Le juge

Il appréciait cet endroit clos ; il y venait pour sortir du monde, du train-train ordinaire, des ennuis qui poursuivent les hommes mûrs ; il ne savait pas si la thérapie qu'il suivait (si l'on pouvait désigner cela thérapie) réparait quelque chose en lui, mais à chaque sortie d'ici il se sentait neuf. La lumière éclairant le lieu était aussi neutre que la dame qui l'écoutait ; d'elle émanait une voix doucereuse et rare qui contrastait pleinement avec celles qu'il avait l'habitude d'entendre au tribunal. L'attitude de la dame ! C'était l'élément déterminant : elle ne le contredisait pas, elle ne le jugeait pas, elle restait en retrait et écoutait, elle ne faisait qu'écouter, cela comptait pour lui. De temps en temps elle prenait la parole pour accompagner son monologue de sorte qu'il avait la délicate sensation de converser avec son double.
« ...Ils me demandent d’être LE JUGE. Ils me demandent de juger. C'est le rôle de Dieu, ce n'est pas le rôle des hommes, encore moins d'un seul... Je ne me plains pas, je sais la chance que j'ai d'exercer mon métier. Je crois que je suis un bon juge ; oui, je suis un bon juge : je suis clément avec ceux qui le méritent et sévère avec ceux qui le méritent. J'ai eu beaucoup de chance dans ma vie, j'ai eu trois magnifiques enfants, les élever n'a pas été difficile, je crois qu'ils diraient tous que j'ai été un bon père, ça n'a plus trop d'importance, ils sont tous adultes maintenant, on se voit peu...» 
Son regard fixa le plafond, il parcourut quelques carrés blancs qui le constituaient, il glissa sur l’étroit mur parent de la porte, il revint sur les carrés blancs du plafond, une obsession irrésistible l'obligeait à les compter, un, deux, trois, mais une lassitude courte mais violente chassa les carrés numériques de son cerveau.                                                       
« ...Je me suis marié trois fois. J'ai divorcé trois fois. Je crois que cette fois c'est la bonne ! Avec Angelina, on s'aime vraiment. Nous avons beaucoup de choses en commun. Elle est chrétienne comme moi, ça compte beaucoup, c'est important. Je veux dire... j'ai grandi dans une famille chrétienne très religieuse. Gamin j'allais à l'église tous les dimanches avec mes parents et mes frères. Avant chaque repas, on priait en famille. Lorsque je suis devenu adulte, j'ai mis Dieu de côté. Depuis que j'ai rencontré Angelina, je me suis remis à aller à l’église. Ça m'a pris comme ça, une envie soudaine, peut-être parce qu'elle est à fond dans la religion, elle a contaminé quelque chose en moi qui n'attendait que cela. Je crois que c'est le désir de revivre mon ******* parce que la religion a tenu une place prépondérance dans mon *******. Angelina a toutes les qualités du monde. Le seul problème, c'est qu'elle est coincée. Ça des avantages et des inconvénients... »
L'homme se tua. On aurait dit qu'il réfléchissait ou qu'il attendait à ce que son interlocutrice prît la parole.
-Vous avez parlé des inconvénients. Pouvez-vous en dire plus ? Si vous le souhaitez.
-Ce sont des inconvénients supportables, qui se situent au niveau sexuel. Je ne peux pas me lâcher avec elle.
-Que, sous-entendez-vous par, « je ne peux pas me lâcher avec elle ? »
-Je ne peux pas... Je ne peux pas faire certaines choses avec elle...
-Pouvez-vous être plus précis ?
-Je ne peux pas lui demander de m'enculer !
Un long silence plana. Il se demandait quand la spécialiste parlerait, mais elle demeurait muette. Lui aimait bien ce silence. Son regard se perdait sur le plafond blanc en dessous duquel il se trouvait étendu sur un divan confortable. Il pouvait entendre battre son cœur. Oui, une oreille, c'était elle qui le poussait chaque fois à revenir dans le bureau de sa psychanalyste, une oreille.
-Pourquoi aimez-vous vous faire prendre par une femme ?
-Le plaisir ! Je vais vous dire, pour ma part, j'aime la sensation d'humiliation que ça me procure lorsque ma Maîtresse m'encule avec son gode ! J'en retire un grand plaisir cérébral et physique à chaque fois. Selon l’humeur de ma Maîtresse, mon plaisir fluctue. Il fluctue beaucoup plus quand elle est brutale avec son gode alors qu'elle m'encule ! J'aimerais bien que ma femme m'encule mais...
-Mais ? Pourquoi ça bloque ?
-Mais, pourquoi ça bloque ?
-Je crois que j'ai peur de la perdre. J'ai peur qu'elle me pense fou et qu'elle mette fin à notre relation.
-Et si un jour elle le découvrait ?
-Si elle découvrait quoi...
-Si elle découvrait que vous entretenez une relation avec une autre femme qui vous donne le plaisir que vous pensez qu'elle n’accepterait pas de vous donner ? 
-Je crois que je nous divorcerions ! C'est tout.
-Ne croyez-vous pas qu'il est préférable de lui en parler ?
-Vous avez sans doute raison. Il vaut mieux que je lui en parle. Je ne veux pas qu'elle le découvre d'une manière préjudiciable à notre couple. C'est décidé, ce soir quand on sera sur notre lit, je vais lui en parler !
Il croisa un instant les doigts en signe de détermination et d'espérance. Certes, sa femme était une chrétienne pratiquante assez à cheval sur les principes religieux, mais elle restait une femme aussi faite de chairs, de désirs, de compréhensions. Il fallait qu'il lui dise tout ! Il n'avait pas le choix. Alors qu'il se trouvait toujours allongé sur le divan de la psychanalyse, il voyait la scène dans sa tête comme il imaginait qu'elle se déroulerait : il entrait dans la chambre avec sa femme, il lui tendait un cadeau emballé précieusement, elle déballait le cadeau puis découvrait un godemichet éternellement en érection, elle lui souriait en saisissant l'objet sexuel, soudain il lui disait, il lui disait tout, il lui disait clairement, il lui disait cash : je veux que tu me sodomises avec, ce gode ! Elle s'étonnait, s'étonnait encore, s'étonnait toujours, il la suppliait en pleurant, ils pleuraient ensemble, il la consolait, elle le consolait, ils s'entre-consolaient, elle essuyait ses larmes, elle lui disait : « tu veux que je t'encule ? Je vais t'enculer ! » Elle enfilait le gode-culotte. Il s'allongeait de ventre au matelas. Elle montait sur son dos. Elle le sodomisait énergiquement. Il éjaculait une fontaine.



La sonnerie du réveil tira Cynthia Kalina du sommeil. Elle s’extirpa du lit la mine défaite puis d'une pression du doigt, elle arrêta le bruit entêtant. Cinq heures du matin, il faisait encore nuit, la chambre comme le reste de l'appartement grouillait de pénombre, la fraîcheur matinale coulait entre les murs. La salle de bains de Cynthia Kalina possédait juste ce qu'il fallait d'espace pour une baignoire, pour un évier, pour une chaudière au mur, et pour deux personnes maximum. Cynthia Kalina se dévêtit. Elle s'introduisit au centre de la baignoire. Elle laissa couler l'eau chaude sur la surface blanche pour réduire la sensation que l'on reçoit quand on s’assoit à l'intérieur d'une baignoire fraîche. Elle dirigea les jets d'eau droits sur ses courts cheveux blonds peroxydés qui s'imprégnèrent d'eau tiède aussitôt, l'eau masqua son visage quadragénaire, glissa sur son cou, chuta le long de son buste aux seins moyennement volumineux, atterrit puis flaqua un instant au creux de son intimité avant de s'écouler le long de la fente vaginale et de fuir vers l'orifice de la baignoire qui pouvait boire toute l'eau de la Terre. 
Un hiver ukrainien avait enfanté Cynthia Kalina ; cela faisait *******s qu'elle vivait aux États-Unis ; elle travaillait dans un fast-food, selon les besoins de l'instant ou du jour, elle occupait le poste de serveuse, de caissière, de cuisinière ; hors de ses heures de travail, elle écrivait des bouquins d'un romantisme pathos qu'elle vendait sur Internet à des filles prépubères et, depuis les six derniers mois la part des femmes trentenaires célibataires avait fortement augmenté en son lectorat ; elle ne savait pas pourquoi, cela devait avoir un rapport avec la mise à jour de l'algorithme qui gérait les ventes des livres électroniques d’Amazone, le site internet sur lequel elle vendait ses e-books fleurs bleues, ou cela signifiait que quelque chose de décisif était arrivé aux femmes de cette catégorie d'âge pour qu'elles se mettent toutes d'un coup à boire ses e-books vites écrits.
Cynthia Kalina reboucha avec le bouchon adéquat le trou de la baignoire. L'eau s'accumulait. L'eau se soulevait. Lorsque le liquide atteignit son ventre, Cynthia Kalina versa la solution moussante dans l'eau. Elle remua la main. L'eau moussa. Toute détendue, elle s'allongea puis demeura immobile. Elle avait l'impression de flotter, la sensation de sentir tous les cordages de ses muscles l'un après l'autre fondre. Elle ferma les yeux. Elle ouvrit l'oreille. Elle dégustait les d’éclats de bulles.
Cynthia Kalina avait grandi chez une famille communiste de Kiev. À l'intérieur de la maison familiale, celle de son père et de sa mère, sur l'un des murs principaux du salon, d'aussi loin qu'elle pouvait se souvenir, avait toujours trôné un portrait de Trotski, lunettes aux yeux, sourire masqué par une abondante moustache, regard hypnotique, qui l’accueillait chaque fois qu'elle revenait d'école ou de vadrouille. 
Cynthia Kalina ôta le bouchon qui bouchait la baignoire aussitôt l'ouverture aspira l'eau savonneuse. Le niveau des flots s’abaissa. Elle porta le tuyau d'arrosage sur son corps nu et glissant. Les jets d'eau rectilignes diluèrent la mousse qui savonnait sa peau. Elle dirigea les fins jets d'eau tièdes au niveau de son entrecuisse. Elle aimait les sensations que les jets d'eau provoquaient contre son clitoris ; ces sensations lui rappelaient les lèvres chaudes de son amant un homme en couple avec qui elle entretenait des rapports sexuels au cours desquels l'homme se montrait particulièrement enthousiaste et habile aux cunnilingus. L'eau démoussa le vagin puis lissa la courte broussaille noire qui recouvrait le pubis de Cynthia Kalina. Elle possédait une vulve si dense que même debout jambes closes une partie de sa vulve restait visible ; c'était une particularité qui l'avait beaucoup inhibée durant son *********te en Ukraine jusqu'au jour où elle avait eu sa première relation sexuelle à quatorze ans avec le fils du voisin lui aussi *********t et l'excitation qu'avait démontrée le jeune homme en la pénétrant lui avait passé cette honte.
Cynthia Kalina porta un string orange aussi intense que le maillot des Pays-Bas, un jean bleu style legging qui moula son derrière rond et ses jambes longues. Elle se chaussa de converses basses, se couvrit d'un haut débardeur noir. Elle se maquilla légèrement puis elle ajusta une nouvelle fois ses cheveux blondis courts ensuite, elle sortit.
Alors qu'elle se dirigeait vers sa voiture son téléphone intelligent vibra. Elle venait de recevoir un SMS de son amant. Il lui proposait leurs retrouvailles aimantes vers dix-neuf heures. Elle répondit qu'elle serait libre aux alentours de dix-neuf heures trente, qu'ils pourraient sûrement se voir à vingt heures. Cynthia Kalina rangea son smartphone dans sa sacoche. Elle repensa à leurs précédentes rencontres. Cela boosta ses phéromones.



L'après-midi répandait son auréole d'or au-dessus de Miami. Depuis une demi-heure le couple Grant assistait au culte dans l'église que les fidèles désignaient par holy house ; c'était une Église protestante de style baptiste, ses membres pour la plupart de la classe moyenne étaient cosmopolites, mélange hétéroclite d'âges et de caractères ; ils se rencontraient trois fois par semaine : le mardi et le jeudi de dix-neuf heures à vingt-et-une heures, le dimanche de neuf à douze heures ; les choses se déroulaient ainsi : les membres de congrégation Holy House qui s'entre-désignaient par les interjections frère et soeur avant le début de l'office se croisaient puis se saluaient à la porte dignement ensuite entraient en silence dans l’église ; un fidèle, toujours le même, frère Jason, encadrait la première prière collective où tous les fidèles remerciaient Dieu pour le souffle de vie et pour la chance de pouvoir se réunir comme ils le faisaient ; après la prière le frère Jason un quarantenaire afro-américain guidait les louanges à Dieu qui se déroulaient dans une ferveur qui ne rougissait pas devant l'ambiance des boîtes de nuit ; après les cantiques frère Jason accompagnait une prière collective puis cette fois en solitaire il priait pour que les fidèles et lui retinssent des leçons du prêche ensuite frère Jason allait s’asseoir au milieu des autres membres de la congrégation ; le pasteur frère Donovan tout en costard de haute couture montait sur la chaire et pendant environ une heure, il parlait de la Bible en se servant d'elle pour répondre aux problèmes de tous les jours ; à la fin du prêche la congrégation entonnait un cantique très doux et lent puis frère Donovan quinquagénaire au phénotype asiatique deux diamants ornant ses oreilles et une Rolex à la main priait en même temps que les fidèles ; lorsque le culte était achevé les membres de la Holy House se saluaient cette fois avec moins de retenue qu'avant le commencement du culte. Ils causaient, riaient, blaguaient, enfin ils quittaient la Holy House et s'éparpillaient.
La nuit couvrait déjà la ville lorsque la voiture du couple Grant se gara sous le porche du garage de leur villa de coconut groove. Portant une longue jupe noire qui lui arrivait jusqu'aux chevilles et une chemise blanche qui lui recouvrait les poignets, madame Grant n'en finissait plus de siffloter l'air d'un cantique qui ne voulait plus la quitter. Quelques instants plus tard le couple s'installa à table. Alors qu'ils étaient en train de dîner, CNN parlait des présidentielles entre Donald Trump et Hillary Clinton. D'après le média, la virulence et la v******e de la campagne risquaient à tout moment de plonger le pays dans une guerre civile comme en 1861.
Après le repas, ils regardèrent un instant le match de basket-ball qui opposait Miami Heat aux Chicago Bulls, Miami jouait à domicile soutenu par un public bruyant. M. Grant repensa à la résolution qu'il avait prise alors qu'il se trouvait étendu sur le divan de la psychanalyste ; il se sentit tout d'un coup angoissé ! Sa femme se trouvait à l'instant dans leur chambre conjugale ; ils ne baisaient pas régulièrement, elle n'était plus portée sur la chose. Il se décida à prendre le risque. Il éteignit la télévision. 
Lorsqu'il entra dans la chambre, il la trouva en train de lire la Bible. En robe de nuit, elle portait des lunettes pour lecture qui lui donnaient des yeux énormes. Il monta sur le lit. Il resta figé, angoissé, impuissant. Il décida de ne rien faire. Il s’*******t. Dans son sommeil il rêva qu'il se faisait prendre par sa maîtresse. À son réveil, il fut content d'être en érection ; cela faisait longtemps que ça ne lui était plus arrivé ; pour quelques raisons superstitieuses cela semblait lui annoncer une bonne journée. Il ferait tout pour se faire prendre par le gode de sa maîtresse aujourd'hui !



Cynthia Kalina travaillait comme employée polyvalente dans un fast-food sur la 23e Avenue. En règle générale, elle occupait le poste de caissière, mais selon les besoins du commerce, elle suppliait au service, à la lessive, au rangement ou à la réception des marchandises, en occurrence les ingrédients de la malbouffe. Elle préférait le poste de cuisinière, poste qu'elle occupait ce matin-là.

Y avait de cela quelques années maintenant, lorsqu'elle avait débuté, on l'avait intégrée avec Talisha, une trentenaire Afro-américaine en surpoids ; pendant deux heures Talisha lui avait fait visiter le fast-food, elle lui avait briffé sur les principes des postes, elle lui avait présenté l'équipe de gestion, puis l'avait prêtée à un autre formateur qui l'avait formée pendant trois heures. À la fin de sa formation, on l'avait remise à Talisha que l'on avait désigné comme sa parraine ; pendant un mois, elles formèrent un binôme où Cynthia Kalina suivait Talisha partout tout au long de son travail. Une fois qu'elle avait su réaliser une prise de commande, on l'avait fait passer au poste friture pour voir si elle savait cuire les frites, une fois qu'elle avait su cuire des frites, on l'avait astreint au poste de boisson, ensuite au drive, enfin en salle. Sa formation avait été express.
L'heure du rush arriva. La foule gourmande remplit le fast-food. Les hamburgers se vendirent comme des petits pains à cette période de la journée où le fast-food jetait le moins d'hamburgers ; en moyenne, chaque jour, deux poubelles de cinquante litres pleines de nourriture finissaient à la poubelle. Ce gaspillage dérangeait Cynthia Kalina.
À la pause de seize heures, elle s'assit enfin. Ses jambes la tiraillaient de l'avoir soutenue toute la journée. Elle s'était assise en arrière-salle, celle du personnel, elle portait encore son couvre-chef et sa blouse. Cynthia Kalina ouvrit son téléphone intelligent : elle avait reçu un message, y avait de cela deux heures. Dans ce nouveau message Tony son amant disait qu'il avait envie d'elle, qu'il avait envie d’être auprès elle, qu'il avait hâte qu'ils se rencontrassent. 



Aux alentours de vingt heures la voiture de Cynthia Kalina se gara sous le parc à voitures d'un immeuble de Wynwood. Moins d'une dizaine de minutes plus tard elle entrait chez elle un petit appartement à l'intérieur duquel attendait déjà Tony. Il s'était assis au salon comme chez lui. Elle appréciait ce genre de surprise même si elle eut préféré être mieux maquillée. 
Cynthia Kalina.-Déjà là ?!
Tony Grant.-Oui ! C'était pour te surprendre !
Cynthia Kalina.-J'aurais préféré que tu viennes un peu plus tard. Après ma douche par exemple, parce que là je pue la friture.
Tony Grant.-Tant mieux ! Comme ça, je vais te manger !
Il lui dévora la joue en simulant. Leurs lèvres se collèrent. Elle défit l'étreinte. 
Cynthia Kalina.-Faut que j'aille me laver avant !
Tony Grant.-Je peux te tenir compagnie sous la douche ?
Cynthia Kalina.-Non !
Son sourire et elle disparurent vers l'angle. Il resta seul au salon. Il s'assit sur le fauteuil principal marron en cuir. CNN couvrait le débat présidentiel entre Hillary Clinton et Donald Trump qui serait décisif pour le vote final. Il resta là, une bonne vingtaine de minutes, à s'ennuyer devant la télévision, à bander un peu aussi ! Ce n'est pas qu'il trouvât Hillary bonne, mais sous son tailleur sérieux, elle devait être une sacrée cochonne, quant à Trump, en quelques mois il était devenu le fantasme numéro un des religieux radicaux qui rêvaient de l'enculer ou de se faire enculer par lui. Son érection augmentera soudainement lorsque la voix de Cynthia résonnera avec un timbre suave et érotique : « tu peux venir ! ». Tony se lèvera. Cravate défaite, chaussettes grises aux pieds, pantalon noir, chemise blanche, il se dirigera vers la chambre en poussant une bosse devant son froc. Il traversera la porte en rut. 
La chambre de Cynthia ressemblait à celle d'une *********te : en désordre, des habits recouvraient le sol, des papiers pétris contenant des ébauches ou des brouillons narratifs jalonnaient le sol. Tony aimait que cette chambre garde cet aspect, cela rassurait quelque chose en lui. Le drap vert aux imprimés fleuris qui recouvrait le matelas était froissé ; à côté du lit un petit bureau soutenait un ordinateur portable, celui-là même sur lequel Cynthia rédigeait ses romans eaux de rose pour *********tes ; près du bureau s'imposait l’armoire en bois composite dont l'intérieur contenait les vêtements de Cynthia Kalina, de la lingerie très fine, des uniformes de policières, d'infirmières, d'écolières, qu'elle portait selon le désir, un jour, tous achetés en compagnie de Tony au sex-shop.
Soutenue par des escarpins en daim soulignant ses longs membres nus, elle se tenait devant le lit debout jambes ouvertes. Son vagin visible laissait voir sa vulve dense et le petit triangle de son clitoris ; de courts poils noirs ornaient son pubis. Un haut à longue manche très moulant de couleur rose recouvrait son buste et épousait les formes rondes de ses seins ; sous ses courts cheveux blonds peroxydés résidait un visage aux traits justes, aux lèvres rouges, aux yeux embellis et sévères. Elle tenait une courte tapette noire en cuir un peu large possédant en décoratif un ruban rose tressé comme l'arrière d'un corsage. Tony qui regardait l'ensemble fait de noirs, roses, marrons, rouges, nichons, vulves, fondus érotiquement.
« Mets-toi à quatre pattes puis viens me lécher ! ». Il se mit à quatre pattes. Il rampa vers les jambes féminines. Il les atteignit. Il resta à quatre pattes. Il attendait le prochain ordre. Elle gardait le silence. Elle prenait son temps. Le voir réduit ainsi, suspendu à ses paroles, à ses ordres, à ses désirs, picotait l'intérieur de sa vulve. « À genoux ! » Il s'agenouilla. « Regarde-moi dans les yeux ! » Il leva la tête puis la regarda dans les yeux. Ils se fixèrent, se fixèrent, se fixèrent. La tension sexuelle montait entre eux. Le pantalon de Tony était au bord de la rupture. Il savait qu'elle pouvait les faire demeurer dans cette position indéfiniment. Il endurait la douleur aux genoux et la frustration sexuelle aux couilles. Elle posa la tapette noire en cuir sur la tête grisonnante de son  soumis ; elle lui caressa les cheveux avec, elle lui caressa le visage, puis soudain, elle fit claquer son épaule avec la tapette en ordonnant : « lèche-moi ! »
Le soumis colla la bouche contre sa vulve. Ses nerfs sensitifs frissonnèrent sous les caresses de la langue et des lèvres de son soumis toutes avides de ses muqueuses vaginales. Il avait faim d'elle ! Elle pouvait ressentir sa faim. Elle abandonna la tapette au sol. Entre ses mains aux manucures rouges, elle saisit la tête lécheuse. Ses doigts vernis de rouge ébouriffèrent les cheveux grisonnants au rythme du plaisir que la bouche soumise lui procurait. Il accéléra ses caresses ! Elle haleta plus vite. Elle serre sa tête de plus en plus fort. Il emprisonna entre les lèvres, son clitoris pointu. Comme un veau assoiffé tétant la mamelle généreuse d'une vache, il se mit à téter l'aspérité ultrasensible de la femme. Elle se figea debout, tordue d'ivresse. Lorsque sa bouche s'ouvrit, elle libéra un cri de jouissance ! Son vagin gicla son plaisir. Il se releva. La cyprine scintillait sur son menton. 
« Tu m'as bien fait jouir. C'est à mon tour maintenant de rendre la pareille ! » Encore sous l'emprise émotionnelle de son orgasme, elle se leva, se dirigea vers l’armoire, elle ouvrit un tiroir, elle saisit une culotte en cuir sur laquelle bandait un godemichet rose d'une taille virile. Elle enfila le gode-culotte. Elle ramassa le lubrifiant. « Déshabille-toi ! » Tony le juge se débarrassa de son costume respectable. Il se retrouva en tenue d'Adam.  « Mets-toi à quatre pattes sur le lit ! » Tony obéit. Il monta sur le matelas au drap tordu de sa maîtresse puis se tint à quatre pattes. Sa verge bandait énormément. L’impression qu'une main invisible tirait vers le bas son braquemart. 
Cynthia Kalina déversa une dose du lubrifiant sur son gode rose. Elle avait le sentiment de lubrifier son gode avec de la cyprine ou du sperme qui s'était éclairci jusqu'à devenir limpide avec le temps. Elle monta sur le lit, son soumis s'y trouvait à quatre pattes. Elle déversa le lubrifiant le long de la lune du soumis. Elle en mit sur ses deux doigts qu'elle enfonça lentement et progressivement dans l'anus soumis pour le préparer à recevoir son gode. « Soulève ton cul comme une chienne pour mon gode ! ». Le soumis obéit. Il creusa son dos, ce qui fit rejaillir son cul ! « T'as un gros cul pour un homme ! Un beau gros cul de salope ! » Elle gifla la fesse soumise : la peau rougit.
Elle introduisit le godemichet à l'aide d'une main dans le cul soumis. L'homme poussa un grognement entre douleur et plaisir quand le braquemart synthétique rose força l'orifice de ses fesses.
-T'aime ça hein ma salope ?
Elle gifla son dos.
-Oui j'aime ça ! J'aime quand tu m'insulte et m'encule !
Il serra les dents puis souffla.
-Je sais que t'aime ça parce que t'es qu'une salope !
-Oui, je suis ta salope !
Elle saisit le soumis au bassin. Elle lui donna des coups de reins vifs et profonds ! Les bras de la femme prirent appui contre le bassin du pris pendant qu'elle bombardait à coups de godemichet le cul mâle. Alors qu'elle le sodomisait comme un homme l'aurait fait à une femme, les testicules et la verge de l'homme pris balançaient au rythme des coups de reins féminins. Tout en continuant de le sodomiser, elle saisit avec ses ongles rouges les testicules qu'elle se mit à masser, puis la verge qu'elle se mit à masturber. Elle accéléra les coups de reins. Les plaintes plaisantes de l'homme pris se firent de plus en plus présentes. Une grosse boule de plaisir gonfla de sa prostate jusqu’à ses testicules qu’une main féminine et autoritaire pressait tout en masturbant le pénis. Le gode explosa la boule de plaisir dans son cul. Le pénis crachait des orgasmes.

*Extrait de "Domination féminine, l'intégrale" par Hujambo Korodani.
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