Marie et Mery - Souvenirs de septembre 2023
J’ai pu convaincre sans trop de problème mes parents de me laisser passer un week-end chez toi. De ton côté, ta maman voit mon arrivée d’un très bon œil, semble-t-il, elle qui te trouve un peu trop « sauvage » et peut-être un peu trop éloignée des autres. Ce vendredi, je me suis donc un peu plus chargée : dans mon sac de cours, les affaires de lundi en plus, et dans un autre, mes affaires de rechange et de toilette. À la fin des cours, nous rejoignons donc ensemble l’arrêt de bus. Tu ne cesses de me remercier de venir chez toi, et de te voir heureuse me touche un peu. Je suis une des rares filles à venir en cours en jupe ou en robe, et comme pour me faire honneur, tu es aussi venue aujourd’hui en jupe. Tu es très belle, fine, un brin menue, ta blondeur te va très bien et j’aime tes courbes que j’ai pu admirer du coin de l’œil mercredi quand tu es venue à la piscine. Tu n’as rien à envier aux autres filles. Le bus est déjà là. Je paie ma place au chauffeur et tu m’entraînes sur la banquette arrière. On s’installe. Tu me dis que tu es souvent seule à l’arrière et que tu aimes me regarder quand ton bus démarre. Je t’en suis reconnaissante. Le bus n’est pas plein, juste une quinzaine d’élèves… Je te regarde… j’ai toujours en souvenir ce baiser que tu m’as déposé au coin des lèvres mardi soir… j’avoue que je suis un peu émue d’être assise si près de toi…Nous ne parlons pas, mais nos yeux en disent beaucoup… J’ai croisé mes doigts sur ma jupe légèrement remontée… nos cuisses nues se frôlent… je sens tes effluves… je me sens bizarre… On se tourne l’une vers l’autre au moment où le bus démarre… Dans un virage, je me colle à toi… Je dois poser ma main sur ta cuisse pour me rétablir… je te sens gênée de la situation mais pas fâchée... Le contact de ta cuisse sous ma main me remplit d’émotions… Tu t’inquiètes pour moi, je te rassure, tout va bien… Je laisse ma main sur ta cuisse, tu ne la repousses pas… Au contraire, tu poses la tienne sur la mienne…Tu m’avoues te sentir bien et bizarre à la fois… Je t’avoue éprouver aussi le même état… Tu caresses ma main… Je sens des bouffées de chaleur… J’avais ressenti la même chose mercredi à la piscine quand je t’ai vue en maillot pour la première fois… Tu me demandes si cela me le fait à chaque fois qu’on est ensemble… Je t’avoue ne jamais encore avoir ressenti cela… sauf avec toi… Mes doigts se crispent un peu sur la peau de ta cuisse… Tu frissonnes… Le bus nous ballotte de droite à gauche… On en est ravies, je crois… Nos visages sont tout près l’un de l’autre, je sens ton souffle…Tu croises tes doigts dans les miens et nous caressons ta cuisse… Nos regards plongent l’un dans l’autre… Je suis troublée… Tu es toute rouge… Tu as chaud… J’ai chaud aussi… Mon bas-ventre se contracte… Mes seins aussi… J’ai envie de t’embrasser… Mais le bus ralentit à l’approche de notre arrêt…Je remets ma jupe en place, toi aussi… Je récupère mon sac posé au sol… Tu sembles avoir du mal à récupérer tes esprits… Je me lève et je te précède dans l’allée du bus… Il s’arrête… On sort par la porte centrale… Je suis vraiment sans dessus dessous… On est sur un parking… Devant une boulangerie… C’est désert… Le jour finit par décliner, la nuit est proche… Mais il fait encore très doux… Tu me proposes de boire… On pose nos affaires au sol… Tu sors ta bouteille… Tu me la tends… Mes doigts frôlent les tiens… Tu t’avances au plus près de moi… Je sens toute l’émotion qui t’envahit… Tu me prends dans tes bras… Je suis surprise… Je te sens pleurer… Un long sanglot… Ta tête dans mon cou… Tes larmes coulent… Je sens tes lèvres m’embrasser… Nos poitrines sont l’une contre l’autre… Tu as bien du mal à m’expliquer ce qui t’arrive… Tu reprends doucement tes esprits… Tu respires plus profondément… Tu es bouleversée… Par moi… Par toi… Par nous… Nos lèvres se frôlent… J’ose un « Tu aimes les filles ? » Bien mal approprié, j’avoue… Tu bottes un peu en touche… Certes, trop dominée par toutes ces émotions… Mes doigts essuient une larme qui coule sur ta joue… Tu prends mon doigt dans ta bouche… À 1 5 ans, a-t-on le droit d’avoir des sentiments… ce genre d’émotions ? Tu embrasses mon doigt… Tu m’avoues ton amour… très fort… pour moi ! Je caresse ta joue… Le coin de tes lèvres… Tu me demandes si je ne suis pas fâchée par tes aveux… Que tu avais bien du mal à garder cela pour toi… Tu approches ton visage… Je ne suis pas du tout insensible à ton charme… Tu inclines légèrement la tête… On se frôle… Nos lèvres… Je ne te repousse pas, au contraire… Tu poses tes lèvres sur les miennes… On vibre de concert… C’est la première fois que j’embrasse une fille sur la bouche… Un bonheur inconnu… La douceur de tes lèvres… La chaleur de ma bouche… Émotions nouvelles… Les effluves de nos corps… Tes bras autour de moi… Poitrines compressées… Mes mains sur tes hanches… Ton envie de crier… Nos regards qui se cherchent… Ventre contre ventre… On s’embrasse… Un long baiser… Le premier… Le meilleur… L’unique… Mon corps s’embrase… Tu ouvres tes lèvres… Ma langue… Ta langue… Notre souffle rythme notre baiser… Nous sommes seules au monde… Que toi... Que moi… Dans cette nuit bien installée à présent… On s’embrasse… On se détache un peu… Stupéfaites l’une l’autre de ce qui nous arrive… Puis on recommence… Gourmandise… Encore meilleur que le précédent…Mes mains moites caressent ton dos… Nos cœurs battent à la chamade… Trop forts… Incontrôlables… Tu me prends la main… Que tu poses sur ton sein gauche... "Tu sens ?"… « Oui, tes palpitations… » Ton cœur qui bat pour moi… Tu souris, tu sembles à présent apaisée… Ma main caresse ton sein… Tu es belle… Ne jamais oublier ces moments… Uniques… Si forts… Pas eu besoin de se parler… Nous reprenons le contrôle de nous-mêmes… Nous avons encore un peu de marche à faire pour arriver chez toi… Nous reprenons un peu nos esprits… Récupérons nos affaires, mes deux sacs en bandoulière, tu me prends la main et me guides vers chez toi… Cette marche me fait du bien… Tu m’avoues avoir eu envie de me le dire depuis un moment… Pas courageuse… Peur de ma réaction… Pour moi, c’était clair depuis mardi et ton baiser furtif… C’est exaltant… Je t’avoue être sortie avec des garçons… Oui, je sais, les garçons, tu les fuis… Tu t’arrêtes un instant… On est amoureuses alors ?… On peut dire cela… Je te souris de nouveau… Être copine avec un garçon te semble difficile… Je te souffle que tu es lesbienne… Moi, je ne sais pas encore… Tu m’attires… Les garçons m’attirent aussi. On approche de ta maison… Ta maman travaille de nuit... Elle va partir dans une heure et reviendra demain matin… Que je sois lesbienne… cela ne me dérange pas du tout… Moi non plus !
Le portail du jardin grince un peu, la maison est isolée avec un grand terrain, pas de voisinage… On entre : « Maman… c’est nous !! »
Le portail du jardin grince un peu, la maison est isolée avec un grand terrain, pas de voisinage… On entre : « Maman… c’est nous !! »
9ヶ月前