Ma vie sexuelle (#17)
Douglas ne pouvait pas se résoudre à me voir repartir pour la France.
Il avait fait une demande aux autorités pour me permettre de prolonger mon séjour
Il avait prétexté que ma présence était indispensable à la bonne marche de son agence.
Il est vrai qu'à cette période, l'activité touristique marchait du feu de dieu et il n'avait pas eu de mal à faire valoir l'argument auprès de sa hiérarchie. Restait les autorités US. réputées intraitables. Il me fut accordé six mois de présence supplémentaire sur le territoire. Il était clair que c'était le maximum de ce que l'on pouvait espérer.
C'est alors que le géant texan révéla un aspect de sa personnalité qu'il avait caché le plus souvent jusqu'alors. Il ne sembla plus prendre de gant pour multiplier nos "entrevues"!
Il venait dans le studio dès qu'il avait un moment. Il me paraissait clair qu'il voulait en profiter avant l'échéance. Avant mon retour pour la France. Il va de plus en plus en plus vite en besogne, ne se lave plus le pénis, ne se préoccupe plus de préliminaires, il faut que j'applique la vaseline à vitesse grand V avant la chevauchée du texan. Il est moins tendre au lit, si tenté qu'il l'ait été quelquefois, mais multiplie les gentillesses et les compliments.
Une année complète étant passée, nous revoilà tout deux à la convention annuelle.
Le premier soir, nous étions en plein quart d'heure torride que Buffalo appelle.
L'épouse de Doig', enceinte, est en route vers la maternité. J'avais fait un rapide calcul: la conception avait eu lieu quand je pensais qu'il ne voulait plus de moi l'hiver précédent, avant qu'il ne m'envoie faire des analyses médicales.
Nous retournons à Buffalo de suite.
Le cinquième enfant est une fille. La mère et l'enfant se portent bien, et pour moi va se profiler la fin de cette histoire américaine
Les derniers mois se passent sans grand intérêt. Cette fois, je reste à Buffalo pour les fêtes de fin d'année. Noël après Thansgiving est vite converti en dollars et rangé jusqu'à la prochaine fois. Ce sera sans moi.
Je repense à Luc, mon vaillant assureur. Peut être qu'il est temps de se manifester auprès de lui. On verra bien.
Les dernières semaines avant l'expiration de mon visa arrivent, je suis impatient de rentrer désormais.
Je suis aussi excité de rentrer que je l'étais à mon départ. Douglas s'occupe de sa famille et c'est bien normal.
Finalement , rien ne s'est passé comme prévu aux U.S.A. pour moi. C'est peut-être pour cela que je ne prévois rien de précis après mon retour en France.
Pour mes derniers jours, j'ai droit à un peu de congé.
Douglas fait encore un gros mensonge à son épouse et sous couvert de trois jours à New York organise une escapade en Floride. Je découvre Miami Beach et les Keys. Mais l'ambiance n'y est pas. Le grand moustachu , macho et solide comme un rock a le cafard. Est ce de me voir partir ou de retourner à sa vie rangée ?
Le dernier jour, à Buffalo, il veut me faire un cadeau d'adieu. Un godemiché.
Je suis sûr que de sa part, c'est une délicate attention. Je trouve ça "mignon". J'ai appris à apprécier son côté rustique.
Je lui dit juste que je serai gêné que le personnel de l'aéroport le voit aux rayons X au passage de la sécurité.
Il se ravise donc et m'offre le sweat à capuche de l'équipe des "Buffalo Bills", l'équipe de football locale et promet qu'il viendra à Paris très vite.
J'atterris à Paris un glacial vendredi matin. La compagnie a égaré ma valise.
Je profite une fois de plus de l'appartement de mon précédent chef, dans l'est parisien.
Et j'appelle Luc. Je n'ai eu aucun contact avec lui depuis plus d'une année. Une voix jeune et sympathique me répond : "Vous savez , aujourd'hui, il est très occupé dans les étages. Rappelez plus tard". Je ne sais vraiment pas ce qu'il veut dire.
Je ne dois pas bouger car j'attends une éventuelle livraison de mon bagage.
La mauvaise nuit dans l'avion, le décalage horaire me pousse à me coucher sur le canapé. Quand je reviens à moi, il fait nuit. Je me précipite sur le téléphone. Mais à 18 heures, plus personne ne répond dans les services administratifs d'un assureur.
J'appellerai lundi matin. De toute façon, j'attends qu'on retrouve et qu'on livre ma valise. Le lundi matin, je rappelle donc. La même voix jeune et sympathique me répond. Mais Luc n'est plus là. Il vient de passer sa dernière semaine au travail et il est désormais à la retraite. Il est vrai que je ne lui ai jamais demandé son age et qu'il se pourrait bien qu'il ait soixante ans.
Je retrouveTheo et Greta à Bruxelles. Mais Greta est très malade. Le cancer du sein la ronge et elle n'a rien voulu me dire avant mon retour. Voilà une une cruelle destinée d'une femme qui n'a pas pu avoir d'enfant et qui souffre encore par ce qui reste pour autant un symbole de maternité.
Comme à son habitude, elle garde la tête haute. Mon oncle est cependant très inquiet.
Douglas me téléphone régulièrement. Dés mon retour, il me parle de la Convention internationale des agences qui aura lieu à Paris l'année suivante. Dans sept mois et me dit qu'il compte les jours.
Il avait fait une demande aux autorités pour me permettre de prolonger mon séjour
Il avait prétexté que ma présence était indispensable à la bonne marche de son agence.
Il est vrai qu'à cette période, l'activité touristique marchait du feu de dieu et il n'avait pas eu de mal à faire valoir l'argument auprès de sa hiérarchie. Restait les autorités US. réputées intraitables. Il me fut accordé six mois de présence supplémentaire sur le territoire. Il était clair que c'était le maximum de ce que l'on pouvait espérer.
C'est alors que le géant texan révéla un aspect de sa personnalité qu'il avait caché le plus souvent jusqu'alors. Il ne sembla plus prendre de gant pour multiplier nos "entrevues"!
Il venait dans le studio dès qu'il avait un moment. Il me paraissait clair qu'il voulait en profiter avant l'échéance. Avant mon retour pour la France. Il va de plus en plus en plus vite en besogne, ne se lave plus le pénis, ne se préoccupe plus de préliminaires, il faut que j'applique la vaseline à vitesse grand V avant la chevauchée du texan. Il est moins tendre au lit, si tenté qu'il l'ait été quelquefois, mais multiplie les gentillesses et les compliments.
Une année complète étant passée, nous revoilà tout deux à la convention annuelle.
Le premier soir, nous étions en plein quart d'heure torride que Buffalo appelle.
L'épouse de Doig', enceinte, est en route vers la maternité. J'avais fait un rapide calcul: la conception avait eu lieu quand je pensais qu'il ne voulait plus de moi l'hiver précédent, avant qu'il ne m'envoie faire des analyses médicales.
Nous retournons à Buffalo de suite.
Le cinquième enfant est une fille. La mère et l'enfant se portent bien, et pour moi va se profiler la fin de cette histoire américaine
Les derniers mois se passent sans grand intérêt. Cette fois, je reste à Buffalo pour les fêtes de fin d'année. Noël après Thansgiving est vite converti en dollars et rangé jusqu'à la prochaine fois. Ce sera sans moi.
Je repense à Luc, mon vaillant assureur. Peut être qu'il est temps de se manifester auprès de lui. On verra bien.
Les dernières semaines avant l'expiration de mon visa arrivent, je suis impatient de rentrer désormais.
Je suis aussi excité de rentrer que je l'étais à mon départ. Douglas s'occupe de sa famille et c'est bien normal.
Finalement , rien ne s'est passé comme prévu aux U.S.A. pour moi. C'est peut-être pour cela que je ne prévois rien de précis après mon retour en France.
Pour mes derniers jours, j'ai droit à un peu de congé.
Douglas fait encore un gros mensonge à son épouse et sous couvert de trois jours à New York organise une escapade en Floride. Je découvre Miami Beach et les Keys. Mais l'ambiance n'y est pas. Le grand moustachu , macho et solide comme un rock a le cafard. Est ce de me voir partir ou de retourner à sa vie rangée ?
Le dernier jour, à Buffalo, il veut me faire un cadeau d'adieu. Un godemiché.
Je suis sûr que de sa part, c'est une délicate attention. Je trouve ça "mignon". J'ai appris à apprécier son côté rustique.
Je lui dit juste que je serai gêné que le personnel de l'aéroport le voit aux rayons X au passage de la sécurité.
Il se ravise donc et m'offre le sweat à capuche de l'équipe des "Buffalo Bills", l'équipe de football locale et promet qu'il viendra à Paris très vite.
J'atterris à Paris un glacial vendredi matin. La compagnie a égaré ma valise.
Je profite une fois de plus de l'appartement de mon précédent chef, dans l'est parisien.
Et j'appelle Luc. Je n'ai eu aucun contact avec lui depuis plus d'une année. Une voix jeune et sympathique me répond : "Vous savez , aujourd'hui, il est très occupé dans les étages. Rappelez plus tard". Je ne sais vraiment pas ce qu'il veut dire.
Je ne dois pas bouger car j'attends une éventuelle livraison de mon bagage.
La mauvaise nuit dans l'avion, le décalage horaire me pousse à me coucher sur le canapé. Quand je reviens à moi, il fait nuit. Je me précipite sur le téléphone. Mais à 18 heures, plus personne ne répond dans les services administratifs d'un assureur.
J'appellerai lundi matin. De toute façon, j'attends qu'on retrouve et qu'on livre ma valise. Le lundi matin, je rappelle donc. La même voix jeune et sympathique me répond. Mais Luc n'est plus là. Il vient de passer sa dernière semaine au travail et il est désormais à la retraite. Il est vrai que je ne lui ai jamais demandé son age et qu'il se pourrait bien qu'il ait soixante ans.
Je retrouveTheo et Greta à Bruxelles. Mais Greta est très malade. Le cancer du sein la ronge et elle n'a rien voulu me dire avant mon retour. Voilà une une cruelle destinée d'une femme qui n'a pas pu avoir d'enfant et qui souffre encore par ce qui reste pour autant un symbole de maternité.
Comme à son habitude, elle garde la tête haute. Mon oncle est cependant très inquiet.
Douglas me téléphone régulièrement. Dés mon retour, il me parle de la Convention internationale des agences qui aura lieu à Paris l'année suivante. Dans sept mois et me dit qu'il compte les jours.
2年前