2026 - Ce que je pense et ce que je fais
A mon âge, on ne cherche plus le grand amour…
Après un divorce, dégoutée des gens, des hommes, de la vie, on se tourne vers le quotidien, dont on attend un sursaut de bonne volonté…
Genre une rencontre non programmée, car celle que l’on provoque, finissent comme elles ont commencé, par un SMS…
« C’était bien avec toi, mais mon ex est revenue, et je l’ai pardonnée… »
Celles que j’aime se sont celles « à tiroir »…
Des rencontres inopinées, des hasards de la vie, des entrevues rapides, des croisements…
Si la conjecture est aléatoire, si on se retrouve au même endroit, sans rendez-vous, attendant le même bus, c’est le fait du hasard… de l’inattendu…
Et si cela se reproduit, c’est un appel… Le sort, le destin ?
Lionel, c’est ça…
J’ai mis deux mois pour le recroiser…
Pas que j’avais flashé la première fois, juste entrevu…
Et là j’ai eu un crush, léger… Je l’ai mieux regardé, détaillé, écouté…
Je n’étais plus mariée, je vivais en recluse, sortant parfois avec une amie, dans des lieux de vie, clubs, privés, bars à la mode, réunion des anciens du Lycée, de la fac, sorties en car avec des associations… Bref des lieux pour revoir, ou découvrir…
Quoi ? L’amour ?
J’ai déjà donné… Fiançailles, Mariage, bébé évité, tromperie et retour à la case solitaire, divorce et liberté…
Internet aussi… Des détraqués du sexe, des pervers…
Avec tout cela, ma vie secrète, intime, se résumait à mes doigts…
Celui-là d’amour, je l’ai pratiqué depuis mon passage à l’acte…
Oh, des actes bien innocents, avec des cousins, voisins, copains, et malins…
Oui, malins car visant mon dépucelage, et mon initiation…
Le désir, puis l’amour, m’ont menés au mariage et à ma libération sexuelle…
Je me sentais femme… Je découvrais les tourments, les fantasmes, quelques vidéos, des films érotiques, sentimentaux, puis X…
Des boosters de libido…
Mon mari aimait ça, les soirées d’amour tendre, ou plus élaborées, et même quelques libertés, voire des échanges, entre couples mariés…
Des amis, complices de nos envols sexuels, de quelques attirances mutuelles, qui font de nous des libertines, à l’égal de nos hommes, peu regardants sur les conséquences…
Tromperies masquées, rencontres extraconjugales faciles, et plus rien dans le lit…
Lionel s’est imposé…
Un rendez-vous ? Un traquenard ?
J’étais un peu en bas, sur la jauge de ma libido…
J’avais flirté avec mon amie, en rentrant de boîte sans avoir pécho…
Un baiser qui produit des sensations, de l’excitation, si bien que l’on a dormi ensemble…
Pas une première fois, puisque j’avais eu des relations libertines du temps de mon ex…
Mais le désir avait fait en sorte de nous rapprocher… Elle aussi avait besoin de tendresse…
Un flirt, plus qu’un plan Q lesbien…
Une amitié teintée de besoins sexuels…
Jusqu’au matin, le temps de retrouver nos marques…
Le lendemain, chez le boulanger, il était là…
C’était la troisième fois…
Il était seul… Moi, je sortais de ma nuit avec ma copine…
J’avais envie d’autre chose, que du ressenti…
Des mois sans présence masculine dans mon intimité…
Rien que le fait d’y penser, me prouve l’urgence… La nécessité…
- Restaurant ? Maintenant ? 12h00 ? Oui…
- Ah, Lionel ? Oui, je ne fais rien de particulier… Moi c’est Maguy… Déjeunons ensemble, ma copine m’a fait faux bond pour ce midi !
Et oui… Un autre signe… Le troisième…
J’étais prête, c’était juste sur le port, je connaissais ce restaurant de poissons, réputé depuis pas mal de temps…
J’avais mis une tenue correcte, pas trop aguichante, pas trop sérieuse, une jupe avec un chemisier, des escarpins pour pouvoir marcher…
Cela ne me grandissait pas, mais j’étais à l’aise…
Lionel m’attendait déjà…
Je lui fis mon plus beau sourire, signe de ma décontraction, et du plaisir de le retrouver…
Il me parla de lui, de son job, de ses études, de ses passions…
Je répondis sur le même thème, pas bien merveilleux, mais un travail rémunérateur et agréable…
Mes passions, mon passé, mon passif, et mes rêves…
Ses yeux me fixaient de temps à autre… Comme pour pénétrer mon âme…
Ce que je trouvais de bien en lui, c’est son calme, et aussi, il ne me faisait pas une cour oppressante ou dérangeante…
Du genre à lorgner mes seins, malgré ce dernier bouton qui pourrait en découvrir un peu plus…
Menu, choix, apéro…
Un pétillant de la région, de quoi peindre mes joues en rose…
Du bon poisson cuit au feu de bois, un dessert, et… moi…
Mais non…
Courtois, sympa, très poli, ses yeux ne font toujours pas l’aller-retour entre mes seins et mes cuisses…
J’aimerais bien aller plus loin…
Au moins un bisou… Je me sens d’humeur gaillarde…
Nous sommes les derniers, le restaurant va fermer…
- Tu habites loin ? Je peux te raccompagner, cela se pratique encore…
- Oui, j’en serais ravie, il est encore tôt, et j’ai la permission de minuit…
- De qui ?
- Maman…
- Ah ! Tu ne vis pas seule !
- On n’avait pas abordé le sujet… Tu es discret… Je suis en coloc avec ma mère…
- Charmant… Et elle te laisse sortir seule, à ton âge ?
- Du moment que je l’accompagne à la messe le dimanche… Sinon elle est cool et elle s’inquiète si je rentre tard… Et toi ? Marié ? Fiancé ? En couple ? Homme, femme ?
- Ah, tu me chambres…
- C’est le cas de le dire… Laquelle ?
Il me sourit, heureux de mes réparties…
- Nos rencontres n’étaient pas programmées, ce n’était que du hasard. Sauf la dernière, tu m’as invitée, et j’ai accepté… Curiosité féminine… Mieux te connaitre, découvrir ton moi, profond !
- Oh, tu exagères, tu n’es pas Psy…
- Non, comprendre pourquoi nous nous sommes croisés si souvent… Y-a-t-il un piège ?
- Oh, pas du tout, j’habite à deux pas moi-aussi… En coloc depuis 10 ans avec un copain, Marc, et ma cousine, Jenny…
- Je ne connais pas la vie en coloc… Ils sont ensemble ?
- Oh, non ! Nous sommes un trio… Grande maison… Ancienne demeure d’un riche marchand… Ça se visitait… Si tu veux, un jour…
Sur le chemin du retour, je sens qu’il s’est débridé…
Rire un peu, partager, nous a fait du bien…
Quand on arrive à la porte de mon appartement, je m’avance vers lui…
Je vais céder… Comment va-il procéder pour m’embrasser ?
- Voilà la porte de mon antre…
- Vous êtes bien ici, c’est calme…
- Parfois un peu trop…
- Si tu veux monter un instant…
- Je ne veux pas déranger !...
Il a marché… Il croit vraiment que j’habite chez maman !...
Divorcée, libre… J’irais me cloitrer ?…
J’ai envie qu’il me serre dans ses bras… Qu’il m’enlace, qu’il m’embrasse…
- A un de ces jours dans le quartier…
- Je pourrais avoir envie de te rendre ce repas…
- Oh, oui ?… J’accepterais sans aucun doute… Tu as validé mon Moi ?
- Pas encore, juste quelques précisions… Et toi ?
- J’aime les surprises, le non-dit, l’extraordinaire…
- Je suis comme ça ? Extraordinaire ?
- Oui, belle, fine, intelligente, je cherche un défaut pour me rassurer…
- Moi aussi… Mais y en a pas…
- A plus tard… J’ai glissé une carte dans ton sac… Ne regarde pas maintenant… Il y a un mot pour ta maman… Tu le lui feras lire demain matin… Bonne fin de nuit…
Ses pas se fondent dans la nuit, je reste pantoise, debout, ma clé dans la serrure…
Tout mon corps le voulait, j’en ai eu l’eau à la bouche, je mangeais ses lèvres, les imaginant sur les miennes, en ressentant le désir brûler mon ventre…
Il est fou !... Un être à part…
Un sentimental à l’ancienne, comme jamais croisé…
J’en ai mal aux seins de l’avoir désiré…
De l’imaginer en moi… Son sexe dans le mien… Et mes râles emplissant ma chambre…
Je n’en peux plus… Je me douche…
Il m’a excitée avec ses allusions, ses quiproquos, ce respect…
L’eau me fait du bien, me calme… Je prends mon canard dans le lit…
Mes grandes lèvres recouvrent sa tête…
Canard plongeur dans mon intime Moi…
Il goûte ma cyprine… Je jouis doucement… C’est doux… C’est comme lui…
Je m’endors en pensant à Lionel…
Dimanche matin…
Huit heures…
Pas assez dormi !... Mais si heureuse de ma rencontre…
Trois heures de bavardage, je n’en reviens pas…
Un grognement ! Mon tel en mode ronfleur !....
C’est lui ! Il a dû se rendre compte de son erreur, mal dormir, penser à mon corps de rêve ! Regretter de pas m’avoir embrassée…
- Maman ?
- Oui, ma chérie tu as passé une bonne soirée ?
- Mais oui, maman !... Je suis rentrée avant minuit… On m’a raccompagnée à ma porte…
- Oh, un prétendant bien élevé, courtois, un gentleman !
- Oui, un peu de ça… Le poisson était délicieux…
- Et lui ?
- Maman ! Je ne sors pas avec lui, juste un copain, rencontré par hasard…
- Bon… On s’en reparle… Bonne journée…
Ah !... Ces mères… J’ai quarante ans, les pieds sur terre…
Si je lui raconte tout ce que j’ai fait avec mon ex-mari !...
Faire l’amour de partout dans l’appart dès nos premiers émois…
Et jusqu’aux soirées échangistes…
Parfois, j’en rêve encore… Pas de ne plus le faire, mais de l’avoir fait…
Un autre monde, une autre moi !...
Nous nous sommes fréquentés plusieurs années, au moins 10…
Quand on a passé le pas, nus, dans la piscine les premières fois…
C’était jubilatoire…
Je me suis laissée prendre par mon mari en premier… Normal, se mettre dans l’ambiance…
Puis, l’alcool, sans doute aussi, et autre chose…
Mes amies étaient un peu hagardes…
Elles osaient, ne refusaient rien… Premières caresses entre femmes…
Délires, pulsions, jeux…
La plus proche de mes amies, Agnès, était rivée à mon mari…
Je n’en voyais que le haut, leurs têtes… Si proches…
Je m’approchais d’eux…
Elle avait enroulé ses jambes autour de ses hanches et se prenait sur son sexe, en se tenant à son cou…
Je l’entendais jouir…
Il la maintenait par les mains sous ses fesses…
Elle se trémoussait en l’embrassant…
J’ai senti une main se frayer un chemin entre mes cuisses… Son mari… Un bon copain…
Il les regardait, il me fixa… Ses mains me soulevèrent…
J’en ai eu envie d’un seul coup… Vengeance, équité, je me suis empalée comme elle, écartelée, le sexe se planta dans mon vagin, provoquant un orgasme !...
Il me serrait contre lui, mes seins écrasés contre sa poitrine, et son sexe, me faisant délirer…
Tout tournait autour de nous, il m’entraîna dans une valse, pour m’allonger ensuite, encore en moi, sur un matelas de plage, pour me prendre en levrette…
Je jouissais comme jamais je ne l’avais fait !...
Je me donnais à lui, en voulait encore, le suçais, m’offrais comme une putain, attirant ses copains par mes râles, nos autres amis…
Nous étions toutes sous influence… Substance ou médoc…
Ce fut irréel, mais j’ai fait l’amour dix fois, avec chaque invité, baisée et rebaisée et même sodomisée…
Chaque samedi soir de cet hiver, on se rejoignait et on recommençait…
On partageait tout, même entre femmes…
J’ai appris à donner du plaisir, à savourer leurs chattes, à fumer, à délirer et à me laisser prendre par mes deux orifices, en braillant mon plaisir de petite bourgeoise !...
J’étais couverte de sperme, qu’elles léchaient, riant en essayant de deviner celui de leur mari…
A partir de là, quelques mois plus tard, je surpris une de mes amies, avec un de nos copains, sortant d’un hôtel…
J’eus la certitude que le mien faisait pareil…
Nous étions 4 couples mariés, 4 épouses, dont deux étaient mamans…
J’eus la preuve quelques semaines plus tard, une photo…
Il ne nia pas, je demandais le divorce dans la foulée…
Voilà ma vie d’avant, mes expériences, ce que je dissimulais au fond de mon Moi…
Je pense à ce mot qu’il a laissé dans mon sac…
Maman… Pour elle… J’ouvre…
Un cartel, avec :
« Merci madame d’avoir donné la vie à quelqu’un d’aussi gentil, une femme aussi belle, épanouie, intelligente et respectueuse… C’est avec un immense plaisir que nous avons diné, en toute camaraderie… Elle se souciait de vous, je l’ai raccompagnée… »
Les jours passèrent… Il pleuvait…
Je rentrais tard, épuisée par mon travail sur PC… Les yeux rougis…
Je me préparais un repas simple, à base de surgelé, de salade préparée, d’un fruit de saison…
Puis la télé… Le dérivatif principal… Après mon téléphone et des visites sur mes sites préférés…
C’est lui ! J’avais mis une sonnerie spéciale… Comme pour maman…
- Allo ? Lionel ?
- Oui… Je surnage un peu, j’ai pensé à toi, ce repas, ce rendu…
- Oui, j’ai promis…
- Samedi ? Cela te va ? Tu choisis, tu décides, je te suis…
- OK, j’y pensais aussi, j’en ai parlé à maman… Elle a adoré ton mot… Elle adore les compliments… Moi aussi…
- Merci, alors… Envoie-moi ton heure et ton lieu…
- Oui… Je voulais te le dire, mais pas au téléphone…
- Quoi ?
- Je te le dirai en présentiel… C’est plus correct…
- Une tare ? Tu l’as trouvée ?
- Mais non, c’est moi… C’est… idiot. On en parlera samedi…
Quelques jours à patienter…
Je lui dirai pour maman… Elle ne vit pas très loin, dans un village gardois, son village natal… Un havre de tranquillité où elle est entourée de ses amies d’antan, de ses voisins, de sa vie…
Mon père est décédé, elle a souffert… Je l’ai aidée… La vie a continué.
Je me prépare à ma soirée… Je lui offre le restaurant…
Le protocole est inversé… La femme invite l’homme…
Telle une cougar ? Une mangeuse d’hommes ?
Je souris en sortant une robe longue de mon armoire…
Noire, elle dessine mes formes… J’aime la porter, car le décolleté peut s’avérer vertigineux, si je n’y prends pas garde… En principe, une broche marque la limite du présentable…
Après… C’est là que les choses s’aggravent… Mes lobes ressortent fièrement, surtout quand ils gonflent avec un SG pigeonnant ou sous un désir violent… Ou débordent lors de certaines positions incontrôlées…
Le bas est fendu, laissant entrevoir ma cuisse droite, la plus musclée…
Pareil que le haut, elle s’ouvre de plus en plus selon sa liberté et la longueur de mes pas…
Je vais lui ouvrir mon sentiment…
J’espère ne pas l’intimider…
Produire l’inverse de ce que j’espère…
Une attirance immodérée…
L’envie de découvrir le reste, joindre le geste à la vision…
Je fantasme… En mettant la dernière touche à ma tenue…
Mon parfum favori…
Je ne porte rien de plus qu’un tankini en soie noire, pour mon confort intime…
Etole, sac à main, ma carte bancaire, mon téléphone…
J’ai opté pour le même restaurant, la même table, comme deux habitués…
Il se lève…
Il tire ma chaise, et je m’assieds, il la repousse sous moi… Un expert…
Il a du tout voir, le haut et le bas… La serveuse aussi…
Les voisins de table idem…
C’est moi qui rosis…
J’ai fait mon effet, les conversations reprennent…
Il me mange des yeux…
- Tu es magnifique… Ton cadeau pour ce rendu ? L’emballage est aussi beau que le contenu… J’en suis baba… Je ne t’avais sans doute pas regardée correctement, ni entièrement… Extrapolé tes formes… Alors, en connaisseur… Merci…
- De rien, le plaisir a été pour moi, je voulais te faire une surprise pour ce repas de retour, mettre mes habits de soirée, et t’avouer la vérité…
- Pour me plaire ? Mais c’est déjà fait… Je n’aurais pas téléphoné… Mais quelle vérité ?
- Ah, oui… Bien… Maman vit à cent kilomètres de moi, en pleine campagne, dans sa ferme isolée… Alors pas de coloc, juste une ruse pour ne pas précipiter les choses et garder une porte de sortie… Être certaine de moi, tu me plais en vérité…
Il veut se lever, mais je le tance du doigt…
- Chut ! Attends la fin du repas… Je veux profiter encore de cette rencontre programmée… Notre 4ème fois…
Je détaille la moindre parcelle de son visage, de ses mains… Je mange avec appétit, je bois avec soif…
Soif d’aller plus loin…
Comment va-t-on s’y prendre ? Moi ou lui ?
Avec ce rosé léger, je pourrais oser… Me jeter sur lui, embrasser sa bouche…
Je pourrais attendre sa manœuvre, me régaler en le voyant s’approcher, trouver un endroit, me prendre dans ses bras, écraser ses lèvres sur les miennes, nous serrer l’un contre l’autre, lui rendre son baiser, me laisser aller contre lui, sentir son désir, lui prouver le mien, d’une caresse sensuelle…
Nous asseoir, nous cacher, pour continuer, trouver un coin digne de notre histoire, en toute sécurité… Ou parler comme 2 adultes, aller chez moi directement, rapidement, droit au but !
On finit nos verres, l’air frais va me faire du bien…
Je m’enroule dans mon étole, cachant mes atours de femme…
- Tu m’as bien eu, avec ton coup de fil à ta mère !
- Chez moi, c’est direct, au bout de la rue suivante…
- Je sais, je t’ai raccompagnée, tu as oublié ?
- J’avais envie de te faire monter, te dire qu’elle habitait à l’étage au-dessus…
- Oh, tu es coquine jusqu’au bout des ongles…
Il me prend par l’épaule, devient mon protecteur…
On chemine doucement, en parlant de notre repas, c’était délicieux…
Arrivés devant la porte de l’immeuble, je compose le code…
- Tu vois, je ne te cache plus rien…
- Tu crois ? Je n’ai pas cette impression...
- Je suis frileuse… Viens avec moi, viens me réchauffer…
C’est fait…
Un baiser langoureux, chacun a fait la moitié du chemin…
Pour nous retrouver face à face, embrassés…
C’est doux… Il fait bon dans le hall…
Je fais glisser mon étole pour dénuder mes épaules…
Ses bras glissent, ses mains découvrent, ses yeux aussi…
J’ouvre la porte de l’ascenseur, il tient la porte, je rentre, il referme, j’ai appuyé machinalement sur le bouton de mon étage…
- C’est ton étage ou celui de maman ?
Ma réponse est un baiser que je lui rends…
Presque nue contre lui, désarmée, je sens monter le désir de me retrouver seule dans ses bras…
Je cherche mes clés dans mon sac, j’entre et éclaire le hall…
Je l’entraine au salon, ouvre le rideau électrique pour lui montrer la vue…
Mais il ne regarde que moi, mes épaules, la naissance de mes seins, on s’embrasse, on s’enlace…
Il fait délicatement glisser ma robe…
- Attends, elle est fragile, un peu comme moi…
Mon tankini en satin est ma seule protection, bien inutile…
Il descend jusque sur le parquet en chêne…
Il fait le loup, je fais l’agneau…
Je n’en pouvais plus, j’ai craqué, et il a du mal à quitter ses vêtements…
Ça y est ! Nous sommes à égalité…
Ecartelée au bord du canapé, je lui offre ma chatte…
Sa langue a plongé dans mon nectar et elle savoure sa victoire…
Mes grandes lèvres se sont écartées, je suis offerte à ses caprices…
Elle glisse sur ma vulve, provoquant un tsunami dans mon ventre…
Humide et douce, elle éveille des sensations oubliées…
Mon bassin monte et baisse, en la suivant dans ses envolées…
Mon clitoris réveillé, explose comme un petit sexe atrophié…
Je suis à elle, complètement écartelée, gardant jalousement mes gémissements dans ma gorge…
Je cherche son pénis avec ma main…
Je ne pouvais pas le rater…
Je n’avais pas vu !...
Un sexe de film X !
Long et large, de quoi me faire oublier mon manque…
Il soulève mes jambes, replie mes cuisses, s’offre une vue panoramique sur mon intimité totale…
Je m’en fiche ! Je le veux ! Viens en moi ! Couvre-moi !...
Le gland vient tutoyer sa cible…
Mélange ses sucs avec les miens…
Il glisse doucement en moi…
Que c’est bon cette chaleur qui fait délirer mon ventre, mon sexe, ouvre mon vagin, pour me prendre, s’enfoncer dans mon organe, me faire enfin crier ce plaisir trop longtemps réfréné…
Aime-moi mon amour ! Tu es doux et tu envahis mon espace…
Prend-toi, prend-moi, emmène-moi sur les sommets du plaisir…
Pour les avoir fréquentés, j’en connais chaque pic, chaque montagne, chaque étape, puis chaque embrasement, des délices visuels, sensuels, orgasmiques…
Plonge dans ma nénette, tu me couvres de bonheur, t’apprêtes à me saillir, viens, j’en ai besoin !!!!
Doucement, tendrement, je monte vers le nirvana, fermant les yeux de plaisir, me laissant emporter, dévidant des mots, des onomatopées de femme, jusqu’à sentir la fin proche, la libération, l’explosion finale !...
Il se vide en moi, incapable de se retenir plus longtemps, et moi, pauvre gourde, je me laisse inséminer, comme une putain au travail !...
Comme un étalon repu, il tombe sur moi, épuisé, son sexe contre mon ventre, sa bouche sur la mienne…
Nos lèvres copulent, je le prends dans mes bras, je le serre contre moi, il masse mes seins…
Je jouis comme une reine !
Cela ne pouvait pas en être autrement…
Lionel est un passionné, il m’a prise et je n’ai pensé à rien d’autre que de crier mon plaisir !
Pas un seul geste sexuel autre que ma pénétration…
Pas une seule caresse, juste une « préparation », un léchage de chatte envahissant, perturbant, au point de nous unir dans un coït éperdu…
Tendresse, silence, quelques gestes commencent…
C’est là, maintenant, que je découvre ce qui m’a envoyée sur mon nuage…
Mes lèvres glissent sur son dard, salivent sa hampe humide de mes sécrétions vaginales, et je repars dans un balancement éternel, celui d’un soixante-neuf bien amené…
Un échange mutuel, jusqu’à réparer nos erreurs de scénario, reprendre par les préliminaires pour parvenir à une seconde étape…
Empalée en levrette, mes cris ne sont plus masqués, ma vulve s’agrandit, ses doigts vont partout, se frayent des passages interdits…
La nuit va être longue, pavée de sentiers interdits, un univers rajeuni, revivre des sensations disparues, que je pensais enfouies à jamais…
Une sodomie acceptée, presque provoquée, je me comporte comme une bourgeoise, redécouvrant les tourments de mes amours libertins…
Oui, il me fait gémir, me sodomisant sans complexe, m’invitant à me libérer encore, à flirter avec l’indécence…
Offerte, libérée, obéissante, puis vénale, triviale et obscène, je prends le dessus pour le conduire à sa perte…
Je n’ai plus de limite, je le vide sans arrière-pensée, juste me gaver de son sperme, comme névrosée…
Luisante de semence, griffée, rougie, mes seins triturés, agressés, torturés…
Une nuit d’ivresse, que je pensais inimaginable !...
FIN Première partie
Marika842010 janvier 2026
Après un divorce, dégoutée des gens, des hommes, de la vie, on se tourne vers le quotidien, dont on attend un sursaut de bonne volonté…
Genre une rencontre non programmée, car celle que l’on provoque, finissent comme elles ont commencé, par un SMS…
« C’était bien avec toi, mais mon ex est revenue, et je l’ai pardonnée… »
Celles que j’aime se sont celles « à tiroir »…
Des rencontres inopinées, des hasards de la vie, des entrevues rapides, des croisements…
Si la conjecture est aléatoire, si on se retrouve au même endroit, sans rendez-vous, attendant le même bus, c’est le fait du hasard… de l’inattendu…
Et si cela se reproduit, c’est un appel… Le sort, le destin ?
Lionel, c’est ça…
J’ai mis deux mois pour le recroiser…
Pas que j’avais flashé la première fois, juste entrevu…
Et là j’ai eu un crush, léger… Je l’ai mieux regardé, détaillé, écouté…
Je n’étais plus mariée, je vivais en recluse, sortant parfois avec une amie, dans des lieux de vie, clubs, privés, bars à la mode, réunion des anciens du Lycée, de la fac, sorties en car avec des associations… Bref des lieux pour revoir, ou découvrir…
Quoi ? L’amour ?
J’ai déjà donné… Fiançailles, Mariage, bébé évité, tromperie et retour à la case solitaire, divorce et liberté…
Internet aussi… Des détraqués du sexe, des pervers…
Avec tout cela, ma vie secrète, intime, se résumait à mes doigts…
Celui-là d’amour, je l’ai pratiqué depuis mon passage à l’acte…
Oh, des actes bien innocents, avec des cousins, voisins, copains, et malins…
Oui, malins car visant mon dépucelage, et mon initiation…
Le désir, puis l’amour, m’ont menés au mariage et à ma libération sexuelle…
Je me sentais femme… Je découvrais les tourments, les fantasmes, quelques vidéos, des films érotiques, sentimentaux, puis X…
Des boosters de libido…
Mon mari aimait ça, les soirées d’amour tendre, ou plus élaborées, et même quelques libertés, voire des échanges, entre couples mariés…
Des amis, complices de nos envols sexuels, de quelques attirances mutuelles, qui font de nous des libertines, à l’égal de nos hommes, peu regardants sur les conséquences…
Tromperies masquées, rencontres extraconjugales faciles, et plus rien dans le lit…
Lionel s’est imposé…
Un rendez-vous ? Un traquenard ?
J’étais un peu en bas, sur la jauge de ma libido…
J’avais flirté avec mon amie, en rentrant de boîte sans avoir pécho…
Un baiser qui produit des sensations, de l’excitation, si bien que l’on a dormi ensemble…
Pas une première fois, puisque j’avais eu des relations libertines du temps de mon ex…
Mais le désir avait fait en sorte de nous rapprocher… Elle aussi avait besoin de tendresse…
Un flirt, plus qu’un plan Q lesbien…
Une amitié teintée de besoins sexuels…
Jusqu’au matin, le temps de retrouver nos marques…
Le lendemain, chez le boulanger, il était là…
C’était la troisième fois…
Il était seul… Moi, je sortais de ma nuit avec ma copine…
J’avais envie d’autre chose, que du ressenti…
Des mois sans présence masculine dans mon intimité…
Rien que le fait d’y penser, me prouve l’urgence… La nécessité…
- Restaurant ? Maintenant ? 12h00 ? Oui…
- Ah, Lionel ? Oui, je ne fais rien de particulier… Moi c’est Maguy… Déjeunons ensemble, ma copine m’a fait faux bond pour ce midi !
Et oui… Un autre signe… Le troisième…
J’étais prête, c’était juste sur le port, je connaissais ce restaurant de poissons, réputé depuis pas mal de temps…
J’avais mis une tenue correcte, pas trop aguichante, pas trop sérieuse, une jupe avec un chemisier, des escarpins pour pouvoir marcher…
Cela ne me grandissait pas, mais j’étais à l’aise…
Lionel m’attendait déjà…
Je lui fis mon plus beau sourire, signe de ma décontraction, et du plaisir de le retrouver…
Il me parla de lui, de son job, de ses études, de ses passions…
Je répondis sur le même thème, pas bien merveilleux, mais un travail rémunérateur et agréable…
Mes passions, mon passé, mon passif, et mes rêves…
Ses yeux me fixaient de temps à autre… Comme pour pénétrer mon âme…
Ce que je trouvais de bien en lui, c’est son calme, et aussi, il ne me faisait pas une cour oppressante ou dérangeante…
Du genre à lorgner mes seins, malgré ce dernier bouton qui pourrait en découvrir un peu plus…
Menu, choix, apéro…
Un pétillant de la région, de quoi peindre mes joues en rose…
Du bon poisson cuit au feu de bois, un dessert, et… moi…
Mais non…
Courtois, sympa, très poli, ses yeux ne font toujours pas l’aller-retour entre mes seins et mes cuisses…
J’aimerais bien aller plus loin…
Au moins un bisou… Je me sens d’humeur gaillarde…
Nous sommes les derniers, le restaurant va fermer…
- Tu habites loin ? Je peux te raccompagner, cela se pratique encore…
- Oui, j’en serais ravie, il est encore tôt, et j’ai la permission de minuit…
- De qui ?
- Maman…
- Ah ! Tu ne vis pas seule !
- On n’avait pas abordé le sujet… Tu es discret… Je suis en coloc avec ma mère…
- Charmant… Et elle te laisse sortir seule, à ton âge ?
- Du moment que je l’accompagne à la messe le dimanche… Sinon elle est cool et elle s’inquiète si je rentre tard… Et toi ? Marié ? Fiancé ? En couple ? Homme, femme ?
- Ah, tu me chambres…
- C’est le cas de le dire… Laquelle ?
Il me sourit, heureux de mes réparties…
- Nos rencontres n’étaient pas programmées, ce n’était que du hasard. Sauf la dernière, tu m’as invitée, et j’ai accepté… Curiosité féminine… Mieux te connaitre, découvrir ton moi, profond !
- Oh, tu exagères, tu n’es pas Psy…
- Non, comprendre pourquoi nous nous sommes croisés si souvent… Y-a-t-il un piège ?
- Oh, pas du tout, j’habite à deux pas moi-aussi… En coloc depuis 10 ans avec un copain, Marc, et ma cousine, Jenny…
- Je ne connais pas la vie en coloc… Ils sont ensemble ?
- Oh, non ! Nous sommes un trio… Grande maison… Ancienne demeure d’un riche marchand… Ça se visitait… Si tu veux, un jour…
Sur le chemin du retour, je sens qu’il s’est débridé…
Rire un peu, partager, nous a fait du bien…
Quand on arrive à la porte de mon appartement, je m’avance vers lui…
Je vais céder… Comment va-il procéder pour m’embrasser ?
- Voilà la porte de mon antre…
- Vous êtes bien ici, c’est calme…
- Parfois un peu trop…
- Si tu veux monter un instant…
- Je ne veux pas déranger !...
Il a marché… Il croit vraiment que j’habite chez maman !...
Divorcée, libre… J’irais me cloitrer ?…
J’ai envie qu’il me serre dans ses bras… Qu’il m’enlace, qu’il m’embrasse…
- A un de ces jours dans le quartier…
- Je pourrais avoir envie de te rendre ce repas…
- Oh, oui ?… J’accepterais sans aucun doute… Tu as validé mon Moi ?
- Pas encore, juste quelques précisions… Et toi ?
- J’aime les surprises, le non-dit, l’extraordinaire…
- Je suis comme ça ? Extraordinaire ?
- Oui, belle, fine, intelligente, je cherche un défaut pour me rassurer…
- Moi aussi… Mais y en a pas…
- A plus tard… J’ai glissé une carte dans ton sac… Ne regarde pas maintenant… Il y a un mot pour ta maman… Tu le lui feras lire demain matin… Bonne fin de nuit…
Ses pas se fondent dans la nuit, je reste pantoise, debout, ma clé dans la serrure…
Tout mon corps le voulait, j’en ai eu l’eau à la bouche, je mangeais ses lèvres, les imaginant sur les miennes, en ressentant le désir brûler mon ventre…
Il est fou !... Un être à part…
Un sentimental à l’ancienne, comme jamais croisé…
J’en ai mal aux seins de l’avoir désiré…
De l’imaginer en moi… Son sexe dans le mien… Et mes râles emplissant ma chambre…
Je n’en peux plus… Je me douche…
Il m’a excitée avec ses allusions, ses quiproquos, ce respect…
L’eau me fait du bien, me calme… Je prends mon canard dans le lit…
Mes grandes lèvres recouvrent sa tête…
Canard plongeur dans mon intime Moi…
Il goûte ma cyprine… Je jouis doucement… C’est doux… C’est comme lui…
Je m’endors en pensant à Lionel…
Dimanche matin…
Huit heures…
Pas assez dormi !... Mais si heureuse de ma rencontre…
Trois heures de bavardage, je n’en reviens pas…
Un grognement ! Mon tel en mode ronfleur !....
C’est lui ! Il a dû se rendre compte de son erreur, mal dormir, penser à mon corps de rêve ! Regretter de pas m’avoir embrassée…
- Maman ?
- Oui, ma chérie tu as passé une bonne soirée ?
- Mais oui, maman !... Je suis rentrée avant minuit… On m’a raccompagnée à ma porte…
- Oh, un prétendant bien élevé, courtois, un gentleman !
- Oui, un peu de ça… Le poisson était délicieux…
- Et lui ?
- Maman ! Je ne sors pas avec lui, juste un copain, rencontré par hasard…
- Bon… On s’en reparle… Bonne journée…
Ah !... Ces mères… J’ai quarante ans, les pieds sur terre…
Si je lui raconte tout ce que j’ai fait avec mon ex-mari !...
Faire l’amour de partout dans l’appart dès nos premiers émois…
Et jusqu’aux soirées échangistes…
Parfois, j’en rêve encore… Pas de ne plus le faire, mais de l’avoir fait…
Un autre monde, une autre moi !...
Nous nous sommes fréquentés plusieurs années, au moins 10…
Quand on a passé le pas, nus, dans la piscine les premières fois…
C’était jubilatoire…
Je me suis laissée prendre par mon mari en premier… Normal, se mettre dans l’ambiance…
Puis, l’alcool, sans doute aussi, et autre chose…
Mes amies étaient un peu hagardes…
Elles osaient, ne refusaient rien… Premières caresses entre femmes…
Délires, pulsions, jeux…
La plus proche de mes amies, Agnès, était rivée à mon mari…
Je n’en voyais que le haut, leurs têtes… Si proches…
Je m’approchais d’eux…
Elle avait enroulé ses jambes autour de ses hanches et se prenait sur son sexe, en se tenant à son cou…
Je l’entendais jouir…
Il la maintenait par les mains sous ses fesses…
Elle se trémoussait en l’embrassant…
J’ai senti une main se frayer un chemin entre mes cuisses… Son mari… Un bon copain…
Il les regardait, il me fixa… Ses mains me soulevèrent…
J’en ai eu envie d’un seul coup… Vengeance, équité, je me suis empalée comme elle, écartelée, le sexe se planta dans mon vagin, provoquant un orgasme !...
Il me serrait contre lui, mes seins écrasés contre sa poitrine, et son sexe, me faisant délirer…
Tout tournait autour de nous, il m’entraîna dans une valse, pour m’allonger ensuite, encore en moi, sur un matelas de plage, pour me prendre en levrette…
Je jouissais comme jamais je ne l’avais fait !...
Je me donnais à lui, en voulait encore, le suçais, m’offrais comme une putain, attirant ses copains par mes râles, nos autres amis…
Nous étions toutes sous influence… Substance ou médoc…
Ce fut irréel, mais j’ai fait l’amour dix fois, avec chaque invité, baisée et rebaisée et même sodomisée…
Chaque samedi soir de cet hiver, on se rejoignait et on recommençait…
On partageait tout, même entre femmes…
J’ai appris à donner du plaisir, à savourer leurs chattes, à fumer, à délirer et à me laisser prendre par mes deux orifices, en braillant mon plaisir de petite bourgeoise !...
J’étais couverte de sperme, qu’elles léchaient, riant en essayant de deviner celui de leur mari…
A partir de là, quelques mois plus tard, je surpris une de mes amies, avec un de nos copains, sortant d’un hôtel…
J’eus la certitude que le mien faisait pareil…
Nous étions 4 couples mariés, 4 épouses, dont deux étaient mamans…
J’eus la preuve quelques semaines plus tard, une photo…
Il ne nia pas, je demandais le divorce dans la foulée…
Voilà ma vie d’avant, mes expériences, ce que je dissimulais au fond de mon Moi…
Je pense à ce mot qu’il a laissé dans mon sac…
Maman… Pour elle… J’ouvre…
Un cartel, avec :
« Merci madame d’avoir donné la vie à quelqu’un d’aussi gentil, une femme aussi belle, épanouie, intelligente et respectueuse… C’est avec un immense plaisir que nous avons diné, en toute camaraderie… Elle se souciait de vous, je l’ai raccompagnée… »
Les jours passèrent… Il pleuvait…
Je rentrais tard, épuisée par mon travail sur PC… Les yeux rougis…
Je me préparais un repas simple, à base de surgelé, de salade préparée, d’un fruit de saison…
Puis la télé… Le dérivatif principal… Après mon téléphone et des visites sur mes sites préférés…
C’est lui ! J’avais mis une sonnerie spéciale… Comme pour maman…
- Allo ? Lionel ?
- Oui… Je surnage un peu, j’ai pensé à toi, ce repas, ce rendu…
- Oui, j’ai promis…
- Samedi ? Cela te va ? Tu choisis, tu décides, je te suis…
- OK, j’y pensais aussi, j’en ai parlé à maman… Elle a adoré ton mot… Elle adore les compliments… Moi aussi…
- Merci, alors… Envoie-moi ton heure et ton lieu…
- Oui… Je voulais te le dire, mais pas au téléphone…
- Quoi ?
- Je te le dirai en présentiel… C’est plus correct…
- Une tare ? Tu l’as trouvée ?
- Mais non, c’est moi… C’est… idiot. On en parlera samedi…
Quelques jours à patienter…
Je lui dirai pour maman… Elle ne vit pas très loin, dans un village gardois, son village natal… Un havre de tranquillité où elle est entourée de ses amies d’antan, de ses voisins, de sa vie…
Mon père est décédé, elle a souffert… Je l’ai aidée… La vie a continué.
Je me prépare à ma soirée… Je lui offre le restaurant…
Le protocole est inversé… La femme invite l’homme…
Telle une cougar ? Une mangeuse d’hommes ?
Je souris en sortant une robe longue de mon armoire…
Noire, elle dessine mes formes… J’aime la porter, car le décolleté peut s’avérer vertigineux, si je n’y prends pas garde… En principe, une broche marque la limite du présentable…
Après… C’est là que les choses s’aggravent… Mes lobes ressortent fièrement, surtout quand ils gonflent avec un SG pigeonnant ou sous un désir violent… Ou débordent lors de certaines positions incontrôlées…
Le bas est fendu, laissant entrevoir ma cuisse droite, la plus musclée…
Pareil que le haut, elle s’ouvre de plus en plus selon sa liberté et la longueur de mes pas…
Je vais lui ouvrir mon sentiment…
J’espère ne pas l’intimider…
Produire l’inverse de ce que j’espère…
Une attirance immodérée…
L’envie de découvrir le reste, joindre le geste à la vision…
Je fantasme… En mettant la dernière touche à ma tenue…
Mon parfum favori…
Je ne porte rien de plus qu’un tankini en soie noire, pour mon confort intime…
Etole, sac à main, ma carte bancaire, mon téléphone…
J’ai opté pour le même restaurant, la même table, comme deux habitués…
Il se lève…
Il tire ma chaise, et je m’assieds, il la repousse sous moi… Un expert…
Il a du tout voir, le haut et le bas… La serveuse aussi…
Les voisins de table idem…
C’est moi qui rosis…
J’ai fait mon effet, les conversations reprennent…
Il me mange des yeux…
- Tu es magnifique… Ton cadeau pour ce rendu ? L’emballage est aussi beau que le contenu… J’en suis baba… Je ne t’avais sans doute pas regardée correctement, ni entièrement… Extrapolé tes formes… Alors, en connaisseur… Merci…
- De rien, le plaisir a été pour moi, je voulais te faire une surprise pour ce repas de retour, mettre mes habits de soirée, et t’avouer la vérité…
- Pour me plaire ? Mais c’est déjà fait… Je n’aurais pas téléphoné… Mais quelle vérité ?
- Ah, oui… Bien… Maman vit à cent kilomètres de moi, en pleine campagne, dans sa ferme isolée… Alors pas de coloc, juste une ruse pour ne pas précipiter les choses et garder une porte de sortie… Être certaine de moi, tu me plais en vérité…
Il veut se lever, mais je le tance du doigt…
- Chut ! Attends la fin du repas… Je veux profiter encore de cette rencontre programmée… Notre 4ème fois…
Je détaille la moindre parcelle de son visage, de ses mains… Je mange avec appétit, je bois avec soif…
Soif d’aller plus loin…
Comment va-t-on s’y prendre ? Moi ou lui ?
Avec ce rosé léger, je pourrais oser… Me jeter sur lui, embrasser sa bouche…
Je pourrais attendre sa manœuvre, me régaler en le voyant s’approcher, trouver un endroit, me prendre dans ses bras, écraser ses lèvres sur les miennes, nous serrer l’un contre l’autre, lui rendre son baiser, me laisser aller contre lui, sentir son désir, lui prouver le mien, d’une caresse sensuelle…
Nous asseoir, nous cacher, pour continuer, trouver un coin digne de notre histoire, en toute sécurité… Ou parler comme 2 adultes, aller chez moi directement, rapidement, droit au but !
On finit nos verres, l’air frais va me faire du bien…
Je m’enroule dans mon étole, cachant mes atours de femme…
- Tu m’as bien eu, avec ton coup de fil à ta mère !
- Chez moi, c’est direct, au bout de la rue suivante…
- Je sais, je t’ai raccompagnée, tu as oublié ?
- J’avais envie de te faire monter, te dire qu’elle habitait à l’étage au-dessus…
- Oh, tu es coquine jusqu’au bout des ongles…
Il me prend par l’épaule, devient mon protecteur…
On chemine doucement, en parlant de notre repas, c’était délicieux…
Arrivés devant la porte de l’immeuble, je compose le code…
- Tu vois, je ne te cache plus rien…
- Tu crois ? Je n’ai pas cette impression...
- Je suis frileuse… Viens avec moi, viens me réchauffer…
C’est fait…
Un baiser langoureux, chacun a fait la moitié du chemin…
Pour nous retrouver face à face, embrassés…
C’est doux… Il fait bon dans le hall…
Je fais glisser mon étole pour dénuder mes épaules…
Ses bras glissent, ses mains découvrent, ses yeux aussi…
J’ouvre la porte de l’ascenseur, il tient la porte, je rentre, il referme, j’ai appuyé machinalement sur le bouton de mon étage…
- C’est ton étage ou celui de maman ?
Ma réponse est un baiser que je lui rends…
Presque nue contre lui, désarmée, je sens monter le désir de me retrouver seule dans ses bras…
Je cherche mes clés dans mon sac, j’entre et éclaire le hall…
Je l’entraine au salon, ouvre le rideau électrique pour lui montrer la vue…
Mais il ne regarde que moi, mes épaules, la naissance de mes seins, on s’embrasse, on s’enlace…
Il fait délicatement glisser ma robe…
- Attends, elle est fragile, un peu comme moi…
Mon tankini en satin est ma seule protection, bien inutile…
Il descend jusque sur le parquet en chêne…
Il fait le loup, je fais l’agneau…
Je n’en pouvais plus, j’ai craqué, et il a du mal à quitter ses vêtements…
Ça y est ! Nous sommes à égalité…
Ecartelée au bord du canapé, je lui offre ma chatte…
Sa langue a plongé dans mon nectar et elle savoure sa victoire…
Mes grandes lèvres se sont écartées, je suis offerte à ses caprices…
Elle glisse sur ma vulve, provoquant un tsunami dans mon ventre…
Humide et douce, elle éveille des sensations oubliées…
Mon bassin monte et baisse, en la suivant dans ses envolées…
Mon clitoris réveillé, explose comme un petit sexe atrophié…
Je suis à elle, complètement écartelée, gardant jalousement mes gémissements dans ma gorge…
Je cherche son pénis avec ma main…
Je ne pouvais pas le rater…
Je n’avais pas vu !...
Un sexe de film X !
Long et large, de quoi me faire oublier mon manque…
Il soulève mes jambes, replie mes cuisses, s’offre une vue panoramique sur mon intimité totale…
Je m’en fiche ! Je le veux ! Viens en moi ! Couvre-moi !...
Le gland vient tutoyer sa cible…
Mélange ses sucs avec les miens…
Il glisse doucement en moi…
Que c’est bon cette chaleur qui fait délirer mon ventre, mon sexe, ouvre mon vagin, pour me prendre, s’enfoncer dans mon organe, me faire enfin crier ce plaisir trop longtemps réfréné…
Aime-moi mon amour ! Tu es doux et tu envahis mon espace…
Prend-toi, prend-moi, emmène-moi sur les sommets du plaisir…
Pour les avoir fréquentés, j’en connais chaque pic, chaque montagne, chaque étape, puis chaque embrasement, des délices visuels, sensuels, orgasmiques…
Plonge dans ma nénette, tu me couvres de bonheur, t’apprêtes à me saillir, viens, j’en ai besoin !!!!
Doucement, tendrement, je monte vers le nirvana, fermant les yeux de plaisir, me laissant emporter, dévidant des mots, des onomatopées de femme, jusqu’à sentir la fin proche, la libération, l’explosion finale !...
Il se vide en moi, incapable de se retenir plus longtemps, et moi, pauvre gourde, je me laisse inséminer, comme une putain au travail !...
Comme un étalon repu, il tombe sur moi, épuisé, son sexe contre mon ventre, sa bouche sur la mienne…
Nos lèvres copulent, je le prends dans mes bras, je le serre contre moi, il masse mes seins…
Je jouis comme une reine !
Cela ne pouvait pas en être autrement…
Lionel est un passionné, il m’a prise et je n’ai pensé à rien d’autre que de crier mon plaisir !
Pas un seul geste sexuel autre que ma pénétration…
Pas une seule caresse, juste une « préparation », un léchage de chatte envahissant, perturbant, au point de nous unir dans un coït éperdu…
Tendresse, silence, quelques gestes commencent…
C’est là, maintenant, que je découvre ce qui m’a envoyée sur mon nuage…
Mes lèvres glissent sur son dard, salivent sa hampe humide de mes sécrétions vaginales, et je repars dans un balancement éternel, celui d’un soixante-neuf bien amené…
Un échange mutuel, jusqu’à réparer nos erreurs de scénario, reprendre par les préliminaires pour parvenir à une seconde étape…
Empalée en levrette, mes cris ne sont plus masqués, ma vulve s’agrandit, ses doigts vont partout, se frayent des passages interdits…
La nuit va être longue, pavée de sentiers interdits, un univers rajeuni, revivre des sensations disparues, que je pensais enfouies à jamais…
Une sodomie acceptée, presque provoquée, je me comporte comme une bourgeoise, redécouvrant les tourments de mes amours libertins…
Oui, il me fait gémir, me sodomisant sans complexe, m’invitant à me libérer encore, à flirter avec l’indécence…
Offerte, libérée, obéissante, puis vénale, triviale et obscène, je prends le dessus pour le conduire à sa perte…
Je n’ai plus de limite, je le vide sans arrière-pensée, juste me gaver de son sperme, comme névrosée…
Luisante de semence, griffée, rougie, mes seins triturés, agressés, torturés…
Une nuit d’ivresse, que je pensais inimaginable !...
FIN Première partie
Marika842010 janvier 2026
2ヶ月前