Catherine et les sortilèges - 7
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Episode 6 : https://fr.xhamster.com/stories/catherine-et-les-sortil-ges-6-9673526
Vers dix heures du matin, Aïda décida d’aller prendre un café. La vaste salle de pause était décorée sur un mur d’un panneau, une forêt de Norvège dont le feuillage, sans doute d’un vert éclatant quelques années auparavant avait viré au bleu délavé. La Direction prenait soin de ses employés : deux distributeurs de boissons trônaient près de la baie vitrée, des tables basses et un large canapé permettaient de se détendre entre deux réunions. Enfoncée dans ledit canapé, immobile, se tenait son amie Catherine. Aïda se rendit compte de suite que quelque chose n’allait pas. La jeune femme fixait sa tasse, l’air absent. Elle était maquillée de manière outrancière ; derrière ses lunettes le mascara s’étalait largement autour des yeux rougis par les larmes. Elle habituellement si soucieuse de son image, sa tenue évoquait des lendemains de fêtes agitées.
Aïda récupéra un cappuccino au distributeur et prit place à côté de Catherine sur le canapé. Celle-ci ne parut même pas se rendre compte de sa présence. Aïda finit par se racler la gorge pour attirer son attention. Catherine se tourna vers elle et la salua d’une voix éteinte.
- Tu n’as pas l’air d’aller bien, dit Aïda. C’est Grégoire ? Il t’embête encore ?
- Non, répondit Catherine, ce n’est pas lui.
- On se connait depuis longtemps, si tu as besoin de parler…
Catherine soupira et dans un sanglot, déversa un flot de paroles incohérentes. Elle était possédée par un démon qui la forçait à faire des choses dégoûtantes et obscènes, un curé avait commis sur elle des actes qu’elle n’osait même pas évoquer et elle en était réduite à se prostituer dans un bordel. Aïda, à force de patience, de questions et de paroles de réconfort réussit à démêler un peu le réel et la divagation.
- Je crois en certaines forces qui nous sont supérieures, dit-elle à Catherine, mais je ne suis pas une ignorante superstitieuse. Je ne pense pas que le Sheitan soit une créature, c’est une forme d’énergie, une pulsion, qui se nourrit du mal que l’on peut faire aux autres ou à nous-même. C’est le vice : l’alcool, la ******, les perversions sexuelles.
Catherine se calma un peu. Cela lui faisait du bien d’en parler. Elle avait pensé au départ tout raconter à Grégoire mais elle avait peur qu’il la prenne pour une folle et qu’il la quitte.
- Je connais un homme, dit Aïda. Un sage, expert dans les questions spirituelles. Il n’est pas de ma confession, ni de la tienne, mais il connait bien les puissances obscures et sait les combattre par tous les moyens. Des personnes ont témoigné, il a chassé le mauvais œil, les a libérés des esprits qui les poursuivaient. Il n’a rien d’un charlatan, d’un marabout, c’est un savant, une sorte de psychologue peu orthodoxe. Veux-tu que je te donne ses coordonnées ?
Catherine accepta, après tout qu’avait-elle à perdre ?
De retour à son bureau, Catherine retomba dans ses rêveries. Elle n’avait pas osé parler à Aïda de sa soirée de la veille. La visite chez le curé remontait à une semaine. Plusieurs nuits s’étaient paisiblement écoulées mais le jeudi suivant, Catherine avait ressenti une envie de baiser incoercible. Plus la journée avançait, plus son état empirait. Lors de courtes phases de lucidité qui entrecoupaient son délire, elle se disait que, sous l’effet de la statuette démoniaque, la personnalité de l’autre, la prostituée, la catin d’un autre siècle, prenait le dessus. Pour ajouter à son désarroi, Grégoire avait prévu un poker entre potes et il ne serait sans doute pas disponible avant cinq heures du matin, trop fatigué pour faire quoi que ce soit. Elle essaya bien de se masturber mais les caresses lui semblèrent sans saveur ni piquant, comme une bière sans alcool. Elle décida de tenter sa chance en club. Sa dernière sortie en boîte de nuit remontait à plusieurs années et elle se dit qu’après tout, elle aurait l’occasion de se changer les idées. Elle choisit un ensemble rouge à dentelles et lacets pour l’occasion. Le soutien-gorge pigeonnant mettait bien en valeur son ample poitrine. La culotte était quasiment transparente, à l’exception d’une fine bande cachant le sexe. Le morceau de tissus se faisait encore plus discret par derrière, séparant simplement les lobes et ne masquant rien de ses fesses rebondies. Elle accrocha des bas couleurs chair à jarretières cramoisies à un porte-jarretelles, dans le même ton, pour compléter l’ensemble. Pour couvrir le tout, elle opta pour une robe légère et un gilet noir.
Elle attendit dix heures du soir avant de prendre la direction du Club Vortex, rue de la Roquette. Le videur, un grand noir, lui sourit à l’entrée. A cette heure un soir de semaine, la boîte était peu fréquentée. Catherine se souvenait tout de même que, des années auparavant, des étudiants noctambules investissaient souvent les lieux en bande. Ce soir-là, effectivement, la moyenne d’âge n’excédait pas une vingtaine d’année. En comparaison, elle paraissait bien plus mature et ce constat lui donna un supplément de confiance, une âme de prédatrice. Elle alla chercher au bar le verre de champagne offert avec le billet d’entrée. Du comptoir, elle examina la salle, en grande partie plongée dans la pénombre. Le bleu et le rouge dominaient l’éclairage, balafré parfois d’éclairs blancs ou jaunes au rythme de la musique. De petits groupes, filles et garçons réunis, étaient assis dans des sofas et buvaient en discutant. Sur la piste, les clients dansaient sur la techno furieuse. Catherine finit son verre et se lança. Elle n’était pas si rouillée, finalement, et bouger lui faisait du bien. Une vapeur chaude et douce emplissait la salle, mélange d’odeurs a****les et de fumigènes. Les spots crachaient de vifs éclats lumineux, constellant d’étoiles les corps contorsionnés. Au bout de plusieurs minutes, elle remarqua un garçon qui la regardait avec insistance. Quand leurs yeux se croisèrent, il continua de la fixer sans détourner la tête. Il ne devait pas avoir plus de dix-*******s, très brun, les cheveux bouclés. Il portait une chemise blanche, ouverte sur une poitrine musclée. Sans la quitter du regard, tout en dansant, il se rapprocha d’elle. Ils bougeaient, face à face, séparés d’un mètre. Le garçon se présenta. Il s’appelait Enzo. Il était avec deux potes et invita Catherine à se joindre à eux. La table était loin de la piste. Enzo lui demanda ce qu’elle voulait boire. « Une coupe de champagne » répondit-elle. Les deux autres se prénommaient Thomas et Dorian. Ils n’avaient pas l’air aussi à l’aise qu’Enzo.
Catherine ne se souvenait pas du sujet de conversation. Elle avait fini de boire son verre et leur avait tranquillement annoncé qu’elle allait se rendre dans les toilettes des hommes et qu’elle laisserait la porte ouverte. Une fois sur place, elle n’attendit pas longtemps. C’est Enzo, bien sûr, qui la rejoignit dans la cabine et referma la porte. Ils échangèrent un baiser chaud et humide. Leurs langues s’agitaient comme des carpes hors de l’eau. Un intense brasier se propagea dans le ventre de Catherine. Il lui caressa la poitrine, toucha ses fesses, son ventre, son sexe. Sous sa peau, ses nerfs crépitèrent. Ce fût comme une explosion, plus violente encore, décuplant son envie de baiser. Un gouffre s’ouvrit entre ses jambes, un volcan en fusion. Il la retourna contre le mur, enfila une capote sur sa verge tendue. Elle sentit sa robe se soulever. Il ne prit pas la peine de retirer la culotte, se contentant de pousser le tissu de côté avant de la pénétrer d’un coup. Catherine gémit. La queue d’Enzo soutenait la comparaison avec celle de Grégoire. Aussi large, au moins. Elle craignit qu’il explose tout de suite mais il la baisa suffisamment longtemps pour qu’elle jouisse deux fois. Il fit un nœud avec la capote et la jeta dans la poubelle des toilettes.
Quand ils revinrent à la table, les deux autres garçons étaient encore là. Thomas arborait une moue boudeuse, visiblement frustré de ne pas avoir saisi sa chance. Enzo raconta par la suite à Catherine que sur le moment ils avaient cru avoir affaire à une professionnelle, d’où leur hésitation. Une affaire pareille semblait trop belle pour être vraie. « Bon les gars, on s’casse ? » dit Enzo. Il ajouta, se tournant, vers Catherine : « tu viens ? On finit la soirée chez moi ».
Catherine s’en doutait un peu, en tenant compte de sa tenue et de ses manières, Enzo avait des parents riches. Suffisamment riches pour lui payer une Audi A3. Voyant que la jeune femme ouvrait une des portes arrière, il lui dit : « tu ne veux pas plutôt t’asseoir à côté du chauffeur ? » Elle lui répondit : « non, Thomas a l’air triste. Je crois qu’il a besoin d’être consolé », tout en accompagnant ces paroles d’un clin d’œil entendu. Dorian prit donc place à l’avant côté passager pendant que Catherine et Thomas se glissaient sur la banquette arrière. A peine le véhicule avait-il démarré que Catherine entreprit de flatter l’entrejambe du jeune homme qui se figea comme un pantin de bois. Elle se pencha et ouvrit la braguette du pantalon de Thomas. Le résultat n’avait rien d’impressionnant. Une verge de taille moyenne, à demi-molle. « Laisse-toi aller, dit Catherine, je prends la situation en main ». Tout en tirant la langue, elle jeta un bref regard dans le rétroviseur du milieu. Enzo se concentrait sur la conduite mais Dorian observait la scène avec attention. Elle lécha la verge en partant de la base, près des couilles, pour remonter au gland qu’elle suçota tout en se contorsionnant. Son clitoris la démangeait, l’envie de se branler la taraudait. Elle préféra attendre un peu, le délai exacerbant l’appétit. Elle n’eût aucun mal à engloutir la queue de Thomas en entier. Il lâcha une exclamation : « oh putain ! C’est trop bon ! » avant de se murer dans le silence, le visage cramoisi. Les deux autres ricanèrent. Le talent de Catherine ne tarda guère à faire effet. Elle sentit la verge du jeune homme gonfler et se tendre sous l’action de sa langue. D’une main, elle lui caressait les couilles et de l’autre le branlait quand il lui fallait reprendre son souffle. Thomas, ne sachant pas trop quoi faire, se contenta de respirer bruyamment. Ce qui devait arriver ne manqua pas de se produire et Catherine recueillit d’abondantes giclées de sperme au fond de la gorge, qu’elle avala sans hésiter. Thomas balbutia des excuses. Catherine s’essuya les lèvres avec un mouchoir avant de lui répondre qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’elle savait parfaitement à quoi s’attendre.
Même si la fellation s’était avérée de courte durée, ils venaient tout de même de parvenir devant l’immeuble où résidait Enzo. C’était une impressionnante bâtisse haussmannienne sise dans le VIIIe arrondissement. Ils prirent l’ascenseur en silence. A cause de l’exiguïté de la cabine, ils se tinrent tous collés les uns aux autres. Enzo, par derrière, saisie la poitrine de Catherine à pleines mains. Dorian glissa les doigts sous la robe, entre les cuisses. Seul Thomas osa l’embrasser. Elle avait encore le goût de son foutre sur la langue. La tension sexuelle venait de monter d’un cran.
« Ne vous en faites pas, dit Enzo, mes parents passent la semaine à Deauville. » L’entrée de l’appartement donnait sur une vaste pièce principale sur la gauche avant de déboucher à droite sur un grand couloir qui formait un coude. Ils entrèrent dans la salle de séjour. Au-dessus d’une cheminée une gerbe de tulipe fusait d’un vase. Comme sur l’onde d’un bassin clair, elle se reflétait dans un vaste miroir au cadre de pin massif noir, orné de volutes à chaque angle et d’une frise flamande à son sommet. En face trônait un canapé XIXème. Enzo les avertit de ne pas s’asseoir trop près des bords sous peine de chute, les accoudoirs à bascule faisant, selon lui, du meuble un véritable piège. L’architecture des lieux, la décoration très classique pour ne pas dire désuète, réveillaient en Catherine ses souvenirs de bordel. Au reste, ne se livrait-elle pas ce soir à de parfaits inconnus ? Tout en prenant place sur le canapé, elle chercha en fixant son attention sur une sculpture rouge représentant un bull terrier à se raccrocher à un élément plus moderne, comme une ancre au milieu de la tempête.
Le reste de la soirée s’estompait dans un flou relatif. Catherine buvait, beaucoup plus que d’habitude. La tête lui tournait et son envie de baise n’avait pas diminuée. Enzo leur servit de l’alcool, des shots de tequila, qu’il fallait boire d’un coup.
Dorian se décida le premier à briser le statu quo. « A mon tour » dit-il en saisissant la main de Catherine. Elle l’accompagna dans le couloir, jusqu’à une chambre. Il baissa son pantalon, révélant une verge dressée plus longue que celle de Thomas mais plus modeste que celle d’Enzo. Un entre-deux qui suffirait largement à la combler. Une fois sa robe et sa culotte expulsées dans un coin de la pièce, elle se mit à genoux sur le lit, les mains tendues vers les hanches du jeune homme. Il la repoussa et elle se retrouva couchée, les jambes écartées. Oui, elle voulait sentir en elle ce mâle en rut, qu’il la baise bien à fond. Il ne se fit pas prier. Sa queue glissa sans heurt dans la nasse humide qu’il entreprit de baratter avec vigueur. Dorian ne voulait pas l’embrasser, la caresser, il voulait juste s’accoupler et Catherine n’y trouvait rien à redire.
Quand il eût fini, il sortit presque aussitôt. Elle resta un moment immobile. La tête lui tournait. Elle ne savait plus où elle était, ce qu’elle faisait.
Les garçons défilèrent un par un dans la chambre, l’utilisant tour à tour. Catherine cessa bientôt de compter les orgasmes.
Thomas s’avéra particulièrement doué dans la pratique du cunnilingus. Il possédait un jeu de langue habile et la volonté de bien faire.
Dorian la baisait à nouveau quand Enzo décida d’épicer un peu le jeu. Il aida Catherine à se redresser sur le lit, calant son dos avec un oreiller avant de lui présenter sa queue luisante. Elle ouvrit la bouche et le suça. Pour la première fois, deux sexes, deux véritables sexes d’homme, remplissaient son palais et son vagin en même temps. Jamais Catherine n’avait imaginé aller aussi loin, se perdre à ce point dans la luxure. Dorian se retira. Elle les branla tour à tour puis ils alternèrent les positions, Enzo la prenant en levrette pendant qu’elle suçait Dorian. Ils finirent par éjaculer sur ses seins.
A six heures du matin, Catherine se réveilla brusquement. Elle avait mal à la tête, un goût affreux dans la bouche. Enzo dormait paisiblement à ses côtés. Elle se leva précautionneusement. Des capotes usagées jonchaient le sol de la chambre. Dans la salle de séjour, les deux autres garçons reposaient immobiles, l’un sur le canapé, l’autre sur un matelas posé par terre. Elle rassembla ses affaires et prit la fuite, sans faire de bruit. Elle n'allait pas arriver au bureau si tôt, ni passer chez elle, aussi resta-t-elle un moment dans un café, à grignoter une moitié de pain au chocolat.
Catherine se rendit aux toilettes. Elle aspergea son visage pour se rafraîchir. Il y avait un numéro de mobile, écrit au feutre sur son poignet gauche. Gueule de bois oblige, elle était incapable de se souvenir à qui il appartenait.
6年前