensuels. Des mains douces avec des doigts de pianiste. Une paire de seins comme ceux de Bella. Un cou à la peau tendre et si douce, un visage qu’on ne se lasse jamais d’embrasser. Une bouche comme celle de Gladys. Un cul merveilleux, un peu comme celui de Melissa, si délicieusement rebondi. Quant à son intimité, il est comme celui d’Yvonne, superbe et diablement sensible.
- C’est beau comme vous décrivez votre amie, Maîtresse. J’aime votre sensualité et votre manière de l'exprimer.
- Merci Karen, merci.
- Elle a raison, c’est la première fois que j’entends décrire si merveilleusement un corps, un corps de femme qui plus est. J’ai tout enregistré sur mon téléphone. Parlerais-tu de moi avec tes mots de la même manière ?
- Oh que oui, tout comme je parlerai de Karen, Bella et les autres. Ma mère me demandait toujours de lui écrire les cartes de vœux. Mais sache que je dis toujours ce que je pense au fond de moi.
- Je te sens émue.
Béatrice se lève sur la pointe de ses bottines. Sur la bouche de son amant, elle dépose ses lèvres. Elle l’est, c’est certain, émue de revoir la seule femme qu’elle n’ait jamais aimée, ça vous trouble la plus renfermées des brutes. Assise, elle termine son thé refroidit. Bella arrive, s’incline prend le plateau. Béatrice lui caresse la cuisse, la jeune femme frémit à cet attouchement. John invite Béatrice à une petite balade dans le parc. Pour ça, il lui tend une cape, une longe cape de satin noir. Sur ses épaules, le tissu noble lui donne la chair de poule.
- Elle était à ma grand-mère, à ma mère, de grandes prêtresses dans le monde du fétichisme. Je te la donne car elle m’avait dit que le jour où je trouverai la femme, une belle femme, celle de ma vie, je devrais la lui donner. Maintenant que tu as accepté d’être leur Maîtresse, ma galante, avant d’aller plus loin, je me dois te la donner.
- Humm, merci, je n’ai pas les mots.
- Ce merci vaut tout l’or du monde, crois-moi. Dehors, Bella nous attend, elle doit, au nom des autres, te remettre quelque chose de symbolique. Viens, elles t’attendent.
Sur le perron, derrière la maison, les cinq soumises sont là, formant une sorte de triangle. Elles sont à genou, portant la tenue de soirée, celle qui sert quand le maître reçoit ses amis dominants. Bella se lève, avance lentement vers Béatrice. Un genou à terre, de ses petites mains, elle tend une cravache de cuir rouge comme la robe de sa maîtresse.
- Depuis votre arrivée mademoiselle, nous n'avons qu'un désir, que vous soyez notre Maîtresse. Cette cravache en est le symbole que nous vous offrons avec tout notre cœur et tout notre amour. Nous osons espérer que vous vous en servirez pour notre plus grand bonheur à toutes.
- Je vous remercie toutes. Mais pour ce qui est de l’utiliser, il me faudra un peu de temps. Je ne suis pas encore comme votre Maître. Pourtant, je vous fais serment que je vais tout faire pour devenir celle que vous voulez que je sois. Seulement est-ce que je serais une bonne Maîtresse, ça, je ne peux encore vous le promettre. En tout cas, merci pour votre accueille, il me touche, surtout que je vous trouve toutes si belles, sublimes. Votre Maître a fait le bon choix en vous prenant à son service. Merci !
Bella retrouve sa place, Béatrice s’approche de chacune pour déposer un doux baiser sur leur front, une main glissée sur leur sexe. Chacune s’incline devant l’amante du maître. Puis, émue, elle rejoint John. Il lui prend la main et l’entraine dans le parc. Sur un banc, à l'abri du froid, John invite son aimée à prendre place.
- Tu t’es montrée à la hauteur. Cependant, il te faut te montrer plus distant avec ses femmes. Ne jamais oublier qu’elles ne recherchent pas toujours de l’affection, elles apprécient une certaine fermeté. Je sais que c’est difficile pour toi. Tu aimes les femmes comme les hommes. Pourtant, tu ne peux continuer à les aimer comme tu le fais sans y ajouter de la fermeté, mais juste ce qu'il faut. Tu verras, elles te rendront au centuple si tu fais comme je te le dis.
- Je comprends, mais il me faut un peu de temps.
- Il te faut un bon coup de fouet comme on dit. Aussi, je pense qu’une punition te sera infligée pour chaque manquement à ton rôle de Maîtresse.
- Ça risque de faire de moi leur égale !
- Je ne le crois pas. Tu le comprendras assez vite. Il y a des punitions pour punir et d’autres pour donner du plaisir. Pour toi, si tu continues comme ça, je serais obligé de te punir pour te punir et sévèrement. Maintenant, je me dois de te révéler ma vie, comment je suis devenu ce que je suis et pourquoi.
- Si tu ne veux pas, je ne vais pas t’y obliger.
- Tu dois tout connaitre, je t'ai fait serment de ne plus avoir aucun secret pour toi.
La tête orientée vers le ciel gris, il lui raconte sa grand-mère, sa mère, sa vie et pourquoi il est devenu ce qu’il est. La grand-mère et la mère de John étaient des femmes particulièrement sévères, elles n’hésitaient pas à punir à la moindre petite faute, au moindre petit signe de rébellion. Même John était puni et souvent plus durement que les autres. Souvent, il était puni devant Gladys, encore enfant et sa mère, sa nounou. Quand elles remontaient sa robe victorienne pendant la sanction, la nounou venait donner du plaisir à ces deux femmes pendant qu'elles sévissaient. Il y a eu le décès de sa grand-mère alors qu'il était au début de son *********ce. Puis, après son retour d’Afghanistan, il retrouvait sa mère agonisante. Les derniers mots de sa mère furent de lui dire qu’il ferait un bon dominant. Quelques mois plus tard, la nounou partait à son tour. Il consolait Gladys, l’aimait, la soumettait telle qu'elle le désirait. Soumise, Gladys lui jura une fidélité sans faille de tous les instants, signant son contrat de son ****. Puis, Gladys se mit en quête de lui trouver d’autres femmes, pensant trouver une épouse pour son Maître. En fait, par le biais d’une annonce, elle ne trouva que de jeunes femmes qui ne désiraient que vivre soumise, une soumission de tous les moments. Béatrice commence à comprendre que John aime cette vie. Elle comprend qu’il veut faire d’elle sa reine, la parfaite Maîtresse de maison. Se levant, la cravache dans la main, elle frappe sa robe.
- Tu sais, tes femmes de chambre sont merveilleuses. Jamais je n’avais vécu une matinée pareille.
- Permets que je te regarde avant de t’embrasser comme tu le mérites. Tourne pour voir ?
- Alors ?
- Sublime, Gladys, rassemble tout le monde et vite, dans le petit salon.
- Tu ne vas pas les…
- Punir ? Oh non, certainement pas, les félicités, ça oui et elles le méritent. Tu sais, je ne suis pas un bourreau !
- Je crois que c’est déjà fait mon chéri.
- Oh, coquine, je devine qu’elles n’ont pas dû détestés.
- Moi non plus.
- Tu mériterais que je te fesse avec amour.
- Si tu veux, mais pas pour le moment. Ta jambe, ton bras te l’interdise.
- Tu parles sans savoir ma chérie. Je peux ordonner à Melissa ou une autre de te fesser et elles le feront, crois-moi !
Béatrice semble troublée en entendant l’affirmation de son chéri. Enfin, il l’embrasse amoureusement, plaquant ses mains sur ses fesses. Passant une main par une ouverture dissimulée, il lui claque une fesse avec juste ce qu’il faut de force pour que Béatrice sente quelque chose de fort, une chose comme jamais elle n'avait ressenti auparavant et c’est puissant. Devant ses soumises, il continue son petit jeu. Béatrice est sur le point de jouir de cette délicieuse petite et discrète fessée quand il pousse et force son anus. Sans plus aucune gêne, elle laisse son corps s’exprimer de ce plaisir nouveau, ses jambes ne la portent plus, Melissa et Bella la ratt****nt de justesse. Rougissant légèrement de savoir que les soumises l’ont vue se faire fesser et en jouir, elle se racle la gorge, se redresse avec l’aide des soumises.
- Je tiens à vous récompenser pour ce que vous avez fait de cette sublime femme. Merci à toutes. Votre récompense sera à la hauteur des plaisirs que vous avez donnés à ma princesse. Oui, Melissa ?
- Que le maître me pardonne, mais nous avons déjà eu notre récompense, Mademoiselle nous l’a déjà donnée et nous tenons à lui dire toute notre gratitude.
- Bien, je vois que tu m’as devancé. Merci, continuez vos emplois. Toi, suis-moi, c’est l’heure de la visite.
- Où m’emmènes-tu ?
- Dans mon royaume.
Prenant la direction du sous-sol, il entraine Béatrice dans un long couloir. Devant une porte ancienne, tout en bois massif et double, il pousse les battants.
- Voici mon donjon. C’est ici que je punis mes soumises ou qu’elles me punissent. C’est ici que je les autorise à jouir de moi. Regarde, ce n’est pas une salle de torture comme dans ces films idiots. Non, c’est plus feutré. Certes, il y a la croix, l’âne espagnol, la chaise, les fouets et tout ce qu’il faut pour infliger de méchantes douleurs ou des plaisirs sublimes. Mais, cela ne sert pas qu’à punir et torturer. Ici, quand nous descendons, je punis la première qui a la boule blanche. Elle est dans cette boule de verre bleu opaque que tu vois. Chacune choisi une boule, celle qui a la blanche est la punie. On fait un essai, je commence…noir, à toi…la blanche. Mes filles te déshabilleraient, t’attacheraient, commenceraient à t’aimer et moi, je choisirais la sentence et l’instrument. Les pinces ? non, trop brutal pour un début, le fouet, trop méchant, la cravache peut-être ? Oui, j’aime bien. C’est comme une main, mais en un peu plus douloureux. Enfin, tout dépend de la manière. Puis, ce gode que je plongerai entre tes belles fesses et celui-ci dans ton sexe. Ainsi, je pourrais de menotter et t’obliger à me suivre à quatre pattes dans toute la maison ou dehors, mais en été.
- Mince tout un programme.
- Je veux faire de toi la Maîtresse de mes soumises.
- Je crois que tu arrives trop tard. Elles m’ont déjà offert leur allégeance.
- Elles ont bien fait, tu le mérite bien. Dis-moi, peux-tu me répondre maintenant ?
- C’est fait, tu trouveras la réponse dans le second tiroir de la table de nuit de droite.
- Je suis impatient de la connaitre.
- Oh, encore une chose, il me faut du papier, beaucoup de papier.
- Un ordinateur et une imprimante par exemple ?
- Si tu veux, je ne suis pas contre si l’imprimante va avec le papier.
- Que veux-tu faire ?
- D’abord la réponse ensuite tu seras.
John remonte au bras de son aimée. Dans un petit salon, pendant que Karen sert une tasse de thé à sa Maîtresse, John est monté prendre la réponse dans la chambre. Béatrice l’entend hurler de joie. Elle sourit, son cœur bat la chamade. Quand il arrive, il lance sa canne, lève Béatrice pour un baiser volcanique.
- L’ordinateur, l’imprimante, c’est pour démissionner de tout ?
- Oui mon amour, je reste avec toi, jour et nuit. Toi et tes merveilleuses servantes m’avez convaincue !
- Mince alors. Rien ne pouvait me faire plus plaisir que cette lettre. Karen, dis aux autres que vous avez une Maîtresse dès cet instant et pour très, très mais alors très longtemps.
- Bien maître, permettez que je félicite mes maîtres.
- Oui mais avant, fonce. Hurle, crie cette nouvelle mais fais-le vite ! Quant à toi, je vais tout faire pour que maîtresse Béatrice connaisse tout de moi. Je ne veux plus avoir la moindre parcelle de secret pour toi. Mais avant, il te faut connaitre le règlement de cette demeure. Il est valable pour chaque personne qui pénètre chez moi, il est aussi valable pour moi. Il est affiché ici. Mais tu le liras plus tard. Karen téléphone à mon traiteur, je veux un repas pour huit.
- Huit ?
- Oui huit. Je veux du champagne, du caviar enfin, tout ce qu’il faut pour une bonne et grosse bouffe.
- Mais pourquoi Huit ?
- Parce que je veux que mes filles soient de la fête.
- Mais nous sommes sept en tout !
- Je le sais. Tu comprendras plus tard ma reine.
- Tu es merveilleusement fou. Enfin, permets que je sois triste quelques secondes.
- Pourquoi ma douce ?
- Je pense à elle, si proche et pourtant si loin.
John s’éloigne de sa chérie. Il se rend près de Karen, lui glisse quelque mot à l’oreille. Revenant près de sa dulcinée, John la découvre avec un sourire un peu tristounet.
- Tu penses à Alaine ?
- Oui, elle me manque, elle te plairait certainement.
- Dis-moi, elle habite bien près d'Aberdeen ?
- Oui, pourquoi ? Oh toi, je te vois venir, tu as fouillé chez moi et tu lui as téléphoné ?
- Elle arrive par le train de cinq heures.
- T’es complètement cinglé. C’est ça que j’aime en toi. Tu es comme tes soumises, complètement fou, fou d’amour quand tu aimes.
- Elle semblait ravie pour toi et elle mourrait d’envie de te revoir. Elle n’est pas mariée, ni fiancée et n’a personne dans son cœur enfin si, toi ! Alors, tu comprends pourquoi huit repas ?
- Ça, maintenant je le sais. Tu comprendras en la voyant
- Oh, mais je l’ai déjà vue. Sur tes murs, on ne voit qu’elle
- Ma belle et douce, plus rousse que moi. Une pure irlandaise vivant en Ecosse. Depuis six générations en tout.
- Mais en amour, comment est-elle ?
- Comme moi, bi. Quoi qu'avec les hommes, elle se montre méfiante. Un viol ça vous transforme une femme. Sinon, elle est sensible à la beauté avec un impalpable petit soupçon de soumission, juste ce qu’il faut pour enflammer son corps. Des yeux d’un vert superbe, petite comme moi, de belles formes, un peu comme moi. De longs cheveux plus bas que ses cuisses. Si, si je te jure, si elle ne les a jamais coupés, ils descendent jusque derrière ses genoux. Une taille de guêpe, des pieds tellement sensuels. Des mains douces avec des doigts de pianiste. Une paire de seins comme ceux de Bella. Un cou à la peau tendre et si douce, un visage qu’on ne se lasse jamais d’embrasser. Une bouche comme celle de Gladys. Un cul merveilleux, un peu comme celui de Melissa, si délicieusement rebondi. Quant à son intimité, il est comme celui d’Yvonne, superbe et diablement sensible.
- C’est beau comme vous décrivez votre amie, Maîtresse. J’aime votre sensualité et votre manière de l'exprimer.
- Merci Karen, merci.
- Elle a raison, c’est la première fois que j’entends décrire si merveilleusement un corps, un corps de femme qui plus est. J’ai tout enregistré sur mon téléphone. Parlerais-tu de moi avec tes mots de la même manière ?
- Oh que oui, tout comme je parlerai de Karen, Bella et les autres. Ma mère me demandait toujours de lui écrire les cartes de vœux. Mais sache que je dis toujours ce que je pense au fond de moi.
- Je te sens émue.
Béatrice se lève sur la pointe de ses bottines. Sur la bouche de son amant, elle dépose ses lèvres. Elle l’est, c’est certain, émue de revoir la seule femme qu’elle n’ait jamais aimée, ça vous trouble la plus renfermées des brutes. Assise, elle termine son thé refroidit. Bella arrive, s’incline prend le plateau. Béatrice lui caresse la cuisse, la jeune femme frémit à cet attouchement. John invite Béatrice à une petite balade dans le parc. Pour ça, il lui tend une cape, une longe cape de satin noir. Sur ses épaules, le tissu noble lui donne la chair de poule.
- Elle était à ma grand-mère, à ma mère, de grandes prêtresses dans le monde du fétichisme. Je te la donne car elle m’avait dit que le jour où je trouverai la femme, une belle femme, celle de ma vie, je devrais la lui donner. Maintenant que tu as accepté d’être leur Maîtresse, ma galante, avant d’aller plus loin, je me dois te la donner.
- Humm, merci, je n’ai pas les mots.
- Ce merci vaut tout l’or du monde, crois-moi. Dehors, Bella nous attend, elle doit, au nom des autres, te remettre quelque chose de symbolique. Viens, elles t’attendent.
Sur le perron, derrière la maison, les cinq soumises sont là, formant une sorte de triangle. Elles sont à genou, portant la tenue de soirée, celle qui sert quand le maître reçoit ses amis dominants. Bella se lève, avance lentement vers Béatrice. Un genou à terre, de ses petites mains, elle tend une cravache de cuir rouge comme la robe de sa maîtresse.
- Depuis votre arrivée mademoiselle, nous n'avons qu'un désir, que vous soyez notre Maîtresse. Cette cravache en est le symbole que nous vous offrons avec tout notre cœur et tout notre amour. Nous osons espérer que vous vous en servirez pour notre plus grand bonheur à toutes.
- Je vous remercie toutes. Mais pour ce qui est de l’utiliser, il me faudra un peu de temps. Je ne suis pas encore comme votre Maître. Pourtant, je vous fais serment que je vais tout faire pour devenir celle que vous voulez que je sois. Seulement est-ce que je serais une bonne Maîtresse, ça, je ne peux encore vous le promettre. En tout cas, merci pour votre accueille, il me touche, surtout que je vous trouve toutes si belles, sublimes. Votre Maître a fait le bon choix en vous prenant à son service. Merci !
Bella retrouve sa place, Béatrice s’approche de chacune pour déposer un doux baiser sur leur front, une main glissée sur leur sexe. Chacune s’incline devant l’amante du maître. Puis, émue, elle rejoint John. Il lui prend la main et l’entraine dans le parc. Sur un banc, à l'abri du froid, John invite son aimée à prendre place.
- Tu t’es montrée à la hauteur. Cependant, il te faut te montrer plus distant avec ses femmes. Ne jamais oublier qu’elles ne recherchent pas toujours de l’affection, elles apprécient une certaine fermeté. Je sais que c’est difficile pour toi. Tu aimes les femmes comme les hommes. Pourtant, tu ne peux continuer à les aimer comme tu le fais sans y ajouter de la fermeté, mais juste ce qu'il faut. Tu verras, elles te rendront au centuple si tu fais comme je te le dis.
- Je comprends, mais il me faut un peu de temps.
- Il te faut un bon coup de fouet comme on dit. Aussi, je pense qu’une punition te sera infligée pour chaque manquement à ton rôle de Maîtresse.
- Ça risque de faire de moi leur égale !
- Je ne le crois pas. Tu le comprendras assez vite. Il y a des punitions pour punir et d’autres pour donner du plaisir. Pour toi, si tu continues comme ça, je serais obligé de te punir pour te punir et sévèrement. Maintenant, je me dois de te révéler ma vie, comment je suis devenu ce que je suis et pourquoi.
- Si tu ne veux pas, je ne vais pas t’y obliger.
- Tu dois tout connaitre, je t'ai fait serment de ne plus avoir aucun secret pour toi.
La tête orientée vers le ciel gris, il lui raconte sa grand-mère, sa mère, sa vie et pourquoi il est devenu ce qu’il est. La grand-mère et la mère de John étaient des femmes particulièrement sévères, elles n’hésitaient pas à punir à la moindre petite faute, au moindre petit signe de rébellion. Même John était puni et souvent plus durement que les autres. Souvent, il était puni devant Gladys, encore enfant et sa mère, sa nounou. Quand elles remontaient sa robe victorienne pendant la sanction, la nounou venait donner du plaisir à ces deux femmes pendant qu'elles sévissaient. Il y a eu le décès de sa grand-mère alors qu'il était au début de son *********ce. Puis, après son retour d’Afghanistan, il retrouvait sa mère agonisante. Les derniers mots de sa mère furent de lui dire qu’il ferait un bon dominant. Quelques mois plus tard, la nounou partait à son tour. Il consolait Gladys, l’aimait, la soumettait telle qu'elle le désirait. Soumise, Gladys lui jura une fidélité sans faille de tous les instants, signant son contrat de son ****. Puis, Gladys se mit en quête de lui trouver d’autres femmes, pensant trouver une épouse pour son Maître. En fait, par le biais d’une annonce, elle ne trouva que de jeunes femmes qui ne désiraient que vivre soumise, une soumission de tous les moments. Béatrice commence à comprendre que John aime cette vie. Elle comprend qu’il veut faire d’elle sa reine, la parfaite Maîtresse de maison. Se levant, la cravache dans la main, elle frappe sa robe.
5年前