Yo et Loa :épisode 3
En des temps lointains
Les journées se suivaient, sans se ressembler.
C'était la belle saison, celle ou les fruits juteux et sucrés abondaient, celle ou le petit gibier, essentiellement des rongeurs, nous nourrissait sans avoir à s'éloigner de notre "maison". Cela nous laissait plus de temps pour des activités récréatives.
Je profitais de cette période pour dessiner sur les murs de la grotte à l'aide du bois noircit du feu éteint, de pierres tendres, de tout ce qui laissait des traces de couleur sur les parois de roche dure. Parfois Yo m'accompagnait et apportait sa touche artistique à mes fresques.
Nous continuions nos jeux à l'écart. Yo se caressait la vulve jusqu'au moment où elle vibrait de tout son être. A chaque fois elle me "demandait" de faire comme elle, mais j'étais tellement fascinée par ses pouvoirs et par ses réactions lors de ce petit rituel, que je ne le pouvais pas. Je pensais qu'elle était seule à avoir ce pouvoir et que j'étais la seule autorisée à en profiter.
Cette fois ci, ce fut différent, Yo vint s'installer derrière moi, j'étais assise entre ses jambes ouvertes dos contre ses mamelles. Sa tête était posée sur mon épaule. Elle commença par me caresser le ventre la poitrine tout en posant ses lèvres sur mon cou.
Appuyant délicatement sur chacun de mes genoux, elle me fit m'ouvrir et du bout de ses doigts commença à explorer ma vulve. C'était drôle, mais je savais qu'il ne fallait pas rire, je me laissais donc aller les yeux clos, c'était très agréable.
Nous étions toujours sur le qui-vive, le moindre son inhabituel, le moindre mouvement dans les branches, les feuilles, nous mettait en alerte. Là, j'étais comme absente concentrée sur mes sensations tout d'abord juste sensibles, puis de plus en plus envahissantes, j'étais comme projetée dans un autre monde, un monde sans dangers, fait de voluptés et de douce tiédeur.
Quand soudain, le feu envahi mon ventre pour exploser dans tout mon corps. J'ai crié, peut-être même hurlé.
Lorsque j'ai repris conscience, deux hommes et une femme étaient là, certainement alertés par mes cris. Yo se tenait le pied à deux mains, elle cherchait à faire croire que c'était elle qui avait crié parce qu'elle s'était cognée sur un rocher.
Je découvrais l'orgasme et le mensonge.
1979
Me voilà dans le train en direction de Périgueux, comme j'ai un peu de temps devant moi, je vais en profiter pour vous en dire plus sur ma personne.
Enfin, ma personne, je ne sais pas trop, car je suis plurielle. Il y a la jeune femme pudique studieuse, extrêmement brillante au dire de mes formateurs, passionnée d'arts et d'histoire …! Il y a la lesbienne sauvage avide de moments torrides avec mon ou mes amantes, enfin futures et puis, il y a l'autre celle que je ne connais pas vraiment !
C'était difficile financièrement lorsque j'étais étudiante, j'ai cherché un petit boulot mais les horaires ne correspondaient pas avec mes cours, je ne trouvais rien qui me convienne. J'avais vu une annonce, travail deux soirs par semaine bien rémunéré. Lorsque je me suis présentée à l'adresse indiquée, il s'agissait d'un sex-shop.
J'ai bien entendu fais demi-tour, mais mon frigo vide m'a incité à y retourner ! Après maintes hésitations, vêtues d'un grand manteau,d'une écharpe d'un bonnet et de grosses lunettes de soleil, j'y suis entrée.
Voilà ! J'étais à l'essai pour deux soirs, j'y suis restée presque deux ans !
A l'abri derrière des glaces sans teint, je dansais juste parée d'un masque blanc couvrant tout mon visage et chaussée de talons hauts, enfin des danses qui au fur à mesure devenaient de véritables exhibitions. Une fois dans la cabine, je devenais cette autre moi, pour être honnête une sacrée salope. Je ne cachais rien de mon anatomie, mon intimité était très largement offerte. Savoir que des hommes se vidaient du jus qui encombrait leurs bourses, m'excitait, j'étais pour eux, à ce moment précis, le centre du monde.
Les patrons du lieu deux homo en couple, étaient ravis. Je battais tous les records, ils mesuraient la qualité des prestations au volume de papier essuie-tout souillé qu'ils récupéraient lorsque le rideau tombait.
Oups, je dois vous laissez, je continuerais peut-être une autre fois, là, le train arrive en gare de Périgueux.
Me voilà seule devant la gare ! J'espère que l'on ne m'a pas oubliée. Qu'elle n'est pas ma surprise lorsque entendant mon nom, je me retourne et je que vois la belle rousse de la veille en cote de travail gris beige et chaussures de sécurité, une pancarte sur laquelle est écrit mon nom à la main.
A SUIVRE
Les journées se suivaient, sans se ressembler.
C'était la belle saison, celle ou les fruits juteux et sucrés abondaient, celle ou le petit gibier, essentiellement des rongeurs, nous nourrissait sans avoir à s'éloigner de notre "maison". Cela nous laissait plus de temps pour des activités récréatives.
Je profitais de cette période pour dessiner sur les murs de la grotte à l'aide du bois noircit du feu éteint, de pierres tendres, de tout ce qui laissait des traces de couleur sur les parois de roche dure. Parfois Yo m'accompagnait et apportait sa touche artistique à mes fresques.
Nous continuions nos jeux à l'écart. Yo se caressait la vulve jusqu'au moment où elle vibrait de tout son être. A chaque fois elle me "demandait" de faire comme elle, mais j'étais tellement fascinée par ses pouvoirs et par ses réactions lors de ce petit rituel, que je ne le pouvais pas. Je pensais qu'elle était seule à avoir ce pouvoir et que j'étais la seule autorisée à en profiter.
Cette fois ci, ce fut différent, Yo vint s'installer derrière moi, j'étais assise entre ses jambes ouvertes dos contre ses mamelles. Sa tête était posée sur mon épaule. Elle commença par me caresser le ventre la poitrine tout en posant ses lèvres sur mon cou.
Appuyant délicatement sur chacun de mes genoux, elle me fit m'ouvrir et du bout de ses doigts commença à explorer ma vulve. C'était drôle, mais je savais qu'il ne fallait pas rire, je me laissais donc aller les yeux clos, c'était très agréable.
Nous étions toujours sur le qui-vive, le moindre son inhabituel, le moindre mouvement dans les branches, les feuilles, nous mettait en alerte. Là, j'étais comme absente concentrée sur mes sensations tout d'abord juste sensibles, puis de plus en plus envahissantes, j'étais comme projetée dans un autre monde, un monde sans dangers, fait de voluptés et de douce tiédeur.
Quand soudain, le feu envahi mon ventre pour exploser dans tout mon corps. J'ai crié, peut-être même hurlé.
Lorsque j'ai repris conscience, deux hommes et une femme étaient là, certainement alertés par mes cris. Yo se tenait le pied à deux mains, elle cherchait à faire croire que c'était elle qui avait crié parce qu'elle s'était cognée sur un rocher.
Je découvrais l'orgasme et le mensonge.
1979
Me voilà dans le train en direction de Périgueux, comme j'ai un peu de temps devant moi, je vais en profiter pour vous en dire plus sur ma personne.
Enfin, ma personne, je ne sais pas trop, car je suis plurielle. Il y a la jeune femme pudique studieuse, extrêmement brillante au dire de mes formateurs, passionnée d'arts et d'histoire …! Il y a la lesbienne sauvage avide de moments torrides avec mon ou mes amantes, enfin futures et puis, il y a l'autre celle que je ne connais pas vraiment !
C'était difficile financièrement lorsque j'étais étudiante, j'ai cherché un petit boulot mais les horaires ne correspondaient pas avec mes cours, je ne trouvais rien qui me convienne. J'avais vu une annonce, travail deux soirs par semaine bien rémunéré. Lorsque je me suis présentée à l'adresse indiquée, il s'agissait d'un sex-shop.
J'ai bien entendu fais demi-tour, mais mon frigo vide m'a incité à y retourner ! Après maintes hésitations, vêtues d'un grand manteau,d'une écharpe d'un bonnet et de grosses lunettes de soleil, j'y suis entrée.
Voilà ! J'étais à l'essai pour deux soirs, j'y suis restée presque deux ans !
A l'abri derrière des glaces sans teint, je dansais juste parée d'un masque blanc couvrant tout mon visage et chaussée de talons hauts, enfin des danses qui au fur à mesure devenaient de véritables exhibitions. Une fois dans la cabine, je devenais cette autre moi, pour être honnête une sacrée salope. Je ne cachais rien de mon anatomie, mon intimité était très largement offerte. Savoir que des hommes se vidaient du jus qui encombrait leurs bourses, m'excitait, j'étais pour eux, à ce moment précis, le centre du monde.
Les patrons du lieu deux homo en couple, étaient ravis. Je battais tous les records, ils mesuraient la qualité des prestations au volume de papier essuie-tout souillé qu'ils récupéraient lorsque le rideau tombait.
Oups, je dois vous laissez, je continuerais peut-être une autre fois, là, le train arrive en gare de Périgueux.
Me voilà seule devant la gare ! J'espère que l'on ne m'a pas oubliée. Qu'elle n'est pas ma surprise lorsque entendant mon nom, je me retourne et je que vois la belle rousse de la veille en cote de travail gris beige et chaussures de sécurité, une pancarte sur laquelle est écrit mon nom à la main.
A SUIVRE
4年前