Fabienne 15

Chapitre 15. Réconciliation

Ce mardi je commence ma dernière semaine de taf. Franchement bien kiffé ce boulot de vendeur de carrelages. Mais en fin de matinée, message de la standardiste, faut rappeller Fabienne.
"- Bonjour ma chérie, ça va ?
- Et bé pas du tout. Mal à la gorge hier soir, vachement mal. Nuit blanche. Je sors juste de chez mon docteur. Grosse angine bactérienne, suspicion de mononucléose.
- Meeerde. C'est grave la mononucléose non ?
- Il m'a fait une prise de ****, je saurais jeudi. En attendant, antibiotiques, antalgiques, pastilles.
- Tu dois en chier.
- Rien avalé depuis hier soir, ça me fait un mal de chien quand j'avale.
- Pauvrette. Qu'est ce que je peux faire ?
- Rien. Ça va toi la santé ?
- Impeccable. C'est contagieux ?
- Plus à partir de demain midi. Bon, n'en parlons plus, ça me *****e déjà assez comme ça. Bisous.
- Je t'embrasse comme je t'...
- Chuuut."

Merde. Heureusement qu'il y a du monde pour s'occuper pour tout l'après-midi, et 15 bornes à vélo en montée pour rentrer. Une fois douché, je rappelle ma belle, car le matin c'était vraiment laconique. On passe un bon moment ensemble, je lui raconte des blagues, vu qu'elle a du mal à parler. Du coup je bipe poto Akim, savoir s'il est dispo pour samedi soir, c'est ok, il me propose même de passer un soir en semaine.

Le lendemain soir, un peu avant la fermeture, je vois Sandrine, la sœur aînée, au magasin (Cf. épisode 12). Bouuudu complètement oublié celle-là, avec ce week-end de folie et ma meuf malade. Buffalos et jupe jupe plissée noires, polo rouge, maquillée dans les clairs, diamants aux oreilles, rouge carmin à ses lèvres, chignon double avec la mèche qui va bien. Elle est avec André le chef vendeur qui lui montre des trucs, mais dès qu'elle le peut, elle me mate avec insistance.
À la sortie, elle m'attend au portail, devant sa VW Fox noire de petite bourge. Impossible de la louper, surtout quand on est à vélo hein.
"- Bonsoir Sandrine, comment ça va ?
- Héhé mieux que ma sœur."
Et elle dit ça avec un petit sourire narquois. Là, fallait pas, c'est de l'ultra-forte de Dijon qui me monte immédiatement au nez. Comme tous les gros nounours, ça s'énerve pas souvent, mais quand ça arrive, tous aux abris. Si c'était un mec, il aurait pris un pain direct sans sommations.
"- Sans déconner, tu te rends compte de ce que tu viens de dire ? C'est affreux putain.
- Oui, mais ...
- Sans déconner, ta sœur est malade, et là tu viens agiter ton cul devant moi, et fière en plus ? T'espère quoi putain ?
- ... Mais, mais ...
- Stop. N'y pense même plus. Plutôt crever que te toucher. Tu me dégoutes. Regarde-toi putain, t'es ultra-belle, tankée comme un mannequin lingerie, t'es visiblement loin d'être conne. Ton cerveau est rempli de chiasse ou quoi ?
- Oui mais attends ...
- J'ai pas fini. Regarde ta sœur justement. Elle est moins belle, moins intelligente, elle a moins de capacités, mais tu vois, elle, elle est sincère, pure, elle se prend pas la tête, elle s'éclate, elle prend un pied de dingue. Toi, t'as tout, mais tu es RIEN. C'est un putain de gâchis ! Pourquoi tu existes ? Va te jeter au Tarn et nous emmerde plus !"

Je lui envoie tout ça à moins d'un mètre de distance, avec ma grosse voix de corps. C'est un miracle qu'elle ne se soit pas ramassé un postillon dans la gueule, paraît que je fais peur dans ces moments là.
Fatalement la meuf est touchée en plein cœur, elle éclate en sanglots. Ah, enfin la glace se brise avec ce mascara qui coule. Je m'en veux un peu, faire pleurer une femme c'est tout sauf cool, même si c'est pour la bonne cause. Je lui tends un kleenex.
"- Je suis désolé Sandrine.
- Je sais pas, je comprends pas, je suis vraiment trop conne.
- Arrête, au contraire tu sais, et tu comprends. Si t'étais vraiment conne, t'aurais pas craqué, t'aurais dit " mais il est con ce mec". Allez viens, faut vraiment qu'on cause, toi et moi. J'te paye un verre.
- Oui, mais non, je veux pas qu'on nous voit ensemble.
- Rhô l'autre hé. T'es quand une sacrée grande petite bourgeoise !"
Ça me fait marrer (je force exprès), elle aussi, par contagion, gagné, j'en profite. On file à Ardus, je prends une quille de vodka, du jus de pomme et des chips à la supérette du coin, on se pose à la plage de la rivière. Comme sa sœur elle sait se mettre en valeur, se cambrant naturellement. Elle doit avoir une jolie petite poitrine, et de jolis tétons, ils pointent sous la maille en coton. C'est la fin de l'été, à part un couple de retraités avec leurs petits enfants et des manouches en famille qui tapent le barbeuc au loin, on est seuls, yes.

Le tableau qu'avait dressé Fabienne de Sandrine est bien trop négatif pour être totalement véridique, j'ai besoin de sa version de leur histoire. Elle allume une clope, j'en roule un super léger, fume un peu, et le lui passe.
"- Non merci, je fume pas.
- Veux pas l'savoir, ce soir c'est soirée bas les masques. Fumer va t'aider. Regarde bien mon visage, j'ai pas un petit air de Mireille Dumas ?"(une grande émission télé de psycho à l'époque)
Vu qu'elle rigole, elle doit désormais tirer sur le beuz, c'est obligé. Et on se fait un shot cul sec pour qu'elle se donne du courage. Je commence à lui parler de ma relation avec sa cadette sans parler de cul, comment elle est cool, ses qualités, ses défauts aussi, puis elle embraye et me conte leur *******. Et là c'est parti pour le grand et long déballage. Pour faire vite, Fafa a toujours été naturelle, primaire, alors que Sandrine, aînée de 3 ans, est plus réfléchie, secondaire. La cadette a vite capté toute l'attention des parents avec son charme candide et adorable, et ce sans s'en rendre compte. Sa sœur n'a pas compris, était très triste, en a construit une jalousie jusque maladive. (Elle lâche plus son pétard, du coup, m'en fais un). Elle confirme l'avoir battue, mais aussi s'en être voulu à chaque fois au final, mais aussi que Fafa n'était pas un ange non plus, elle aussi lui en a fait des sales crasses. Vu que les parents, et surtout leur père n'ont pas trop fait gaffe, et que les apparences étaient sauves (Sandrine a toujours gazé à l'école, Fafa ça allait), tout ça s'est installé sur la durée, la haine est devenue rituelle, les a construit. Je lui demande au final si quand même elle aime sa sœur : "évidemment !".

Elle pleure souvent, ça lui fait manifestement du bien d'enfin se confier. Je me contente de la fournir en kleenex. Mais comme elle commence à ressasser, à faire du disque rayé, je me lève, et la prend dans mes bras pour lui faire un gros câlin et la serre fort avec un petit bisou sur sa tête. Pas du tout sexuel, juste offrir son épaule à quelqu'un qui en a besoin. Après ours en colère, gros nounours en peluche, avoir un peu de bide, ça sert. Elle sent la vanille, je sens sa poitrine et ses tétons durs, c'est dur ... de rester calme. Au bout d'un moment, elle se calme, lève son visage d'ange reconnaîssant, et cherche un baiser. Mon index sur sa bouche vient l'en interdire, puis je me sépare. Mais c'est hyper dur de se retenir. Je me rassois et remplit nos verres.

"- Non Sandrine. Ça serait pas bien pour ta sœur, qui en plus est malade, pas bien pour moi parce que là t'es faible, et pas bien pour toi : je suis convaincu que tu fais ça par jalousie.
- Mais qu'est ce qu'elle a ma sœur de plus ?
- un, voire deux tours de taille ?
- Pff t'es con. Comme amante ?
- Ben elle se prend pas la tête, elle n'a aucune idée préconçue, pas de tabous - enfin pas que je sache - et se lâche, comme t'as pu le voir l'autre soir. (Cf. épisode 11)
- Et puis elle t'as, toi.
- Alors là, je crois que tu te trompes : j'ai peu d'expérience, je suis pas super bien monté, et des fois je galère grave. Hier, si tu savais !!!
- Oui, mais toi tu lui donnes du plaisir.
- ... Et elle aussi. Encore heureux hein, c'est quand même la moindre des choses non ?
- Ben pas pour tout le monde.
- Tu veux dire ... ton fiancé ?
- Il est à fond dans le chantier de la baraque, c'est le plein boom dans sa banque, le mariage à venir ...
- C'est pas grave, ça va passer tout ça. À Noël ça sera de l'histoire ancienne.
- Je sais pas, je sais pas. Même avant, c'était déjà pas le grand pied tu sais. Je sais pas s'il aime vraiment ça.
- Sérieux ? Avec un avion de chasse pareil ?
- Et qui aime ça, crois-moi."

... À cet instant, elle a le même regard qui sent le cul que sa cadette. Assise face à moi, elle regarde autour. La nuit est tombée, il n'y a plus que les gitans au loin qui ont allumé un feu de camp. Il reste une lumière residuelle. Elle lève son polo, ravissante petite poitrine, deux poires, et de jolis tétons sombres qui pointent. Elle écarte ensuite ses jambes, je vois que d'alle avec l'ombre. Alors elle relève sa jupe, pas de culotte la coquine. Je devine une magnifique chatte fine, taillée de près, avec de ravissantes lèvres, malheureusement closes. Je dois avoir les yeux d'un hibou parce qu'elle pouffe.
"- Chouette, ça marche encore !
- Euuuh ... oui. Xavier (son mec) est un con.
- Et encore t'as pas vu mon trou du cul.
- Jésus Marie Joseph, décidément vous kiffez les gros mots dans la famille !
- La faute à Papa, qui n'arrête pas de jurer devant le rugby, hihi !"
Elle se met à quatre pattes, et écarte ses fesses, parfaites. Sillon tout lisse, et son anus forme une petite étoile.
"- Alors ?
- Xavier n'est pas un con, c'est vraiment un GROS CON."
Elle rigole, ce qui fait se contracter son trou de balle.
"- Non mais sérieux, ALORS ?
- Alors non, ben toujours non. Attends, c'est pas l'envie qui m'en manque, mais alors PAS DU TOUT hein. Mais c'est impossible de changer d'avis, j'aime trop ta sœur.
- T'es bien le premier qui résiste.
- Ta sœur mérite ça, crois moi.
- T'es un bon gars, t'as réussi le test.
- Décidément, vous êtes vraiment toutes des salopes !
- Hihi OUI !"

Il se fait tard, elle est ok pour me ramener chez moi. On cause de musique, elle est très indie rock, y'a les Pixies dans son autoradio. Mais arrivés à Montauban, je lui dit que, finalement, allez zou, direct chez elle. J'ai envie qu'elles crèvent ensemble cet abcès purulent CE SOIR. Sandrine est sceptique, je psychote parce que ça risque d'être sportif, mais suis convaincu que c'est la bonne chose à faire, j'ai été élevé en mode bourrin, je connais que ça comme méthode, j'y crois.
Sandrine rentre donc seule, je l'attends dehors avec mon vélo, respirant fort avant la tornade. Ça loupe pas : Fafa sort avec sa sœur, en jogging champion gris et pantoufles, verte de rage, (chouette, elle va mieux) et vient se planter devant moi, bras croisés. Sa sœur suit derrière, bras croisés, anxieuse. C'est parti :
"- Je le savais. Putain t'es vraiment qu'un gros encuuulé !
- Qu'est ce qui te fait dire ça ?
- Mais tu me prends vraiment comme une conne ?
- Pas du tout, vas-y, je t'écoute.
- Simple : et bé elle est sûrement venue au magasin, t'a agité son petit cul de grosse pute devant le pif, et toi t'as pas pu résister. Ensuite tu l'as baisé, elle ça pris son pied, t'as kiffé parce que t'aime ça, nous faire jouir enfoiré. Je suis même sûr et certaine que tu l'as enculé et que t'as fait jouir du cul cette sale chienne, je te connais. Et vu qu'elle traite tous ses mecs comme des petits chiens, et qu'en fait t'es qu'une pauvre merde, et bé elle t'a obligé à venir ici pour bien me faire souffrir, parce que c'est son passe-temps préféré depuis que chuis toute petite. En plus, tu profites que je sois malade comme un chien, sale fils de pute. C'est fini, je veux plus jamais te voir, JAMAIS !"

On a beau s'y être préparé, c'est pas facile d'encaisser ça sans tenter de la couper. J'ai pas envie de la contre-pourrir pour que ça s'escalade vers un point de non-retour. Je prends le temps pour construire ma réponse, c'est long, je regarde ma chérie, elle reste là, c'est bon signe. Et sa sœur en arrière plan, qui cligne longuement dès yeux en haussant les épaules, genre "je te l'avais dit". Je sens bien que dire quoi que se soit sera improductif. Me me vient une idée.

"- T'es contagieuse ?
- Et bé non, connard. Sinon je t'aurais craché à ta sale gueule pour que tu crèves.
- T'as l'air d'aller mieux non ?
- ... Oui. Ça te fait chier hein ?
- Bien."
Je tente de la prendre dans mes bras. J'en ramasse une bien violente, ça va c'était prévu. Je retente, mais cette fois j'use de ma force, elle rage. Puis je plaque son visage contre mon torse, elle hurle, commence à pleurer. Je reste calme, mais la maintient de force.
"- Respire Fabienne. Respire moi. Sens-moi. Est-ce que je sens le cul ?
- Je veux pas. Je te sentirais pas. Crève.
- Hé oh arrête tes conneries maintenant. Sens-moi, est-ce que je sens le cul ?
- ...
- Réponds !
- ... Et bé non.
- Voilà."
Je la relâche, elle fait immédiatement 2 mètres en arrière.
"- Maintenant, tu vas m'écouter. D'abord c'est MOI qui ai voulu te voir. Et vu que je t'ai écouté me pourrir, m'insulter, et même me frapper sans que je réponde, maintenant tu te tais et tu vas m'écouter sans me couper. C'EST BIEN CLAIR ?"
Vu que ces derniers mots je les ai gueulé en mode sergent instructeur de full metal jacket (pour évacuer mon stress, chuis pas un iceberg hein), ça la calme direct. Manifestement, ces deux-là se sont pas fait souvent engueulé, en fait j'imite mon propre père. Sandrine derrière, voyant comment j'ai calmé sa sœur, manque de pouffer de rire.

D'abord je lui offre une cigarette "parce que ça va être long chérie", puis je lui raconte ma soirée avec sa sœur dans ses moindres détails, demandant à chaque fois validation de son aînée, même si ça l'ennuie quand je raconte son exhib. Je conclue en lui disant que je l'aime ... beaucoup et très très fort, et que sa sœur aussi, ben elle l'aime encore plus fort. Je me tais et attends sa réaction. Fafa se tourne, Sandrine fait un grand oui de la tête à sa cadette. Fatalement elle craque en sanglots et se rue dans mes bras, sa sœur aussi se met à pleurer, mais elle toute seule. Je câline ma meuf un petit moment, elle me roule une grosse pelle, que j'écourte.
"- Vas-y Fafa, ta sœur t'attend."
Comme au cinéma, les deux sœurs se prennent dans les bras en larmes. Yes papa.
Je me garde de quoi m'en fumer un, puis je passe ma boîte à bédo à Sandrine avec un clin d'œil.
"ces prochains jours, vous en aurez besoin, 20 ans à ratt****r tout ça."
Je leur dis au revoir, j'embrasse tendrement Sandrine -sur la joue-, qui me serre super fort dans ses bras en chuchottant un merci, puis sa sœur -sur la bouche-. Elles se tiennent la main, se bouffent des yeux, c'est beau. Je dois battre mon record quand je rentre ventre à terre chez moi.

Le lendemain j'appelle poto Akim, il est ok pour une soirée mix, mais me demande de passer "pas trop tôt paske j'ai un truc à faire, vas-y j't'expliquerai". De toute façon, je dois aller pécho de la smoke après le boulot, je me ferais un kébab. Une fois chez lui, il me raconte que Marie-France viens de partir, et qu'avec elle, "la vérité c'est super mais c'est dur, elle n'arrête pas de m'engueuler". Je m'imagine la scène, je suis mort de rire. Je lui demande des détails, il est timide, pas grave. Juste j'aborde vite-fait ma grosse séance de baise du lundi, puis les soucis de santé de ma meuf. Mais on va pas s'éterniser à blaguer "comme des meufs" (tu parles, on est vachement plus coincés que les meufs pour se raconter les trucs de cul). Il a rentré des nouveaux skeuds, on s'éclate bien, bonne petite soirée.
Le vendredi soir, j'appelle Fabienne pour l'inviter à mon pot de départ au magasin à la fermeture le lendemain (dans cette boîte familiale de souche italienne, c'est la tradition, même pour les saisonniers). Sa voix est chaleureuse, elle est remise, pas de mononucléose, bien sûr elle est d'accord. Gros soulagement. Elle me passe Sandrine, qui me dit que tout va bien, qu'elle m'adore. Ensemble elles me font un gros smack bien sonore.

Ce samedi est une journée fournie, dont je goûte les derniers moments. En fait, j'ai adoré ce job, tous les collaborateurs sont à l'image du boss : classe. C'est vraiment chouette d'y avoir été accepté.
Fabienne débarque juste avant la fermeture dans une robe courte cintrée, noire à fleurs rouges, bottines fines à talons, maquillage de pro, grandes pendantes dorées, rouge intense à ses lèvres. L'archétype de la nana qui pourrait être banale, mais qui avec un bon maintien et du goût, devient un fantasme sur pattes. Putain tout le monde la mate, même les clientes. Elle, elle s'en fout, elle ne regarde que moi, qui suis disponible, et vient me donner un beau baiser. Chuis super fier !
Le rideau fermé, le boss fait un petit speech, m'offre un couteau de chez lui, (ouf Fabienne a une pièce de monnaie) et une boîte de tarallis. Moi aussi je remercie tout le monde, et je débouche le champagne. Le boss m'emprunte ma compagne et ils partent à l'écart, il est manifestement sous le charme. À la fin il me la confie avec ces mots, dont je sais qu'il est avare.
"- Elle est rare, crois moi. Tu as de la chance.
- Je sais, merci."
Je n'oublierai jamais son regard plein d'intensité lorsqu'il m'a dit ça.

Une fois aux voitures, Fafa me fait signe de mettre mon vélo dans le coffre de sa 205. Bon, ok. Dans la voiture, elle met la cassette de Roxy Music que je lui avais passée (Cf épisode 10). On ne parle pas. Elle conduit, je la regarde avec un jeu-ne-sais-quoi de tristesse. L'été tire à sa fin, et cette histoire sans doute aussi, du moins c'est ce que je pense sur le moment.
On dépasse Montauban, direction Montech, que l'on dépasse aussi. Passé la Garonne, on s'enfonce dans les belles et douces collines de la Lomagne, jusqu'à arriver à un beau château en briques ceint d'un golf. Débarqués on fait le tour du bâtiment pour atteindre une terrasse qui fait face à un green. Des tables, des gens. Un peu à l'écart, surprise ! Sandrine, Xavier (un blond fluet), Marie-France et Akim qui discutent déjà entre eux. Les mecs sont en pantalon-chemisette, MF en jupe cardigan bleu ciel mules à talons blanches, et Sandrine dans une tenue similaire à sa sœur, mais en négatif : sa robe est rouge, et les fleurs noires. J'embrasse tout le monde. Je me crois dans un début de partouze d'un Marc Dorcel de la fin des années 80 putain. Où qu'elles sont les caméras ?
"- Waou, en quel honneur tout ça ?
- C'est mes parents qui offrent. En fait on a eu des prix parce que Xavier est leur banquier, et qu'ils se marieront sans doute ici. En fait, on va manger un menu dégustation, et tester des plats pour la noce.
- Et Akim et MF ?
- Ça et bé c'est moi, je voulais qu'ils soient là, pour toi. Paske grâce à toi, je suis en train de faire la paix avec Sandrine.
- En train ?
- C'est long, on s'engueule encore, mais on parle ensuite, on se pardonne et on s'embrasse. Ah oui au fait, on couche ici, et demain, c'est leçon de golf.
- J'ai rien pour me changer.
- T'inquiètes, tu fais la même taille de pied que papa, j'ai emprunté des baskets, un short et un polo.
- Et Steph (ma sœur) ?
- Love de son mec, plus rien à tirer de cette meuf en ce moment hihi !"
Marie-France vient me voir, grand sourire, ses yeux pétillent plus que d'habitude, elle prend ma tête avec ses deux mains.
"- J'ai blaguassé avec Sandrine. Ah toi, si j'avais 20 ans de moins, je t'épouserais !
- Comment t'as fait pour te libérer ?
- Soirée filles.
- Rhô la menteuse, quoique, (je chuchotte à son oreille) Je suis sûr que Sandrine te plaît.
- Tu vas voir cette biche, je vais te me la bouffer toute crue."
Et elle m'embrasse sur la bouche, avec la langue. Xavier est un poil surpris je dois dire !

On passe à table, ronde, en alternant les hommes et les femmes. Xavier, Sandrine, moi, Fabienne, Akim, MF. Tout est super, les plats se succèdent sans que l'on patiente. On sent que toute cette équipe est jeune, et a la niaque. Xavier nous *****e littéralement avec sa connaissance de cet établissement, le chantier, la piscine l'an prochain, l'extension du golf de 9 à 18 trous, ... On l'écoute pour être poli, sauf Akim qui, au bout d'un moment, commence à chuchotter à l'oreille de Marie-France, qui se marre. Comme Xavier s'adressait principalement à elle, il lui demande s'il le dérange :
"- Bah oui mec, parce que pardon hein, mais t'es pérave avec tes histoires, tout le monde se fait grave ièch."
On éclate tous de rire, donc l'importun doit s'incliner, mais il est vexé, et se ressert alors qu'il est déjà entamé.

On se met à causer de musique, on se vanne, enfin on partage. Fabienne commence à me caresser la cuisse, et me fait un clin d'œil. Message reçu : discrétos je sors mon engin, elle me branle doucement, délicieusement, Sandrine regarde ça en loucedé. MF qui a tout capté commence son numéro de charme sur Xavier en embrayant sur l'exploitation de son mari, avec ses beaux yeux, elle l'hypnotise. Akim se met lui aussi "à l'aise". Fabienne demande mon acquiescement -bien sûr-, et caresse aussi sa teub en même temps que la mienne cette cochonne. Pendant que je regarde Akim avec un clin d'œil, une autre main me caresse la queue par la gauche. Waou, les deux sœurs ensemble. Je tourne la tête, Sandrine avec son beau visage de poupée me dit de façon muette, en articulant bien les mots "ce soir tu m'encules", avec un clin d'œil. Ma queue vibre littéralement, surtout que deux mains de 2 soeurs la serrent. Je les préviens avec de grands yeux que ça suffit les bêtises sinon le coup va partir, Sandrine me sourit, très heureuse de son effet. Ses yeux puent le cul, elle est très très belle. Fabienne qui a tout vu (et tout senti) me fait un clin d'œil, puis se tourne vers Akim, et de la même façon lui dit un truc bien bien crado (tête tournée je vois pas ), vu la réaction de mon pote : il fait un long "HOUUU" muet en fermant les yeux. Marie-France qui n'a rien perdu de la scène pouffe de rire, Sandrine, elle, s'esclaffe carrément. Xavier, qui capte que d'alle se retourne :
"- Qu'est ce qu'y a mon amour ?
- Rien rien mon amour, je t'imitais dans ton dos, comme d'habitude, hihi !"
Et elle se met à singer ses mimiques. C'est vrai qu'elle est douée, c'est plutôt une fille rigolote, très clown en fait. Et dire que je croyais que c'était une ravissante conne. Cette drôlerie la rend plus désirable encore.

On prend un vieil Armagnac en se promenant ensemble autour du parcours pour digérer. Même les sœurs qui avaient peu peur de l'alcool fort l'apprécient. Xavier sort ostensiblement un gros cigare, son portable (plutôt rare ces années-là, c'est un signe extérieur de richesse), et cherche du réseau. Forcément, il s'éloigne, et se plante là où il arrive à capter. Akim roule un bédo en marchant, il a un excellent teuch qui sent merveilleusement bon. Moi aussi je roule aussi, avec une bonne petite beuh locale. Quand Xavier revient, il est choqué de ce qu'on fume, encore plus quand Marie-France, puis sa propre fiancée tire dessus. Il nous propose de sortir au St Nicolas, une boîte de Nuit à Montech.
"- C'est un bon client, on a des prix, et nos amis nous attendent !
- TES amis, ou plutôt tes collègues de boîte ... rétorque sa fiancée.
- De toute façon, pour moi ça sera pas possible, réponds Marie-France. Les proprios sont des copains de rugby de mon mari.
- Et ? Questionne Xavier.
- Réfléchis dans ta tête, jeune homme, tu crois qu'Akim est mon neveu ? Ce faisant, elle pose sa main sur l'entrejambe de son amant.
- Tiens, essaie, c'est l'occasion rêvée ! dis-je. En plus regarde, t'as le choix : soit de la matière première brute locale, soit de la raffinée d'excellente qualité.
- Direct tout frais du Rif mon frère ! Ajoute Akim.
- Non merci, non merci, je touche pas à la ******.
- Mais à la bouteille, ça il y touche bien comme il faut, me chuchotte Sandrine."
La nuit est tombée, pas un nuage, ni de lune. En pleine cambrousse, la canopée est magnifique. Défoncés, on en prend tous plein les yeux, même Xavier admet que c'est quand même beau. Mais comme il n'a pas fumé, désormais il est quelque part un étranger ...

On rentre au château, le fiancé nous relance encore avec sa putain de boîte de nuit, et fait mine de partir aux voitures, espérant qu'on le suive, c'est raté. Ça me gonfle un peu désormais :
"- Écoutes, t'as pas compris, on n'a pas envie. On doit se coucher assez tôt, demain on joue au golf je te rappelle !
- Allez, faut faire la teuf quoi !
- T'inquiètes pas pour ça : tu crois qu'on va aller directement se mettre en pyjama, se brosser les dents, lire une histoire et faire un gros dodo ? (mix de provocation et d'honnêteté, j'adore) Et d'ailleurs, t'es le bienvenu hein.
- Pff vous savez pas ce que vous ratez !
- Bordel mais rater quoi ? Ton club de la cambrousse ? Mec, avec Akim on a écumé tout Toulouse, et on était fourrés au Shanghaï du jeudi au samedi soir !
- Quoi ? Cette boîte de gros pééédés ? Chuis mort de rire ! "Fourrés " c'est le bon mot hahaha ! T'es de la jaquette qui flotte en fait ?
Huhuhu, en plus il dit "gros pééédés" avec cette moue de dégoût. Je respire un grand coup par le nez pour évacuer la moutarde, malgré qu'objectivement il serait plus sexy le nez cassé.
"- Écoute Xavier, on est en public, on a tous bien bu, il y a des dames ici, et ta fiancée de surcroît. Alors stop, fin de la récré, on va en rester là, hein.
- Sinon quoi ?
- S'il te plaît, ARRÊTE !"
Je lui fais ça en mode ours en colère. Je crois qu'il a compris. Pour paraphraser Audiard, quand un mec de 95 kilos dit certaines choses, celui de 70 les écoute.
"- Ok ok ok, pas de problème, on s'en va. Tu viens Sandrine ?
- Non.
- Comme tu veux, en tout cas moi je vais m'éclater ce soir."

Akim, qui en rate pas une, glisse en chuchottant :
"- Arioul, c'est ta meuf qu'on va éclater ce soir."
Tout le monde s'écroule de rire.

À suivre ...
発行者 Franckosaurus
5年前
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